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« Rendez-vous en terre inconnue » : les 30 ans du premier match d’une équipe NBA en URSS

Le 25 juillet 1988, il y a 30 ans jour pour jour, reste une date fondamentale dans l’histoire de la NBA puisqu’elle correspond au premier match d’une équipe NBA en URSS, ancêtre de la Russie actuelle.

Au total, les Hawks disputeront trois rencontres en Union soviétique, face à une équipe composée de joueurs locaux, avec un objectif assumé : étendre la popularité de la NBA dans le monde et offrir, par le sport, un moment d’apaisement dans les relations glaciales américano-soviétiques.

Un monde inconnu

La franchise d’Atlanta atterrit en Union soviétique avec une ignorance complète du monde dans lequel elle pénètre.

« J’ai essayé de leur expliquer tranquillement le lieu où nous allions. Ils n’en avaient aucune idée », se souvient Alexander Volkov, futur joueur des Hawks et joueur de l’équipe soviétique, dans les colonnes de Sports Illustrated.

Surtout quand le pays visité est au centre des problématiques mondiales depuis plusieurs décennies et demeure l’ennemi numéro un des États-Unis.

« On allait dans l’inconnu », se souvient Mike Fratello, coach des Hawks. « Et les informations arrivent selon ce que l’on lit, qui nous parle, qui on désire croire. On ne connaissait pas les relations entre les Etats-Unis et l’Union soviétique. Étions-nous en bons ou mauvais termes ? Où était la vérité ? Donc oui, il y avait des inquiétudes. »

L’accueil fut compliqué pour les Américains, moins pour les Soviétiques plus habitués : pas d’air conditionné alors que les températures étaient considérables, douches glacées, invasion de moustiques…

« Je regarde cela avec affection désormais, mais à l’époque, ce qu’on a fait pendant deux semaines, c’est manger des concombres, des tomates et boire de la vodka chaude », raconte Steve Holman, la voix de la radio qui commentait les matches Hawks.

100 dollars pour une barre de chocolat

Les Américains sont déboussolés. Le journaliste de Sports Illustrated, Jack McCallum, a eu la bonne idée d’acheter des confiseries et du beurre de cacahuètes que les joueurs s’arrachent. Encore plus fou, on apprend dans un article de 2013 que Jon Koncak, qui venait tout juste de signer un nouveau contrat, aurait même proposé à McCallum une centaine de dollars pour un simple Snickers !

« Antoine Carr avait une valise remplie de nourriture. Il a fermé sa porte de chambre et personne ne pouvait entrer. De plus, impossible d’utiliser les glaçons à cause des impuretés dans l’eau. Tout ce que l’on buvait était chaud. Enfin, il y avait des morceaux dans le lait », détaille Steve Holman au site de la NBA.

Pourtant, les Hawks n’étaient pas la franchise la moins informée sur le monde européen. Depuis les années 1970, plusieurs joueurs étrangers avaient signé à Atlanta, sans pour autant finalement en porter le maillot. On pouvait lister un Mexicain, un Italien, un Ukrainien, un Lituanien, et même l’illustre Arvydas Sabonis, drafté en 1985, mais qui ne jouera jamais pour les Hawks.

Les Soviétiques découvrent les joueurs NBA

Si les Hawks ont quelques informations sur les joueurs internationaux, le monde soviétique, lui, est hermétique à la NBA. Les matches ne sont pas diffusés dans le pays, et certains joueurs soviétiques doivent passer par des amis pour obtenir des cassettes. Puis arrive le premier match, une plongée dans la réalité.

« C’était comme regarder un film puis soudain l’acteur devant soi », explique Sergei Tarakanov, joueur du CSKA Moscou à l’époque.

Rapidement, des relations s’affirment. Les Américains veulent découvrir les boites de nuit russes mais un agent du KGB, les services de renseignement de l’URSS, intervient et demande à un des joueurs soviétiques de ne pas y emmener les Américains.

Dans les tribunes : la mère de Zaza Pachulia… le jeune Zydrunas Ilgauskas

Sur le plan sportif, le premier match, disputé à Tbilissi, est remporté par les Hawks 85-84 devant 10 000 personnes, dont la mère de Zaza Pachulia, futur champion NBA. La victoire est courte, mais Atlanta était privé de son meilleur joueur, Dominique Wilkins, qui a manqué son vol à Moscou.

« J’ai passé 12 heures sans voir quelqu’un qui me connaisse à l’aéroport », raconte l’ailier superstar des Hawks. « Donc je suis resté assis 12 heures, mais j’étais bien. »

Le match suivant, Wilkins est en tenue, devant un jeune Zydrunas Ilgauskas installé parmi les spectateurs, et les Hawks s’imposent encore une fois 110-105, en prolongation. Certes Wilkins était fatigué et ses coéquipiers également, mais le faible écart n’est pas dénué de sens. Les Soviétiques prouvaient déjà que leur basket organisé, physique, talentueux, pouvait gêner les Américains. Ce qui se confirmera dans le dernier match, avec une victoire 132-123.

Bien évidemment, comme pour chaque venue des Américains dans un pays étranger durant ces années-là, ces deux semaines seront fondamentales dans l’histoire du basket mondial. Les Soviétiques ont touché du doigt les stars américaines, les joueurs professionnels, et le rêve a pris réellement forme. Selon la formule consacrée, des portes ont été ouvertes.

Concernant leur talent, déjà connu puisqu’ils avaient remporté la médaille d’or des Jeux olympiques en 1972 (dans des conditions historiques), il sera pleinement confirmé quelques semaines après : l’URSS remportera les Jeux de Séoul en septembre 1988 en battant notamment les États-Unis en demi-finale. Ce qui poussera la ligue à réagir en 1992 avec une équipe de rêve : la Dream Team…

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