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Rajon Rondo et Chris Paul, neuf ans d’embrouilles et de jalousie

Ce qui devait être une fête célébrant le premier match de LeBron James à domicile et le début d’une nouvelle ère dans la cité des Anges a viré au chaos. Chris Paul et Rajon Rondo ont en effet profité du début d’échauffourée entre Brandon Ingram et James Harden pour régler quelques comptes de longue date. Issus de la même génération, les deux meneurs ont souvent été comparés et ont régulièrement eu l’occasion de confronter leurs caractères, leurs jeux et leurs palmarès respectifs.

À plusieurs reprises, les retrouvailles entre les deux joueurs ont failli dégénérer. Jusqu’à ce que cette guéguerre d’egos ne finisse par un échange de crochets cette nuit sur le parquet des Lakers.

Deux fortes personnalités

Comme l’a rappelé Paul Pierce (ancien coéquipier de Rajon Rondo aux Celtics et de Chris Paul aux Clippers) après la rencontre, la haine qu’entretiennent les deux meneurs de jeu ne date pas d’hier.

« Je ne suis pas du tout surpris. Rajon Rondo et Chris Paul ne se sont jamais aimés. Tout ça remonte peut-être à l’année rookie de Rondo ou à sa deuxième année. Je suis même surpris que ce soit leur première altercation physique car ils ne se sont jamais entendus » raconte « The Truth ».

À y regarder de plus près, tout était réuni dans ce « match-up » pour que ça finisse par péter un jour. Si les deux sont réputés pour être des spécialités des petits coups de vice, Rajon Rondo apparaît davantage cash dans sa façon de se comporter. Les conflits, il adore, et ses anciens coachs Doc Rivers et Rick Carlisle peuvent en témoigner…

À l’inverse, Chris Paul apparaît davantage comme une fouine, un homme d’influence, spécialiste du « trash talking » en douce, mais aussi du flopping. De quoi agacer ses adversaires…

Dès novembre 2009, et alors que Danny Ainge avait essayé de recruter CP3 pendant l’été, Rajon Rondo avait déjà Chris Paul dans le viseur et lui avait ainsi lâché un prophétique : « J’ai une bague, tu n’en auras jamais » à la fin d’un match entre Celtics et Hornets où ils avaient déjà dû être séparés.

Pendant que Rajon Rondo, finalement prolongé par Boston, avait prévenu son service presse qu’il ne répondrait à aucune question concernant Chris Paul jusqu’à nouvel ordre, le meneur de New Orleans avait habilement jeté de l’huile sur le feu en déclarant : « Je pense que Rondo est un gars chanceux de pouvoir jouer avec des gars comme Paul Pierce, Ray Allen, Kevin Garnett et Rasheed Wallace », minimisant ainsi la part de son homologue dans le titre NBA décroché par les Celtics en 2008.

Par la suite, Chris Paul avait tenté de faire le nécessaire pour éteindre l’incendie. En vain. Ce que Doc Rivers avait alors qualifié de simple « compétition » entre deux meneurs de grand talent, a tourné à la guerre d’egos au fil du temps.

Une tentative de trade restée en travers de la gorge

Les deux joueurs sont talentueux, plusieurs fois All-Star et l’esprit de compétition (fondamental dans leur réussite) n’a fait qu’aiguiser les jalousies de part et d’autre. Ainsi, l’année du lockout, lorsque Chris Paul avait déclaré vouloir quitter New Orleans, Boston s’était à nouveau mis sur les rangs aux côtés de nombreuses franchises pour essayer de le récupérer.

Logiquement, Rajon Rondo ne l’avait pas supporté et Danny Ainge, président des Celtics, avait tenté maladroitement de rattraper le coup, expliquant que son meneur devrait être honoré d’être cité dans des discussions concernant un échange avec Chris Paul. Hasard ou coïncidence, Rajon Rondo avait cette fois répondu sur le terrain en réalisant deux de ses meilleures saisons d’un point de vue individuel en carrière.

Comme pour prouver que son jeu n’avait rien à envier aux meilleurs meneurs de la NBA, plus scoreurs que lui.

Le palmarès, la reconnaissance : source de conflit intarissable

Les parcours respectifs des deux joueurs sont aussi également sources de conflit. D’un côté, un champion NBA dès sa deuxième année aux côtés d’un Big Three taillé pour le titre, à qui tout a rapidement réussi. De l’autre, une superstar qui vit comme une injustice d’avoir cette étiquette de loser ultime en playoffs. La sélection nationale est un autre indicateur qui permet de « référencer » les meilleurs meneurs du pays. Sur ce point, c’est Chris Paul qui a toujours eu les faveurs de Team USA, tandis que Rondo préférait sécher des rassemblements pour des excuses parfois douteuses.

Autant de motifs de jalousie qui ont mûri dans chaque camp et qui ont fait de chaque confrontation entre les deux joueurs un moyen pour eux de prouver qui était le « number one ». Ce duel n’a fait que s’amplifier lorsque Rajon Rondo a rejoint la conférence Ouest entre 2014 et 2016 (à Dallas et Sacramento) puis l’an dernier lorsqu’il est passé des Bulls aux Pelicans.

Au point d’en arriver à la triste scène d’hier soir. Triste, car les deux joueurs risquent de lourdes sanctions avec une suspension de plusieurs matchs. Ensuite, il sera temps de se retrouver à nouveau sur un parquet et leur prochain duel sera rigoureusement épié. Rajon Rondo et Chris Paul auront alors l’opportunité de clore le débat en réglant leurs comptes à la régulière, balle en main. En laissant cette fois les gants de boxe au vestiaire cette fois, si possible.

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