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Latrell Sprewell, grandeur et décadence

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Il fut le chouchou du Madison Square Garden, le cauchemar de PJ Carlesimo, et la pièce manquante pour faire des T’Wolves les champions NBA.

Latrell Sprewell fut tout cela, un joueur fantasque, connu pour de nombreux fait divers mais aussi un joueur capable de dynamiter n’importe quelle défense.

Retour sur le parcours d’un joueur capable du  meilleur comme du pire.

Latrell Fontaine Sprewell voit le jour le 8 septembre 1970 à Milwaukee, il est le second enfant de la famille, et vit une enfance difficile, son père (décédé en mars 2009 d’un accident de voiture) violente souvent sa mère, et le couple se sépare alors que Latrell a 6 ans.

A 7 ans, il déménage avec ses grands parents dans le Michigan, avant de retourner avec son père, petit dealer de marijuana, condamné à 2 ans de prison pour port d’armes illégal.

Latrell, pendant son année senior d’High School, se voit proposé d’insérer l’équipe de basket et il devient vite une star avec ses 28 pts par match. Il mène Washington à un bilan de 24-2 et reçois le Jack Takerian Award, qui récompense le senior le plus fair play avec ses coéquipiers et les arbitres.

Seulement malgré ses très bonne statistiques, Spree’ ne reçoit aucune offre d’université. Il va donc à la fac des Three Rivers. Malgré une brève suspension pendant sa 1ere saison, suite à un vol dans un magasin, il compile 26.6 pts et 9.2 rebonds la seconde et mène son équipe au final four.

Il est ensuite transféré à Alabama, il va vite devenir un bon joueur défensif, en plus de ses 17.8 pts/match, il est alors drafté en 1992 par les Warriors en 24ème position.

Les Warriors sont à cette époque touchés par les blessures, Sprewell se voit donc propulsé dans le 5 majeur. Pendant 69 matchs, il marque 15.5 pts avec presque 4 passes de moyenne. Il est logiquement élu dans le deuxième cinq rookie.

Sa deuxième saison fait de lui une star, un All-Star même. Surtout il gagne sa place dans la All-NBA first team, grâce a des moyennes de 21 pts, 4.7 passes et 2.2 interceptions par match.

Seulement cette saison est aussi le début des ennuis extra-sportifs de Sprewell : en cours de saison il se bat avec Byron Houston; en octobre 1994 sa fille de 4 ans se fait mordre à l’oreille par un des ses pitbulls, il avouera d’ailleurs ne pas être traumatisé par cela, « ce sont des choses qui arrivent » déclara t-il ; l’année suivante il est arrêté pour conduite sans permis et excès de vitesse, l’agent qui procédera à son arrestation est insultée de faite de ses origines asiatiques ; il se battra aussi avec Jerome Kersey en 1995.

En 1996-1997, il score 19 pts au All-Star Game, meilleur perf » pour la conférence Ouest. Il réussit son 1er triple double (31 pts 11pass 11rebs) et termine la saison à 24.2 pts/match, sa meilleure performance en carrière.

Mais le 1er décembre 1997, après 14 matchs, Sprewell commet l’irréparable.

Pendant l’entrainement, son coach PJ Carlesimo lui demande de mieux appuyer ses passes, Spree lui répond qu’il n’est pas d’humeur pour recevoir des critiques et il lui demande de garder ses distances avec lui.

Cependant quand Carlesimo s’approche de Latrell. Sprewell menace de le tuer puis l’attrape à la gorge et force pendant 10 à 15 secondes, les coéquipiers de Sprewell interviennent et le sépare de Carlesimo. Il reviendra 20 minutes plus tard pour pousser PJ avant d’être une nouvelle fois écarté.

Les Warriors suspendent Sprewell pour 10 jours, mais change d’avis le lendemain et rompent son contrat.

David Stern le suspend 82 matchs, mais la sentence est ramener à 68 rencontres.

Sprewell est choqué de cette décision :

« Je n’ai pas étranglé PJ si fort, il pouvait respirer. Je ne veux pas que les gens pensent que je suis un mauvais gars. Je n’ai pas dit que je ne devais pas être puni, j’ai seulement dit que c’était excessif ».

Après avoir tourné à 21 pts/m sur le début de saison, Spree ne jouera plus au Warriors. Il est transféré en janvier 1999, juste avant le début de saison raccourcir à cause du lock-out, au Knicks de New York contre John Starks, Chris Mills et Terry Cummings.

Le Garden perd son chouchou en la personne de Starks, mais Spree va vite le faire oublier.

Il dispute 37 matchs sur 50, à cause d’une fracture de fatigue au talon droit, et hormis 4 rencontres, Spree débute toujours sur le banc. Il tourne en moyenne à 16.4 pts.

Spree forme avec Allan Houston, le back-up le plus original mais aussi le plus complémentaire de la ligue : Spree c’est la rage et la puissance, Houston c’est l’élégance et un shoot magnifique.

Avec Marcus Camby, arrivé en même temps que Latrell, ainsi que Larry Johnson et le mythique Pat Ewing, les Knicks possèdent une bonne équipe, et ce qualifie en 8eme position de la conférence Est, avec 27 victoires et 23 défaites.

Les Knicks vont alors réaliser un exploit unique dans l’histoire devenant la 1ere équipe qualifié 8eme de sa conférence à aller en finale. Sprewell va alors connaitre l’apogée de sa carrière.

En final, les Spurs de Duncan et Robinson sont trop forts, surtout sans Pat Ewing dans la raquette, blessé depuis la finale de conférence contre Indiana.

Mené 3-1, les Knicks ne veulent pas voir les Spurs remporté leur premier titre à NY. C’est alors que Sprewell prend feu, et entre dans la légende du Garden.

Il enchaine panier sur paniers, dont un dunk d’anthologie sur Jaren Jackson. Sprewell termine le match avec 35 pts et 10 rebonds, insuffisant pour battre les Spurs, victoire 78-77 pour Tim Duncan and Co.

Après cette saison d’anthologie, Sprewell va rester chez les Knicks 4 ans de plus, avec une sélection au All-star game en 2001. Mais, New York ne reviendra jamais en Finale NBA.

Malgré cela, il score notamment 49 pts contre Boston en 2001-2002 pour 19.4pts/m, sa meilleure saison New yorkaise en scoring.

Mais son dernier exploit intervient en 2003, il rentre 9/9 à 3pts au Garden contre les Clippers, record NBA (égalé depuis par Ben Gordon).

Il est transféré pendant l’été 2003, au Timberwolves de Kevin Garnett, et il forme avec Garnett et Sam Cassel, un « Big Three » qui remporte 58 matchs et fait la finale de conférence contre les Lakers, perdue 4-2. Cette année-là Spree tourne à 16.8pts/m.

Seulement après cette belle saison, Spree se voit offrir un contrat de 3 ans à 7 millions de dollars la saison. Mais Spree refuse cette prolongation de contrat et déclare :

« J’ai une famille à nourrir ».

Après ce refus, il fait la plus mauvaise saison de sa carrière et les Wolves ne font pas les Play-offs, alors qu’ils étaient favoris au titre.

Depuis 2005, et malgré quelques propositions des Mavericks, des Lakers ou encore des Spurs, Latrell Sprewell n’a jamais remis les baskets, et les Knicks n’ont toujours pas trouvé son remplaçant.

Bonus : un mix, son record à 3 pts et son fameux match 5 en final 1999.
Game 5 des finals 1999

Record à 3-pts

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