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La course au MVP : à qui PER gagne

Il existe plusieurs formules d’évaluation en NBA, et le PER, bien qu’imparfait, reste un bon indice pour mesurer l’efficacité et la rentabilité d’un joueur. Depuis dix ans, huit fois sur dix, le MVP était le numéro 1 de ce classement.

Chaque mardi, Basket USA vous propose son Top 5 des candidats au titre de Most Valuable Player et cette semaine, gros plan sur le PER, cet indice qui permet de mettre en valeur les joueurs les plus complets mais aussi les plus rentables par rapport à leur temps de jeu, mais aussi au rythme de leur équipe. Cette année, quatre joueurs affichent un indice supérieur à 30, et c’est extrêmement rare. Mieux, Giannis Antetokounmpo est sur les bases du record absolu, détenu pour l’instant par Michael Jordan avec 31.71 en 1988*. La superstar des Bulls avait été MVP cette année-là. C’était son premier trophée. Cette année, le Grec frôle les 34 ! Logique puisqu’on a vu la semaine dernière qu’il a encore progressé, alors qu’il joue moins. Forcément, l’indice est encore plus élevé.

Pourquoi évoquer l’évaluation, et plus précisément cet indice PER (Player Efficiency Rating) ? Tout simplement parce que c’est aujourd’hui l’indice le plus fiable pour jauger de la valeur générale d’un joueur, son côté « valuable », essentiel dans la remise du trophée de MVP. Créé par John Hollinger, ancien journaliste devenu dirigeant NBA puis à nouveau journaliste, le PER affiche une réussite de 80% sur le nom du MVP sur la décennie écoulée. De 2010 à 2019, à huit reprises, le MVP avait terminé numéro 1 au PER. Les deux exceptions : Derrick Rose qui devance LeBron James en 2011, et Stephen Curry devant Anthony Davis en 2015.

Bientôt l’algorithme parfait ?

Ces deux exceptions montrent d’ailleurs les limites du PER. Il ne prend pas en compte les victoires de l’équipe. Si au moment de voter, les journalistes tiennent compte du bilan de l’équipe, le PER le néglige pour se concentrer uniquement sur les performances du joueur par rapport au rythme de son équipe. C’est là qu’on peut utiliser Win Share, statistique introduite par Basketball-Reference. Cet indice permet d’évaluer l’impact d’un joueur sur la victoire de son équipe, et pour cela, elle cumule, grosse modo, ses actions positives en attaque et en défense.

Et quand on rapporte ce chiffre sur 48 minutes, que découvre-t-on ? Qu’à 80%, cet indice a donné le nom du MVP sur la dernière décennie…

Il n’existe donc pas de formule magique pour trouver le MVP mais les amoureux de stats avancées peuvent s’amuser à combiner les différents indices. Comme on l’expliquait, il n’y a jamais eu autant de stats disponibles, peut-être trop même, et sans doute qu’un jour, un scientifique ou même une intelligence artificielle trouvera la formule ultime pour trouver le MVP. Plus besoin des votes de la presse et du public, un algorithme s’occupera de tout.

Quels sont les plus efficaces en sortie de banc ?

Heureusement, on n’est pas encore là et l’impression visuelle, le leadership et la capacité à rendre les autres meilleurs restent des données subjectives, mais on constate déjà, avec ce PER, que quatre joueurs dépassent le seuil des 30 points. C’est exceptionnel, et il s’agit de Giannis Antetokounmpo donc, suivi de Luka Doncic, James Harden et Anthony Davis. LeBron James n’est que 6e mais c’est tout aussi exceptionnel à bientôt 35 ans. Kawhi Leonard n’est pas très loin alors même que l’impact défensif reste mesuré dans cette formule.

Ce qui est intéressant, c’est de croiser dans le Top 20 de ce classement des noms comme Mitchell Robinson, très efficace sur de courtes séquences, ou encore Christian Wood et Cheick Diallo.

Trois intérieurs remplaçants qui apportent des points, des rebonds et des contres, avec un haut pourcentage aux tirs. Ainsi, Cheick Diallo ne joue que 10 minutes par match mais son PER est de 22 ! C’est le meilleur ratio de toute la NBA. Mais ça n’en fait pas un MVP pour autant. Peut-être qu’un jour, il fera partie des meilleurs remplaçants, comme l’est aujourd’hui Montrezl Harrell, 13e du classement.

*Depuis cette année, Basketball-Reference a ajouté les années antérieures à 1973, et c’est Wilt Chamberlain qui possède le meilleur PER de l’histoire. Sauf que la formule ne prend pas en compte les contres et les interceptions…

1 – Giannis Antetokounmpo
Bilan : Bucks – 21v-3d – 1er à l’Est
Stats : 32 min, 30.9 pts, 13.2 rbds, 5.5 pds, 1.3 int, 1.3 ct, 3.8 bps, 56% tirs, 32% 3-pts, 59% LF

2 – Luka Doncic
Bilan : Mavericks – 16v-7d – 3e à l’Ouest
Stats : 33 min, 30.3 pts, 9.8 rbds, 9.2 pds, 1.3 int, 0.1 ct, 4.6 bps, 48% tirs, 32% 3-pts, 81% LF

3 – LeBron James
Bilan : Lakers – 21v-3d – 1er à l’Ouest
Stats : 34 min, 25.9 pts, 6.8 rbds, 10.8 pds, 1.3 int, 0.5 ct, 3.7 bps, 50% tirs, 36% 3-pts, 71% LF

4 – Anthony Davis
Bilan : Lakers – 21v-3d – 1er à l’Ouest
Stats : 34 min, 27.7 pts, 9.0 rbds, 3.3 pds, 1.5 int, 2.7 ct, 2.3 bps, 51% tirs, 33% 3-pts, 87% LF

5 – James Harden
Bilan : Rockets – 15v-8d – 5e à l’Ouest
Stats : 38 min, 38.8 pts, 6.0 rbds, 7.5 pds, 2.0 int, 0.6 ct, 5.1 bps, 43% tirs, 34% 3-pts, 88% LF

Mentions : Jimmy Butler, Pascal Siakam, Kemba Walker, Kawhi Leonard, Joel Embiid…

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