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Quelles sont les clés de la réussite pour un Européen en NBA ?

L’histoire démontre qu’il n’y a pas de parcours type pour qu’un joueur européen réussisse en NBA. Il existe toutefois quelques leviers qui peuvent aider à sa bonne acclimatation.

De plus en plus de joueurs issus du Vieux continent ont l’occasion de tenter leur chance en NBA, et comme c’est le cas dans le sens inverse avec les nombreux Américains qui viennent faire carrière en Europe, le talent ne fait pas tout. Les exemples et les contre-exemples, d’un côté comme de l’autre, sont nombreux.

Comment mettre tous les atouts de son côté pour réussir en NBA ? Pour l’heure, il n’existe aucune recette miracle, déjà parce que les joueurs ne maîtrisent pas tout, à commencer par la franchise dans laquelle un joueur européen peut atterrir. Tony Parker n’aurait peut-être pas eu le même impact aussi rapidement s’il n’avait pas été drafté aux Spurs. Son pote Boris Diaw a attendu d’être transféré aux Suns pour exploser après des saisons galères aux Hawks. Plus récemment, on peut aussi citer Sekou Doumbouya qui a profité de la situation des Pistons désormais en pleine reconstruction, pour gagner du temps de jeu et montrer de quoi il était capable.

Comprendre la langue, le premier impératif

Parmi les choses que les joueurs peuvent contrôler en revanche, plusieurs éléments entrent en ligne de compte : la plus logique pour commencer, mais qui est essentielle, reste la maîtrise de la langue. Aujourd’hui, l’anglais est la langue numéro 1, même en Europe, tout simplement parce que le nombre de joueurs américains a explosé dans les effectifs, et que les coaches et les joueurs ont dû s’adapter. Ensuite il y a l’autre langage le plus important, celui du basket, qui n’est pas pratiqué de la même manière d’un côté ou de l’autre de l’Atlantique. L’histoire aurait tendance à démontrer qu’un Européen qui arrive tôt aux Etats-Unis, pour se familiariser avec la langue mais aussi avec le basket qui y est joué, aura plus de chances de réussir en NBA.

L’expérience américaine de Juan-Carlos Navarro en NBA est peut-être l’exemple le plus frappant pour appuyer cette théorie : même avec tout le talent du monde, l’Espagnol a tenté sa chance en NBA sur le tard (27 ans), ne connaissait que le basket européen et parlait très mal la langue. Résultat : son aventure aux Etats-Unis n’aura pas duré plus d’une saison à Memphis, surtout lorsque son copain Pau Gasol a plié bagage pour aller jouer aux Lakers. Pourtant, Juanca Navarro avait été plutôt bon, mais son Espagne lui manquait.

« Parfois pour certains joueurs qui viennent d’une nation forte comme l’Espagne, c’est plus dur, » a déclaré Tomas Satoransky à l’Indianapolis Star, meneur tchèque qui a passé sept ans en Espagne avant de s’imposer en NBA. « Je crois que ça a été un gros problème, une grosse barrière pour que Juan-Carlos réussisse ici ».

Un retour à la case départ difficile pour les joueurs confirmés en Europe

Il faut aussi avoir l’envie de s’imposer et de repartir de zéro, un effort que les vétérans européens, qui ont déjà tout prouvé chez eux, ont parfois du mal à (re)produire. Les passages éclairs de Sarunas Jasikivicius à Indiana puis Golden State et Antoine Rigaudeau à Dallas, légendes du basket européen, sont d’autres exemples similaires.

« Tu as joué de nombreuses années dans un système en Europe où tu as connu la réussite et où tu étais déjà à l’aise. C’est plus dur de changer, » a poursuivi « Sato ». « Ici, tu n’es plus le même joueur que là-bas, celui à qui on donne le ballon. Là-bas, tu es respecté, pas ici. Certains joueurs abandonnent au bout d’un an parce qu’ils savent qu’ils vont être plus à l’aise chez eux, ils ne veulent pas se battre pour ça ».

Pour ce qui est de l’envie, Tomas Satoransky ajoute : « Juan-Carlos (Navarro) était à Memphis. Il pouvait rester à Barcelone. C’était un choix plus facile. C’est plus dur pour des joueurs comme lui de s’adapter ». À l’inverse, des joueurs comme Tony Parker ou Pau Gasol, arrivés bien plus tôt que « la Bomba » aux États-Unis, parlaient déjà couramment anglais et ont intégré sans souci les principes de jeu différents du basket européen.

Afin de s’adapter au jeu « made in NBA » et de mettre toutes les chances de son côté, l’intérieur ukrainien Alex Len estime avoir fait le bon choix en passant deux ans à l’université de Maryland.

« Certains joueurs galèrent quand ils arrivent directement d’Europe et essaient de jouer en NBA, » a confié le nouveau pivot de Sacramento. « Ce qu’a réussi Luka Doncic est incroyable. Habituellement, on ne voit pas ça, les Européens peuvent mettre plusieurs années avant d’être enfin à l’aise. C’est en tout cas comme ça que je l’ai ressenti. Il fallait apprendre la culture, la langue… Plus je me sentais à l’aise dans le vestiaire vis-à-vis de mes coéquipiers, plus je me suis amélioré sur le terrain ».

En plus d’être un talent hors-norme, Luka Doncic a également connu un temps d’adaptation quasi-nul, du fait que le Slovène venait régulièrement s’entraîner avec des joueurs NBA depuis son adolescence. Une exception et un privilège que n’ont pas la plupart de ses petits camarades.

L’exemple de Goga Bitadze, un talent à la croisée des chemins

Parmi les Européens draftés en 2019, Goga Bitadze est un peu à la croisée des chemins. La saison passée, il a notamment battu le record de la meilleure évaluation en Euroleague parmi les joueurs de moins de 20 ans, détenu jusque-là par Luka Doncic. Il a également été élu meilleur espoir de la saison 2018-2019 en Euroleague, devant un certain Georgios Papagiannis.

Son objectif, c’est désormais d’emprunter le chemin d’un Luka Doncic ou d’un Nikola Jokic (41e choix de Draft en 2014), plutôt que celui d’un Georgios Papagiannis, qui a vivoté deux ans en NBA avant de retrouver le Panathinaïkos, ou d’un Jan Vesely, qui a abandonné l’aventure outre-Atlantique au bout de trois ans afin de redevenir un joueur majeur en Europe.

Âgé de 20 ans, le pivot géorgien a toutes les chances de devenir un bon joueur en NBA. À condition qu’il soit patient et qu’il garde la même motivation.

« Goga est bon. Le plus important pour lui, c’est juste d’avoir plus de matchs à son compteur, » a souligné son coéquipier Myles Turner. « Il est très physique, il aime batailler. Il est aussi habitué au style de jeu FIBA qui est très physique ».

Pour l’instant, Goga Bitadze est toujours en phase d’apprentissage, notamment sur les couvertures du pick-and-roll en défense mais aussi sur son placement et son rôle en attaque. Il a notamment dû s’ajuster en se montrant plus « agressif » lorsque les Pacers ont le ballon.

« Il était comme une jeune brebis égarée, à passer tout le temps le ballon à moins qu’il ne soit complètement ouvert. On a revu ça ensemble à la vidéo. Il y a des tirs qu’il doit prendre, car ça va ouvrir d’autres opportunités en terme de passes notamment. Ça va lui ouvrir d’autres voies en attaque », avait mentionné son coach Nate McMillan en cours de saison.

Même s’il n’est pas encore au point et qu’il doit se contenter de miettes derrière la paire Sabonis-Turner aux Pacers, Goga Bitadze a toujours la même détermination qu’au premier jour. « Je dois travailler plus pour pouvoir jouer avec ces gars », a-t-il lancé.

« Goga veut réussir ici. Il est plus américain que nous tous, » a plaisanté son coéquipier Domantas Sabonis. « Il veut être ici et il aime ça ». Et si c’était ça, la clé du succès ?

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