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Rétro de la décennie 2010 : les 10 transferts les plus marquants

Coup de génie ou catastrophe industrielle, certains transferts ont transformé la ligue durant la décennie écoulée. La fin de cette dernière est propice à un bilan avec les échanges les plus importants des dix dernières années.

Les fins de décennie sont toujours de bons moments pour regarder dans le rétroviseur. Pour célébrer la fin des années 2010, Basket USA vous propose jusqu’à la fin de l’année 2019 plusieurs Top 10 des moments les plus décisifs de ces dix années. Premier chapitre avec les transferts les plus marquants, présentés dans l’ordre chronologique.

Février 2011 : Carmelo Anthony aux Knicks

C’est un énorme échange sur le fond comme sur la forme. Trois équipes (Denver, New York, Minnesota) et treize joueurs sont impliqués, mais c’est bien Carmelo Anthony qui en est la star. Après un forcing de plusieurs mois, l’ailier rejoint alors sa ville, New York, pour former un duo de gala avec Amar’e Stoudemire. L’idée vient du sommet de la franchise, Mike D’Antoni n’étant pas chaud pour accueillir Melo, qui ne colle pas avec sa philosophie.

Le coach prendra d’ailleurs la porte quelques mois plus tard, le passage de Mike Woodson étant le meilleur de la franchise depuis longtemps, avec deux qualifications pour les playoffs et une demi-finale de conférence en 2013.

Même si les Nuggets se séparent de leur plus fort joueur (ainsi que Chauncey Billups, précieux dans les Rocheuses), ils n’y perdront pas tellement au change. Le GM, Masai Ujiri, récupère en effet quantité de bons éléments et construit un collectif équilibré, compétitif en saison régulière mais beaucoup moins en playoffs. Pendant de longs mois voire années, un petit jeu constituera à comparer les bilans des deux franchises principales de ce transfert.

Décembre 2011 : Chris Paul aux Clippers

Le 8 décembre 2011, les Hornets décident d’envoyer Chris Paul aux Lakers. Le duo que doit former le meneur, qui porte la franchise depuis son arrivée dans la ligue et n’est pas passé loin du trophée de MVP en 2008, avec Kobe Bryant fait fantasmer tous les fans de Los Angeles. Sauf que la NBA est propriétaire intérimaire de la franchise de La Nouvelle-Orléans, en proie à de graves problèmes financiers, et David Stern pose son véto sur le trade.

Au sein de la ligue, c’est la consternation. Les Clippers en profitent pour venir à la charge et un accord est conclu le 12 décembre. Chris Paul doit alors prendre la direction de l’autre équipe de Los Angeles… sauf que David Stern pose encore son véto. Le commissionner joue aux dirigeants, et il est particulièrement exigeant.

Finalement, ce sont bien les Clippers qui remportent la mise deux jours plus tard, en échange d’Eric Gordon, Chris Kaman, Al-Farouq Aminu et d’un futur choix de Draft (Austin Rivers). De quoi s’offrir la parenthèse « Lob City » avec Blake Griffin et DeAndre Jordan, même si l’équipe ne dépassera jamais les demi-finales de conférence. Le trade restera en tout cas longtemps en travers de la gorge de Lakers, en plus de précipiter Lamar Odom vers Dallas…

Juillet-août 2012 : Dwight Howard et Steve Nash aux Lakers

Après le véto de la NBA pour le transfert de Chris Paul, finalement parti chez les Clippers, les Lakers sont revanchards, et ils avaient écrasé la ligue durant l’été 2012. En faisant venir en quelques semaines Steve Nash puis Dwight Howard, la franchise californienne avait mis tous les atouts de son côté pour reconquérir le titre abandonné depuis 2011. Le meneur était encore un des meilleurs passeurs de la ligue et le pivot est au sommet de la hiérarchie des pivots. Pour entourer Kobe Bryant et Pau Gasol, difficile de faire mieux.

Seulement, les pépins physiques vont pourrir la saison des Lakers. Steve Nash est plombé par des soucis au dos et n’est jamais à son meilleur niveau. Dwight Howard, lui, sort d’une opération du dos et il n’a clairement pas récupéré toutes ses qualités physiques. Le collectif peine à s’installer. Puis ce sont des tensions internes entre Kobe Bryant et Dwight Howard qui émergent. Dernier problème : l’arrière, auteur d’une superbe saison, se rompt le tendon d’Achille à quelques jours des playoffs. Un premier tour puis rideau. Le pivot s’envole vers Houston, le « Black Mamba » ne retrouvera jamais sa superbe et des années compliquées commencent pour Los Angeles.

Octobre 2012 : James Harden aux Rockets

Si toutes les dynasties finissent par mourir, il y en a certaines qui ne parviennent pas à s’envoler. Pendant quelques années, le Thunder a eu dans ses rangs trois futurs MVP avec Kevin Durant, Russell Westbrook et James Harden. Une chose unique dans l’histoire. Durant l’été 2012, ce trio se hisse en Finals NBA, mais s’incline face à LeBron James et au Heat. Tout le monde pense que ce n’est que partie remise, tant l’avenir leur semble promis.

Mais les négociations pour une prolongation de contrat avec James Harden capotent. Le barbu refuse une offre de 55 millions de dollars sur quatre saisons. Finalement, la franchise ne veut pas offrir plus (et ainsi s’exposer à la « luxry tax ») et décide de l’envoyer à Houston contre Kevin Martin, Jeremy Lamb et des choix de Draft.

Exit la position de sixième homme, le gaucher devient le « franchise player » des Rockets. Depuis maintenant huit saisons, il accumule les cartons comme personne avec 29.4 points de moyenne sous les couleurs texanes.

Juin 2013 : Paul Pierce et Kevin Garnett aux Nets

La folie des grandeurs. Tel pourrait être le titre de cet échange. En deux ans, les Nets viennent d’être rachetés par Mikhail Prokhorov, un milliardaire russe, et de déménager vers Brooklyn sous l’impulsion de Jay-Z.

Les ambitions annoncées sont énormes avec un titre dans les cinq ans. Pour cela, il faut frapper un grand coup. La franchise se tourne alors vers le modèle de la ligue depuis maintenant sept années : Boston et son « Big Three ». Ray Allen est parti, avec succès pour Miami, mais il reste Kevin Garnett et Paul Pierce. Un échange massif (neufs joueurs et plusieurs choix de Draft) est monté et voilà les deux anciens All-Stars et champions à Brooklyn.

L’attractivité médiatique monte, mais sportivement, c’est décevant. Certes, la franchise dispute les playoffs, mais elle ne fit guère plus, étant incapable de bousculer le Heat ou de passer le premier tour. Mais le plus grave n’est pas là : ce transfert agira comme un boulet aux pieds des Nets. Kevin Garnett et Paul Pierce vieillissent et quittent le navire. Il n’y a plus aucun choix de Draft pour reconstruire. Il faudra plusieurs saisons, de la patience et le remarquable travail de reconstruction de Sean Marks pour aboutir à l’apogée de 2019 et aux signatures de Kevin Durant et Kyrie Irving. Mais entre 2015 et 2018, ce fut très pénible…

Février 2017 : DeMarcus Cousins aux Pelicans

C’est la surprise du All-Star Break. Alors qu’il participe aux festivités à La Nouvelle-Orléans, DeMarcus Cousins apprend que son GM, Vlade Divac, l’a envoyé aux Pelicans, avec Omri Casspi, en échange de Tyreke Evans, Buddy Hield, Langston Galloway et de choix de Draft. Le dirigeant explique que le club a besoin d’un nouveau départ, et on comprend qu’il estime que construire autour du pivot n’amènera jamais la franchise très haut…

Heureux de rejoindre Anthony Davis, DeMarcus Cousins en profite pour critiquer la lâcheté de ses anciens dirigeants. Sauf que ce transfert ne l’a pas tellement aidé, l’intérieur enchaînant les blessures. Quant aux Kings, s’ils ont formé un nouveau noyau jeune, et ont approché les playoffs, ils n’y ont toujours pas goûté depuis 2006…

Août 2017 : Kyrie Irving aux Celtics

Après trois saisons accomplies (trois Finals, un titre en 2016), Kyrie Irving désire voler de ses propres ailes et ne plus vivre dans l’ombre de LeBron James. Après plusieurs mois de réflexion et en conflit avec sa direction, il demande officiellement son transfert en juillet 2017. Quelques semaines après, il est envoyé à Boston en échange de Isaiah Thomas, Jae Crowder et Ante Zizic. Son arrivée chez les Celtics se fait en même temps que la signature de Gordon Hayward et la venue de Jayson Tatum via la Draft. Boston devient de facto un candidat au titre.

Malgré la blessure inaugurale de l’ancien du Jazz, puis celle de Kyrie Irving avant les playoffs, les Celtics affichent un superbe collectif et passent à un match des Finals. LeBron James était encore trop fort. Son départ à Los Angeles laisse la place à Boston pour la saison suivante.

Mais Kyrie Irving peine à imposer son leadership, ses déclarations floues sur son avenir polluent l’environnement et l’équilibre est bancal. Boston déçoit et Kyrie Irving quitte finalement le Massachusetts, où son image s’est brouillée, après deux années frustrantes, illustrées par un fait : les Celtics ont évolué à leur meilleur niveau collectif sans lui…

Juillet 2018 : Kawhi Leonard contre DeMar DeRozan

La fin d’un feuilleton. Retour en arrière : finale de conférence 2017, Golden State – San Antonio. Au cours du premier match, totalement dominé par les Spurs, Kawhi Leonard se blesse. C’est le début de la fracture avec le club.

La saison suivante est polluée par une tendinite au quadriceps droit. L’ailier se fait attendre et ne revient qu’en janvier pour neuf petits matches seulement. De retour à l’infirmerie, il obtiendra le feu vert des médecins de la franchise texane mais il décidera d’aller à New York pour consulter d’autres spécialistes. Les semaines passent, le joueur n’est toujours pas en tenue et les résultats des Spurs en pâtissent. En juin 2018, il demande son transfert.

Les rumeurs l’envoient à Los Angeles, vers les Lakers, mais en juillet, il est échangé à Toronto contre DeMar DeRozan. Ce n’est pas sa destination préférée, il sort d’une saison quasiment blanche et pourrait déjà avoir la tête à sa nouvelle destination, étant free agent à l’issue de cette saison 2018-2019. Parfaitement géré sur le plan médical, impliqué dans le jeu et mis en lumière par Nick Nurse, Kawhi Leonard porte les Raptors sur le toit de la ligue, alors que dans le même temps, les Spurs ne progressent pas. Un titre NBA et un trophée de MVP des Finals dans une franchise qui attendait ça depuis sa naissance : rarement un transfert n’aura eu un tel impact sur une seule saison.

Juillet 2019 : Anthony Davis aux Lakers

Tout a commencé des mois auparavant, avec les appels du pied de LeBron James. Rapidement, le nouvel agent d’Anthony Davis, et associé du King, fait savoir qu’Anthony Davis veut quitter les Pelicans. Tout est tellement fait pour que l’intérieur rejoigne Los Angeles… que la franchise de La Nouvelle-Orléans décide de la jouer bravache.

Les offres de Magic Johnson fuitent à chaque fois dans la presse, le président des Lakers se plaint même publiquement de l’attitude de son homologue Dell Demps et l’affaire n’est finalement pas bouclée.

Elle pourrit surtout les vestiaires, tant en Louisiane, où Anthony Davis est pris en grippe par son public et ne joue plus les derniers quart-temps, qu’à Los Angeles, où les fuites continuelles dans les médias ont fragilisé les jeunes joueurs et l’ambiance générale. Finalement, il faut les départs de Magic Johnson et Dell Demps pour que les affaire reprennent, le dossier étant finalement bouclé après de longs mois de tergiversations…

Juillet 2019 : Russell Westbrook aux Rockets

C’est la dernière secousse des différents tremblements de terre qui ont frappé la NBA pendant l’incroyable été 2019. Anthony Davis a rejoint les Lakers, les Nets ont signé Kevin Durant et Kyrie Irving et les Clippers viennent de composer leur duo cinq étoiles avec Kawhi Leonard et Paul George. Houston se doit alors de réagir. Comme le Thunder vient de lâcher Paul George, les Rockets pensent que la franchise va peut-être entamer une phase de reconstruction. Daryl Morey prend donc son téléphone pour joindre Sam Presti.

En moins d’une semaine, les coups de fil et les discussions vont se multiplier et l’accord sera trouvé. Finalement, Chris Paul retourne à Oklahoma City et Russell Westbrook arrive à Houston. Le visage de la franchise du Thunder depuis dix ans retrouve son ancien coéquipier James Harden pour former un duo de MVP (2017 pour le premier, 2018 pour le second). C’est un nouveau coup de poker des Rockets, jamais frileux dans ce domaine, après Dwight Howard en 2013 et Chris Paul en 2017, afin d’enfin accrocher une troisième bannière de champion.


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