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Vincent Collet : « En première mi-temps, on avait oublié le collectif et la patience »

Ceux qui suivent l’équipe de France ont désormais l’habitude de ces premiers matchs ratés, où les Bleus tombent dans le piège d’équipes surmotivées et euphoriques. Cette première rencontre de l’EuroBasket 2017 face à la Finlande, qui défiait la troupe de Vincent Collet devant son public, a respecté cette étonnante tradition.

« On a joué contre une équipe de Finlande conquérante », reconnait Edwin Jackson. « On devait leur rentrer dedans, mettre plus d’agressivité. Quand on l’a fait, on a créé des écarts mais à chaque fois, on s’est relâché et on a laissé des paniers faciles. Dès qu’on contestait les shoots et les déplacements, on prenait six, huit ou dix points d’avance. »

Même constat pour Evan Fournier.

« On s’est fait rentrer dedans et ça a changé le momentum du match. On savait qu’ils allaient être très agressifs et sortir fort sur les pick-and-rolls. On l’avait travaillé mais on est tombé dans le piège. »

« Le premier match, c’est un peu la rentrée des classes »

Comment expliquer ces débuts de compétition éternellement ratés ? Peut-être le statut de favori de ces rencontres, qui jouent contre des Bleus qui ont besoin de prendre le pouls de leurs adversaires…

« Le premier match, c’est un peu la rentrée des classes », explique Boris Diaw. « Les équipes ont soit de l’euphorie, soit de l’anxiété. La Finlande avait pas mal d’euphorie en jouant à la maison. Nous, à contrario, il est possible qu’il y ait un peu d’anxiété sur ces matchs de rodage. »

Ça s’est d’ailleurs vu au niveau défensif, où les Bleus ont pêché, notamment dans le money time.

« Dans les dernières minutes, on avait le match en main et on peut s’en vouloir d’avoir mal négocié les trois dernières minutes alors qu’on avait huit ou neuf points d’avance », détaille Vincent Collet. « On avait beaucoup bataillé pour arriver à cet écart et, malheureusement, on n’a pas su le conserver, en grande partie à cause d’erreurs défensives. On avait pourtant bien défendu à partir de la fin du premier quart-temps, avec 26 ou 27 minutes consistantes sur le plan défensif, qui nous avaient permis de revenir puis de prendre les commandes. Au plus mauvais moment, on a relâché la garde et ils ont réussi quelques exploits, mais sur lesquels nous sommes le plus souvent fautifs. »

« La compétition a ramené des velléités d’individualisme »

Mais pour le sélectionneur, si son équipe a souffert face au jeu d’attaque atypique des Finlandais, c’est peut-être les problèmes offensifs et les 23 pertes de balle qui sont le plus inquiétantes.

« Au-delà de la défense des dernières minutes, on a vu que la compétition avait ramené des velléités d’individualisme et on ne peut pas s’en sortir comme ça », grogne le coach. « En première mi-temps, on avait oublié le collectif et la patience. On était porté par une espèce d’excitation qui était mauvaise conseillère. Il faut se reprendre pour retravailler comme on a pu le faire en préparation. Dans des contextes plus difficiles. »

Ce que confirme Edwin Jackson.

« On a manqué de lucidité en attaque parce qu’on s’est mis dans des situations où on ne pouvait pas courir, où les duels n’étaient pas installés, où on prenait des points et on devait faire avec l’euphorie du public. La compétition est encore longue mais c’est une première sonnette d’alarme. »

Propos recueillis à Helsinki

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