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Interview Tomas Satoransky : « Il faut avouer que c’est décevant »

Titulaire chez les Bulls dans sa 4e saison en NBA, Tomas Satoransky a passé un cap dans sa jeune carrière, et il en est bien conscient. A 9 points, 5 passes, 3 rebonds et 1 interception de moyenne, le leader de la sélection tchèque réalise sa meilleure campagne en carrière, dans la belle dynamique de sa Coupe du Monde.

Après un mois d’octobre compliqué à 6 points et 4 passes seulement, Tomas Satoransky commence à trouver la bonne carburation. Comme il nous l’a confié, il a tout simplement eu besoin d’une période d’adaptation car nouvelle ville, nouvelle équipe et préparation écourtée (et fatigue) après la Coupe du monde.

Avec 13 points, 7 passes et 4 rebonds de moyenne sur ses 4 dernières sorties, Satoransky trouve ses automatismes aux manettes de sa nouvelle équipe. Encore hésitant sur certaines de ses prises de décisions en attaque, Satoransky est toujours un maître à jouer très intéressant avec sa taille et sa vitesse.

Basket USA a renoué le contact avec le meneur tchèque pour discuter de son nouveau défi à Chicago, la folle Coupe du monde de son pays et débattre des avantages des règles FIBA sur les règles NBA.

Tomas, comment se passe votre première saison avec les Bulls ? Vous êtes désormais titulaire à la mène, on imagine que c’est un sacré palier dans votre carrière ?

Oui, c’est une grosse étape. Mais on avait de grosses attentes cette saison, donc pour le moment, il faut bien avouer que c’est décevant. On a fait un bon match ce soir (ndlr : vendredi à Portland), c’est une équipe difficile à jouer. Maintenant, on en est à 6 victoires pour 14 défaites et on avait des attentes plus élevées que ça. On est une équipe jeune qui cherche encore comment gagner des matchs, et je pense qu’on est très près de trouver la solution. Mais on doit passer cette dernière marche. Après, personnellement, c’est effectivement positif pour moi car j’ai un rôle plus important et beaucoup de minutes. C’est ce que j’ai toujours voulu avoir en NBA. De ce point de vue, je suis très content.

« Au début, tu essaies surtout de trouver ta place »

De votre expérience, quelles sont les différences entre le rôle de remplaçant et celui de titulaire ?  

Titulaire, tu as plus de confiance car tu sais quand ton temps de jeu va venir. En même temps, tu joues contre les titulaires des équipes adverses. Mais c’est bien car tu peux essayer des choses que tu ne ferais pas forcément en sortant du banc quand tu fais attention à ne pas commettre d’erreurs. En tant que titulaire, tu peux simplement jouer ton jeu. C’était un rôle différent à D.C. quand j’étais derrière John Wall. Maintenant, je fais partie de ces gars sur qui l’équipe repose.

Etait-ce ce que vous recherchiez cet été en tant que free agent, plus de responsabilités ?

Oui, c’est ce que je cherchais. Mais ce que je n’aime pas en NBA, c’est la manière dont on sépare si nettement les titulaires et les remplaçants. En Europe, ça ne marche pas comme ça ! Quand tu es titulaire ici, tu vas évidemment avoir plus de temps de jeu et un rôle plus important, et je suis content d’avoir obtenu cette place à Chicago.

Vous venez de réussir trois sorties très convaincantes, dont 19 points, 7 rebonds et 7 passes face aux Warriors, pensez-vous arriver à votre meilleur niveau ? 

Je ne dirais pas que c’est encore mon meilleur basket mais je me sens clairement plus à l’aise dans l’équipe. Je suis arrivé de la Coupe du monde et mon équipe nationale où mon rôle est différent. Et c’est un jeu totalement différent avec les règles FIBA, comme vous le savez. Ça m’a pris un peu de temps pour me faire à cette nouvelle situation et à ma nouvelle équipe. Au début, tu essaies surtout de trouver ta place mais c’est vrai que sur ces derniers matchs notamment, je me sens plutôt bien. Je commence à trouver ce rôle.

« C’était la folie du basket en République Tchèque »

Est-ce plus difficile défensivement de tenir face aux titulaires, soir après soir ?

Oui mais j’avais déjà été titulaire sur mes deux dernières saisons à Washington quand John Wall était blessé en début de saison. Mon rôle avait déjà un peu changé à l’époque. Je sais ce que c’est que d’affronter des meneurs All-Star dans cette Ligue. Mais oui, c’est un défi à la fois en défense mais aussi en attaque. J’ai toujours aimé relever ces défis. Ceci dit, la NBA a tellement changé que maintenant, tu finis par défendre sur tous les postes. Ce n’est pas un gros problème pour moi.

Vous évoquiez plus tôt la Coupe du monde et la première participation de votre pays à la compétition, où votre équipe a brillé, quels souvenirs en gardez-vous aujourd’hui ?

C’était complètement inattendu et on a vraiment pris un immense plaisir à jouer ensemble. C’était fou parce que vous savez qu’en République Tchèque, on ne parle pas vraiment de basket mais là c’était la folie du basket. Tout le monde était derrière notre groupe, c’était vraiment une super sensation. On a fait un bon résultat. On s’est battu pour atteindre les demi-finales. C’était vraiment une superbe expérience, sur laquelle on va construire j’espère car il y a les championnats d’Europe en 2021, je crois. Et on peut se battre pour se qualifier aux Jeux Olympiques.

Cette 6e place à la dernière Coupe du Monde sans votre compère Jan Vesely, on imagine qu’il vous a manqué tout de même ?

C’est difficile de dire si on aurait pu faire mieux avec lui ou pas, car beaucoup de joueurs ont su hausser leur niveau de jeu. Il a été MVP de l’Euroleague, et d’une certaine manière, c’est un peu surprenant qu’on ait réussi à faire ce type de résultats sans lui. Quand il sera en bonne santé, il reviendra avec nous et on sera encore plus fort. On a confiance en ce groupe et on va construire sur cette dynamique.

A sa place, c’est Ondrej Balvin qui a fait le boulot au pivot, une révélation également ?

Il a fait de bons matchs. J’ai joué avec lui pendant un moment quand on était à Séville, je le connais depuis longtemps. Mais j’ai été très agréablement surpris car je ne l’avais pas vraiment vu jouer ces 3 ou 4 dernières années. Il a été très bon pour nous, il apporte cette présence près du cercle. Il a bossé son physique car il peut courir aussi. Tout le cinq majeur a été très bon, avec des gars qui jouent en République Tchèque mais qui sont arrivés confiants. C’est ce qu’il faut dans ce type de tournoi.

« Dans le basket FIBA, tu peux arrêter des All-Stars NBA »

Est-ce que le basket FIBA vous manque parfois ? 

Il faut jouer tous les baskets à mon avis. Mais dans le jeu FIBA, l’espace sur le terrain est plus réduit, il y a beaucoup plus d’aides en défense. Il faut vraiment jouer collectif et partager le ballon pour réussir. Parfois, ça me manque mais en NBA, les choses changent également. Il reste quelques équipes qui jouent beaucoup en isolation, comme James Harden mais bon ça lui réussit. Mais en général, il y a plus de passes. Parfois, ce jeu me manque un peu mais bon, je suis content d’être là où je suis.

Voyez-vous cependant des avantages aux règles FIBA ?

Dans le basket FIBA, tu peux arrêter des All-Stars NBA en défense. On a joué contre Giannis et c’était complètement différent. Les règles FIBA nous aident beaucoup car on peut provoquer des passages en force, et réduire l’espace sur le terrain, ce que tu ne peux pas tellement faire ici où c’est grand ouvert. Ça nous a aidé, et même contre l’équipe américaine qui a joué beaucoup de un contre un mais sans espace. Défensivement, ça rend les choses plus faciles.

Pensez-vous que le niveau de compétition de l’Euroleague se rapproche du niveau de la NBA ?

Oui, c’est clair. Il suffit de regarder le nombre de bons joueurs NBA qui partent jouer en Euroleague. Shane Larkin vient de planter 49 points par exemple [ndlr : très bien informé car le matin même] ! Je pense que c’est bon pour l’Euroleague en général car dans ce nouveau format, on a pu voir que tout le monde peut battre tout le monde. Nikola Mirotic vient d’y retourner, le niveau de compétition est très relevé. C’est du bon basket.

Dernière question, vous en êtes déjà à votre 4e saison en NBA, ça passe vite ? La saison rookie semble-t-elle loin derrière ? 

Oui, quand tu regardes en arrière, tu t’en rends compte. J’essaie de ne pas trop me remémorer ma saison rookie car je ne jouais pas beaucoup. Mais chaque saison apporte son lot d’expérience et le temps passe vite, c’est sûr. Je profite de tout ça mais je dirais que c’est mentalement que j’ai le plus appris, et maintenant je suis là où je voulais être. Je vis le moment présent.

Propos recueillis à Portland

Tomas Satoransky Pourcentage Rebonds
Saison Equipe MJ Min Tirs 3pts LF Off Def Tot Pd Fte Int Bp Ct Pts
2016-17 WAS 57 13 41.5 24.3 69.7 0.4 1.0 1.5 1.6 1.1 0.5 0.7 0.1 2.7
2017-18 WAS 73 23 52.3 46.5 78.1 1.0 2.2 3.2 3.9 1.8 0.7 1.1 0.2 7.2
2018-19 WAS 80 27 48.5 39.5 81.9 1.0 2.5 3.5 5.0 2.2 1.0 1.5 0.2 8.9
2019-20 CHI 25 27 44.0 38.7 88.1 0.8 2.5 3.3 5.4 2.0 1.5 2.0 0.1 9.4
Total   235 22 48.2 39.7 80.4 0.9 2.0 2.9 3.9 1.8 0.8 1.2 0.2 6.9

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