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Dino Radja et Dee Brown, une amitié celtique qui traverse l’Atlantique

Vingt ans après avoir porté ensemble la tunique des Celtics, Dino Radja et Dee Brown ont renoué le contact. C’est l’histoire d’une amitié internationale qui est née sur les bancs du vieux Boston Garden.

Pas tendre avec le niveau de jeu actuel en NBA et notamment des comparaisons entre Michael Jordan et LeBron James qui lui donnent la nausée, la légende croate, Dino Radja, n’est visiblement pas plus attiré par les technologies modernes.

Pivot formé à la vieille école, Dino Radja nous la joue ours mal léché mais en fait, sous sa peau dure, le géant croate cache un coeur tendre…

Des retrouvailles à Zagreb

« Je n’aime pas les réseaux sociaux et toutes ces technologies car ça rend les gens plus stupides », envoie-t-il d’emblée sur le site Boston.com. « Mais ça m’a tout de même permis de me reconnecter avec Dee, donc je suis très heureux de ça. »

Le Dee en question, c’est évidemment Dee Brown, son coéquipier des Celtics. Ce dernier a pour le coup réussi à faire le voyage à Zagreb, le mois dernier, bien arrangé par un déplacement professionnel pour le compte des Clippers, Dee Brown étant le GM de l’équipe affiliée en G-League d’Agua Caliente, pour aller s’occuper d’un certain Ivica Zubac.

Dee Brown n’a pas été déçu du comité d’accueil… Un pivot retraité qui déploie ses 2m11 d’une Smart : « Il est venu me chercher et j’étais sur le cul : Dino, qu’est-ce que tu fous à conduire ce pot de yaourt ? C’est tellement européen. Mais c’était toujours le même gars. Tellement humble. »

Chez Dino Radja, les deux compères vont regarder le match des Patriots que le pivot croate, en fidèle, n’a jamais lâché depuis son passage dans le Massachusetts. « Il s’est constitué une belle petite caverne dans son sous-sol », se marre Dee Brown. « Il y a des trucs des Patriots partout dans la pièce, c’est super. »

« C’était vraiment bien », reprend Dino Radja. « Avec autant d’années à rattraper et si peu d’heures pour le faire, on s’est simplement posé et on s’est rappelé des souvenirs – de tout le monde et de tout ce qui s’est passé. Les joueurs, les coachs, même les gens des bureaux chez les Celtics. On a parlé du basket des années 90. On a partagé des choses sur nos familles. »

Il faut dire que depuis 1997, les deux hommes s’étaient progressivement perdus de vue. Coéquipiers à Boston de 1993 à 1997, pendant quatre saisons assez moroses à une trentaine de victoires en moyenne, Dino Radja et Dee Brown regrettent la perception générale du grand public sur cette période « d’entre deux » à Boston.

« On en a parlé », confirme Dee Brown. « L’histoire des Celtics va du décès de [Len] Bias, à la fin du « Big Three » [Bird – McHale – Parish], à la Draft de Paul Pierce. Tout le monde saute la partie du milieu, mais cette partie, c’était la nôtre, à Dino et moi. C’est décevant parce qu’on a bien participé à garder cette franchise stable et encore compétitive. »

En pleine « période creuse » des Celtics

Qualifiés pour les playoffs de 1995, in extremis à la 8e place, les Celtics éviteront bien le coup de balai face au Magic de Shaq et Penny, et ce sera en fait la dernière apparition de Boston en playoffs dans les années 90. Il faudra effectivement attendre 2002 pour retrouver trace des C’s en postseason…

Surtout, avec 17 points et 8 rebonds de moyenne sur ses 4 saisons, Dino Radja avait parfaitement réussi à s’adapter au jeu NBA. Comme son compatriote, Drazen Petrovic, qui commençait à percer dès 1992 en NBA, il a été un des précurseurs de l’arrivée massive des Européens dans la Grande Ligue, en démontrant qu’ils avaient non seulement le talent mais aussi la dureté nécessaire.

Sur ce dernier point cela dit, Dino Radja a eu plus de difficultés. Jouant de moins en moins de matchs au fur et à mesure des années, il va être limité par les blessures, au genou notamment, avec seulement 56 matchs en moyenne par saison, dont une dernière en 1996-97 avec 25 apparitions seulement.

C’est à l’arrivée de Rick Pitino à Boston en 1997 que l’aventure prend fin pour les deux amis de Boston. Après un imbroglio autour de l’état de forme de son genou et un échange avorté avec les Sixers, Dino Radja décide alors de rentrer en Europe, d’abord en Grèce au Panathinaikos (et plus tard aussi chez le rival d’Olympiakos), puis en Croatie à Zadar.

De son côté, Dee Brown se fait échanger à Toronto (en compagnie d’un certain Chauncey Billups) où il jouera deux saisons avant deux ultimes années à Orlando. « Dino prenait le jeu très sérieusement. Il était plus mature parce qu’il venait d’Europe et il savait comment le monde professionnel fonctionne. C’était la première fois que je jouais avec un Européen qui était si bon. C’était un de mes meilleurs amis dans l’équipe. »

Récompensé de son immense carrière internationale lors de son intronisation au Hall of Fame en 2018, Dino Radja avait pour le coup été « introduit » par la légende, Larry Bird. « J’étais simplement scotché : mince, j’ai joué avec ce gars-là », se souvient Dee Brown. « Un autre Hall of Famer. J’ai commencé à penser à tous les souvenirs qu’on a créés pendant nos quatre années ensemble, quand on jouait dans l’ancien Boston Garden et on faisait la transition dans la nouvelle salle. »

Deux ans plus tard, Dee Brown recevait un message de Dino Radja sur les réseaux sociaux. Et leur amitié pouvait repartir de plus belle. « Dee était tellement sympa, on n’oublie pas les gens comme ça », conclut Dino Radja. « C’est la beauté du basket. Tu peux te faire des amis de différents continents, pays, croyances et religions. C’est quelque chose que le sport peut te donner, au-delà de l’argent. J’ai perdu Dee pour un bout de temps mais je suis bien content qu’il soit de retour dans ma vie. »

Un peu de Dino Radja (face à Hakeem Olajuwon)

Un peu de Dee Brown

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