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Fatigue, expérience, responsabilités : quel impact aura la Coupe du monde sur Evan Fournier ?

L’arrière de l’Equipe de France va retrouver le Magic, certes fatigué mais avec un nouveau statut.

Attendu au tournant en Chine, Evan Fournier a parfaitement répondu présent. Plein d’assurance, l’arrière du Magic a pris le relais de Tony Parker dans l’animation offensive des Bleus, multipliant les pick-and-roll pour au choix tirer à 3-points, à mi-distance, lancer un floater ou finir au cercle. Sans relâche, avec une efficacité que même la fatigue a eu du mal à entamer. Et encore moins les défenses adverses, pourtant prévenues.

Mais au lieu de dire que les Bleus lui doivent beaucoup de leur médaille de bronze, Evan Fournier préfère dire qu’ils n’ont pas obtenu l’or à cause de lui. « J’ai fait une Coupe du monde à l’image de l’équipe : je suis passé à travers la demi-finale » estimait-il lundi lors du retour des Bleus en France. « On a fait un très beau tournoi globalement. C’est pour ça que j’ai des regrets personnels, j’aurais aimé faire mieux sur la demi-finale pour mener les gars vers une finale. C’est vrai que je m’en veux. »

L’épanouissement dans les responsabilités

« Il y a des joueurs qui ont plus de responsabilités sur le terrain. En tant que leader, tu te dois de trouver les ressources personnelles pour aider ton équipe quand elle en a le plus besoin. Je n’ai pas réussi le faire, et c’est vrai que je m’en veux. Je ne suis pas le seul responsable mais je suis un des principaux coupables, c’est juste la vérité. » Une vérité qu’il ne fuit pas, comme ses responsabilités. Tout le monde savait qu’il allait devoir prendre les rênes de l’équipe de France, et il l’a fait immédiatement malgré un contexte différent, pour terminer la compétition avec 19.8 points de moyenne à 42% de réussite aux tirs mais 41% de loin, 3.8 rebonds, 3 passes. Le tout avec une autorité déconcertante qu’Orlando attend de voir à l’oeuvre. Du moins davantage que par le passé : Evan Fournier ne s’est jamais caché, mais il a pris une autre dimension en Chine.

Aimerait-t-il prendre les rênes du Magic à pleines mains ? « J’ai déjà beaucoup de responsabilités. Est-ce que j’en veux plus ? Bien sûr. Vous commencez à me connaître : plus j’ai de responsabilités, plus je me sens épanoui, et plus je suis performant. J’aime avoir les balles en fin de match, je les ai déjà donc je me sens très bien par rapport à ça. Avec Orlando c’est une dynamique différente. « Vooch » a fait une saison All-Star, mais oui j’ai envie d’avoir un rôle encore grandissant bien sûr. »

« Bien sûr que j’ai envie d’être All-Star »

Élu dans le meilleur cinq du tournoi, il semble avoir les cartes en mains pour imiter Nikola Vucevic, et c’est d’ailleurs un objectif. « Ce sont deux choses qui sont complètement différentes, mais bien sûr, mon objectif est d’être le plus performant, bien sûr que j’ai envie d’être All-Star. Mais il n’y a pas de rapport entre cinq majeur de Coupe du monde et All-Star. »

Sa campagne aura sûrement ravi ses dirigeants, qui attendent maintenant de voir s’il peut reproduire ce genre de performance avec régularité. Peut-être que l’intensité et la densité de cette expérience lui permettront d’y parvenir.

« Quand tu fais une compétition internationale, tu apprends de toi-même. C’est le plus haut niveau, tu fais des matchs couperet, ce sont des expériences que tu n’oublies jamais. Tu tires des leçons de ça à titre personnel et à titre collectif. » La franchise floridienne, qui a souvent eu du mal sur le poste de meneur, aura pu constater les progrès de l’ancien Nugget balle en main, par exemple, pour finir dans le trafic, ou encore dans ses prises de position à 3-points.

« Je n’ai jamais été fatigué comme ça »

Avant de revenir au jeu, il faudra dans un premier temps effacer les traces laissées par cette compétition. « Je n’ai jamais été fatigué comme ça » avouait-il lundi. « C’est aussi pour ça que j’ai craqué à la fin, c’est parce que je suis épuisé. Vous ne vous rendez pas compte. On partait le matin à 8h, on arrivait à 16h. On prenait 1h30 de car puis l’avion, et ce ne sont pas des avions privés donc on attend, on est debout. Ce sont des conditions inacceptables, c’est du foutage de gueule pour être honnête. »

Le programme maintenant, avant le début du traning camp dans moins de deux semaines ? « Là j’ai besoin de me reposer. Quand tu es en compétition comme ça, tu es dans un focus, dans une concentration qui est extrême pendant deux ou trois semaines où vraiment tu vis, tu penses et respires uniquement basket et performance. Donc c’est vrai que là, j’ai vraiment envie de lâcher prise. Quelque chose d’aussi débile que de manger un fast food, du foie gras, boire un verre de vin. Des petits plaisirs que tu ne t’octroies pas quand tu es en compétition. »

N’a-t-il pas peur que cette fatigue ait des conséquences sur sa préparation ? « Au contraire, ça va m’aider, je serai déjà en forme, je n’aurai pas besoin de forcer. Il faudra que je sois attentif sur ma récupération. » On imagine que le Magic ne sera pas trop exigeant : ce n’est pas dans son intérêt si le club veut profiter au mieux de sa grosse Coupe du monde. Un nouveau statut qui peut permettre à Orlando de franchir un nouveau cap.

Propos recueillis à Paris.

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