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[Coaching] Les Bucks affrontent l’infection à 3-points en acceptant la fièvre

Face à l’augmentation exponentielle de l’utilisation du 3-points, les Bucks ne se concentrent pas sur la cause, mais sur la conséquence de cette révolution : l’ouverture des raquettes…

Depuis le début de la saison, les amateurs de stats avancées sont face à un paradoxe. Milwaukee, la meilleure défense de NBA avec 103.4 points encaissés sur 100 possessions, est l’équipe qui autorise le plus de shoots à 3-points (35.5 tentatives adverses par match), une bonne partie d’entre eux (11.9) étant « ouverts » ou « très ouverts ».

Dans une NBA qui mise toujours plus sur le tir extérieur, car tout le monde s’est bien rendu compte que ce shoot était plus efficace que le tir à mi-distance, il semble en effet totalement contre-intuitif de laisser autant de 3-points à l’adversaire.

Le 3-points… cause une hausse de l’efficacité près du cercle !

Sauf que Cleaning The Glass explique dans un passionnant article que si l’efficacité des attaques sur jeu placé a beaucoup augmenté ces dernières saisons, ce n’est pas uniquement parce que les joueurs ont petit à petit remplacé le shoot à mi-distance par le tir à 3-points… mais aussi parce que les défenses sont désormais tellement étirées que le pourcentage de réussite près du cercle a également fait un bond.

Alors que l’adresse extérieure est assez stable aux alentours de 35.5% de réussite depuis vingt ans, l’adresse près du cercle est par contre passée de 58% à plus de 61% de réussite en trois ou quatre ans. Cette hausse, conjuguée à la baisse de l’utilisation du tir à mi-distance (et en comptant les lancers francs), fait que, désormais, la réussite moyenne des joueurs à 2-points est équivalente à une réussite de 37% de loin, et non plus 33%, comme c’était depuis longtemps défini.

Encore une fois, tout est une question d’équilibre et le point fascinant, c’est que si un shooteur extérieur à 35% de réussite était intéressant dans une NBA qui shootait assez peu à 3-points, il l’est finalement beaucoup moins dans une NBA qui mise de plus en plus sur le tir extérieur et où les raquettes sont ouvertes…

Les défenses, en pleine fièvre, ignorent les autres symptômes

Tout se passe comme si le 3-points était une infection qui avait totalement bousculé les défenses, provoquant notamment de la fièvre. Ignorant les autres symptômes, les équipes se sont donc d’abord focalisées sur la façon de contester le plus de shoots extérieurs possibles, les Rockets en étant arrivés à quasiment tout « switcher ». La technique a failli faire tomber les Warriors, mais elle est épuisante et demande une telle coordination qu’elle est très difficile à systématiser. D’ailleurs, cette saison, Houston est revenu sur cette philosophie, afin de retrouver un schéma défensif plus classique.

Car la fièvre n’est pas forcément une mauvaise chose pour le malade. Elle crée ainsi un environnement défavorable pour les infections et aide le corps à se défendre. Et c’est là où on en vient aux Bucks.

Mike Budenholzer a ainsi mis en place un schéma défensif qui va à rebours de la tendance générale, en acceptant la fièvre pour se concentrer sur les autres symptômes. Brook Lopez et les autres intérieurs des Bucks ont ainsi pour mission première de limiter au maximum l’accès au cercle. Face à Milwaukee, on se retrouve toujours face à une forêt de bras lorsqu’on attaque la peinture, ce qui fait que Giannis Antetokounmpo et sa troupe sont à la fois l’équipe qui autorise le moins de tirs près du cercle (26.3% des tirs adverses) et celle qui y limite le plus le pourcentage de réussite (56.8%).

Milwaukee pas effrayé par les intérieurs shooteurs

La contrepartie, c’est donc que Milwaukee laisse beaucoup d’espace à 3-points, mais tout le plan de Mike Budenholzer consiste à faire des impasses sur les shooteurs adverses les moins efficaces. Pas question en effet de laisser Stephen Curry seul. Par contre, les Bucks ne sont pas effrayés par tous les intérieurs qui se sont mis récemment au tir de loin.

Ainsi, Action Network rappelle que Marc Gasol a pris 12 tirs extérieurs (6 réussites) face aux Bucks, quand Serge Ibaka (4 réussites) et Blake Griffin (4 réussites) en ont pris 11.

Car toute la stratégie des Bucks repose donc sur cette double logique : protéger au maximum le cercle, et ne pas se préoccuper des shooteurs extérieurs faibles ou moyens. Action Network a ainsi représenté le nombre de 3-points accordés à l’adversaire par position. Or, si on ne tient compte que des meneurs, arrières et ailiers, la défense extérieure de Milwaukee est assez standard en autorisant 23.2 tirs derrière la ligne à 7m25.

Par contre, si on se concentre sur les ailiers forts et les pivots, on voit que les Bucks les laissent beaucoup plus ouverts que les autres équipes, avec 12 tirs à 3-points par match.

Dans une NBA où le 3-points est devenu roi, et où tout le monde veut s’y mettre, les Bucks ont eux décidé de s’attaquer en priorité à la première conséquence de cette révolution : l’ouverture des raquettes et de l’accès au cercle.

Un bon moyen d’illustrer que dans le basket, tout est question d’équilibre, et que la fièvre est mauvaise conseillère.

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