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Paris 2024, les débuts en NBA, Stephen Curry… La grosse interview de Bilal Coulibaly

NBA – En marge de la rencontre entre les Wizards et les Warriors, Bilal Coulibaly s’est confié à Basket USA sur ses deux premiers mois en NBA.

Bilal Coulibaly

Être rookie en NBA n’est pas facile, et ça l’est encore davantage au quotidien lorsque les défaites s’enchaînent. Malgré cette 23e défaite, concédée face aux Warriors, Bilal Coulibaly était pourtant de bonne humeur.

Avec ses 9 points à 52% aux tirs et 4 rebonds de moyenne en sortie de banc, l’ailier français de Washington est l’un des rares rayons de soleil sur la capitale américaine. Le staff lui fait confiance, et n’hésite pas à le lancer sur les superstars adverses. En prime, son adresse longue distance en a surpris plus d’un, y compris lui-même !

Malgré son très jeune âge, Bilal Coulibaly sait mettre cette saison difficile en perspective. Pour Basket USA, il explique comment il aborde ces nombreuses défaites, révèle le moment où il a compris qu’il avait sa place en NBA, et raconte ses expériences sur les superstars adverses.

Bilal, vous n’avez gagné que 5 de vos 28 premiers matchs jusqu’ici cette saison. On imagine qu’au quotidien ça ne doit pas être évident. Surtout après avoir été finaliste de la Betclic Elite la saison passé ?

C’est clair qu’il y a un grand changement entre l’année dernière et cette année par rapport au ratio victoires / défaites mais j’essaie de garder la tête haute parce que je sais que l’équipe est en reconstruction. Forcément dans ce contexte là, les débuts sont généralement toujours compliqués mais il faut faire preuve de patience. Je regarde la NBA depuis un petit moment et si tu prends les équipes comme Orlando ou OKC, elles sont passées par là aussi. Ça va prendre du temps, mais faut continuer à regarder de l’avant.

Quel est le discours du coach et du GM pour garder le groupe motivé et concentré ?

Généralement leur discours ne se concentre pas sur les défaites mais plus sur la façon dont on perd. Parfois, on n’est pas compétitif, faut se l’avouer, et on ne peut pas se le permettre. Mais sinon, ils sont de plus en plus satisfaits parce qu’on progresse. On joue de mieux en mieux, et c’est l’essentiel.

« Stephen Curry ? J’ai jamais autant couru sur 24 secondes, sur chaque possession ! »

A titre personnel, vous avez signé deux premiers mois solides. On vous sent à l’aise sur le terrain, et ce n’est pas le cas de tous les rookies… A quel moment avez-vous senti que vous étiez à votre place en NBA ?

Dès le premier match de présaison contre Charlotte, ça m’a mis en confiance parce que j’ai toute de suite fait un bon match. Je me suis dit, j’ai ma place ici. Je ne dois pas douter de ça. Si je reste concentré, si je fais ce que je dois faire, et si j’écoute les coachs, ça va aller. Et j’ai pu enchainer et construire sur ça depuis le début de saison. La seule chose qui m’a surpris c’était mon adresse à 3-points, surtout en début de saison. Je savais que j’avais beaucoup bossé mon tir mais je ne pensais pas que ça aller se transposer en match aussi rapidement.

Vous êtes en effet à 41% à 3-pts sur beaucoup de « catch and shoot », quelle est la prochaine étape pour votre jeu offensif ? Quels sont les axes de développement sur lesquels la franchise souhaite vous voir progresser cette saison ?

Personnellement, j’espère avoir un peu plus le ballon pour pouvoir montrer ce que je peux faire avec la balle en main. Je sais aussi que ça va sûrement arriver petit à petit… Pour ça, il faut que je gagne la confiance du coach. C’est ce que j’essaie de faire et on verra comment ça va évoluer dans les prochains mois.

Ce soir, vous avez défendu sur Stephen Curry à chaque fois que vous étiez sur le terrain. A quel point est-ce que c’est différent de défendre sur lui par rapport aux autres All-Stars que vous avez croisés cette saison ?

Cela n’a rien à voir ! J’ai jamais autant couru sur 24 secondes, sur chaque possession qu’aujourd’hui. C’est vraiment non-stop ! Il s’arrête pas, il court partout, il prend des écrans de partout. Faut rester concentré pendant les 24 secondes parce que même quand il lâche la balle, il fait du genre il se calme un peu et boom il repart ! C’est dingue… Faut vraiment rester focus sinon… Bref, on a vu ce que ça a donné ce soir !

« Ici, la star ou les stars de l’équipe vont prendre tous les tirs de l’équipe alors qu’en France c’est vraiment pas ça »

Le staff vous fait confiance face aux stars adverses. Que ce soit Luka Doncic, Damian Lillard, etc… Qu’est-ce qu’il vous a le plus marqué chez ce genre de joueurs ? Et qu’avez-vous appris de ces opportunités ?

Déjà, je me rends compte que quand t’es une star tu peux vraiment prendre n’importe quel tir. Des fois je défends sur eux, je me dis c’est impossible qu’ils prennent ce tir et puis ils vont quand même le prendre. Tu peux jamais te relâcher en fait. À chaque match, j’en apprends beaucoup et je comprends mieux comment certains joueurs essaient de faire la différence. Par exemple, Doncic joue plus avec son corps parce qu’il n’est pas si rapide que ça. Steph, t’es obligé de le suivre partout et de rester coller à lui pendant toute la possession. Dame, il est beaucoup plus porteur de balle, avec une panoplie de « side steps ». Chaque joueur est vraiment unique donc c’est une opportunité géniale parce que j’apprends beaucoup, et j’emmagasine de l’expérience. Et puis, je regarde aussi beaucoup de matchs des autres équipes donc petit à petit, je suis de moins en moins surpris parce que je comprends mieux ce qui m’attend selon qui on joue.

Beaucoup de coachs NBA disent que les rookies doivent réapprendre les bases défensives, les rotations souvent à cause de la vitesse du jeu en NBA. Est-ce que vous avez noté une différence par rapport à la Betclic Elite ?

Il y a un tout petit peu de différence mais c’est par forcément dans les principes défensifs, c’est plus dû au style de jeu. Ici, la star ou les stars de l’équipe vont prendre tous les tirs de l’équipe alors qu’en France c’est vraiment pas ça. On pose plus les systèmes, c’est plus un travail collectif. À part ça, je ne trouve pas qu’il y ait tellement de différence. En France, on est vraiment bien formé. On t’apprend vraiment les bases défensives, les règles qu’il faut respecter, comment aider, d’où viennent les rotations, etc. C’est plus le style qui change mais une fois que tu as pris le rythme, c’est plutôt simple.

Est-ce que c’est la vitesse d’exécution, la vitesse du jeu qui diffère le plus en NBA ?

Oui c’est clairement ça. En France, on est plus habitué à faire le système jusqu’au bout. C’est plus rigoureux alors qu’ici il casse les systèmes à tout moment. Dès qu’ils voient qu’ils ont un petit avantage, ils dégainent tout de suite.

« Aux Jeux, le seul objectif est de gagner ! »

Après 28 matchs, est-ce que vous pouvez nous révéler ce moment où vous avez vécu votre « Welcome to the NBA » ?

(Il rigole) En fait, je n’en avais pas jusqu’à ce qu’on joue La Nouvelle Orléans il y a quelques jours et…. Brandon Ingram c’était abusé ! Il mettait tous ses tirs (ndlr : 40 points à 14 sur 23 aux tirs). Même quand je défendais super bien, que j’avais la main en l’air, que je faisais tout à la perfection, il est tellement grand et il utilise tellement bien son corps qu’il n’y avait rien à faire. Il a tout rentré et au bout d’un moment je me suis dit : ‘C’est pas possible qu’est-ce que je fais de mal’. Donc oui, Brandon Ingram… c’était ça mon ‘Welcome to the NBA ».

Apres deux mois en NBA, est-ce qu’il y a des choses qui vous ont surpris, que ce soit sur le terrain ou dans le quotidien d’un joueur NBA ?

Le rythme. Là par exemple, on finit un road trip à l’Ouest. On a commencé à Phoenix, on est arrivé la veille. On joue contre Phoenix le lendemain. On a enchainé directement contre Sacramento. Après on a eu deux jours de repos, on est reparti sur Portland, enchainement avec un autre back-to-back contre Golden State. Le rythme est vraiment incroyable. Là on rentre sur Washington toute de suite après le match. On a cinq heures d’avion, on arrive à 7h du matin ! Faut vraiment s’accrocher.

Difficile de ne pas évoquer les Jeux olympiques 2024… Vu les bonnes saisons de plusieurs Français, comme Victor Wembanyama, Rudy Gobert, Nicolas Batum, et vous, est-ce que l’Equipe de France peut sérieusement prétendre à un sacre à Paris cet été ?

Gagner est le seul objectif ! Si je fais les Jeux, en plus à Paris, chez nous ! Si on peut aller chercher l’or, ce serait fantastique. Après, comme chaque année, il y aura des grosses équipes, comme les Américains. Il y a aussi des équipes qui montent comme le Canada. Mais je pense qu’on a vraiment un truc à faire vu les joueurs qu’on a. Comme tu le disais, vu comment ça se passe cette année pour certains. Rudy, Victor, moi… Je pense vraiment qu’il y a un coup à faire !

Propos recueillis à San Francisco.

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