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La course au MVP : au nom du PER

Chaque mardi, Basket USA vous propose son Top 5 des candidats au titre de Most Valuable Player 2017, et cette semaine, on s’intéresse au PER, un indice qui permet, en partie, de classer les joueurs en fonction de leur rendement sur le terrain. Une formule mathématique qui va plus loin que la simple évaluation, et dont les résultats permettent de se donner une idée du futur MVP en fonction de leur influence générale.

Une méthode qui tient compte du temps de jeu et du rythme d’un match

Pour comparer des joueurs qui évoluent à des postes différents et évaluer leurs performances, un simple coup d’oeil aux stats ne suffit plus. C’est pour cette raison qu’a été créée l’évaluation, une formule très simple qui permet de cumuler les actions positives (points, rebonds…) et de leur soustraire les actions négatives (tirs manqués, balles perdues…). Le problème, c’est qu’elle ne prend pas en compte le temps de jeu, le rythme du match ou encore l’importance d’une action par rapport à une autre. Par exemple, il est bien plus compliqué de prendre un rebond offensif que d’inscrire un lancer-franc. Pourtant, dans une évaluation classique, ces deux actions ont la même valeur.

C’est pour cette raison qu’est apparu le PER, pour « Player Efficiency Rating ». Inventée par John Hollinger, ancien journaliste d’ESPN, aujourd’hui vice-président des Grizzlies, cette formule mathématique complexe prend bien sûr en compte les points positifs (points, rebonds, contres…) et les points négatifs (pertes de balle, tir manqués, fautes…) mais elle les ajuste en fonction du temps de jeu et du rythme des matchs. Objectif : établir le rendement réel d’un joueur lorsqu’il est sur le terrain. En l’occurrence, il faut d’abord calculer un uPER, à savoir, un « Unadjusted Player Efficiency Rating », un PER pas encore ajusté au rythme du match qui se calcule comme suit :

uPER = (1 / MP) * [ 3P + (2/3) * AST + (2 – factor * (team_AST / team_FG)) * FG + (FT *0.5 * (1 + (1 – (team_AST / team_FG)) + (2/3) * (team_AST / team_FG))) – VOP * TOV – VOP * DRB% * (FGA – FG) – VOP * 0.44 * (0.44 + (0.56 * DRB%)) * (FTA – FT) + VOP * (1 – DRB%) * (TRB – ORB) + VOP * DRB% * ORB + VOP * STL + VOP * DRB% * BLK – PF * ((lg_FT / lg_PF) – 0.44 * (lg_FTA / lg_PF) * VOP)]

Il faut ensuite l’ajuster au rythme de l’équipe en question (le fameux « pace » qui tient compte du nombre de possessions). En d’autres termes, cet ajustement permet de mettre en valeur des joueurs qui n’évoluent pas forcément dans des formations qui jouent l’attaque à outrance. Car, bien évidemment, il est plus facile de scorer 20 points, de faire des passes et de prendre des rebonds dans une formation qui pratique du « run-and-gun » sans beaucoup défendre.

Au final, l’intérêt du PER est de permettre d’avoir un chiffre unique pour évaluer de l’impact global d’un joueur. En gros, plus un joueur est essentiel au fonds de jeu de son équipe, plus son PER sera majoré.

Une formule encore imparfaite

Comme son créateur l’avoue lui-même, le PER ne se présente pas comme la solution ultime du statisticien pour évaluer le rendement d’un joueur, notamment les défenseurs. Par exemple, s’il peut distinguer certains spécialistes défensifs avec les contres (intérieurs) et les interceptions (extérieurs), il ne tient pas compte de l’aide défensive, des passages en force ou encore de l’intimidation. Il ne met pas non plus en valeur les « role players » qui ne marquent pas forcément beaucoup de points et se concentrent sur des tâches plus obscures comme les écrans.

En clair, le PER consacre bien souvent les stars même s’il donne une idée plus précise de leur impact et de leur influence sur les résultats de leur équipe. Ce qui, en gros, permet d’obtenir un indice de « valuable » que l’on retrouve dans MVP.

Le PER présenté, qu’en est-il cette année du classement actuel ?

1. Russell Westbrook • OKC 29.4
2. Kawhi Leonard • SAS 28.0
3. Kevin Durant • GSW 27.6
4. Anthony Davis • NOP 27.5
5. James Harden • HOU 27.3
6. DeMarcus Cousins • NEO 27.0
7. Isaiah Thomas • BOS 26.9
8. Giannis Antetokounmpo • MIL 26.6
9. Chris Paul • LAC 26.6
10. LeBron James • CLE 26.3
11. Nikola Jokic • DEN 25.7
12. Jimmy Butler • CHI 25.2
13. Karl-Anthony Towns • MIN 25.0
14. DeMar DeRozan • TOR 24.5
15. Lou Williams • HOU 24.4
16. Blake Griffin • LAC 24.0
17. Stephen Curry • GSW 23.9
18. Gordon Hayward • UTA 23.1
19. Kyle Lowry • TOR 23.1
20. John Wall • WAS 23.0

LeBron James puni pour sa maladresse aux lancers

Sans surprise, on retrouve les candidats au titre de MVP dans le Top 10, et c’est le roi du triple double, Russell Westbrook, qui décroche la première place. Ce qui est en revanche très intéressant, c’est de constater que Kawhi Leonard, qui ne noircit pas forcément la feuille est deuxième. Son impact, lorsqu’il est sur le terrain, est immense même s’il ne cumule pas les triple double. L’ailier des Spurs a aussi moins de déchets aux tirs et dans les balles perdues.

Kevin Durant, dont on vante l’efficacité chaque semaine, est sur le podium, suivi de très près d’Anthony Davis. Favori pour le trophée de MVP, James Harden est cinquième.

Ce qui est plus étonnant, c’est de voir LeBron James si bas. Il paie un lourd tribut à ses lancers-francs ratés, et c’est tout l’intérêt du PER que d’insister sur ce type de déchet. Preuve que le PER tient compte du rendement d’un joueur, on note la présence de Lou Williams dans le Top 20. Le nouvel arrière des Rockets, favori pour le titre de meilleur 6e homme, affiche un très bon ratio points/minutes, et il a un impact dès son entrée en jeu lorsqu’il se retrouve face aux remplaçants adverses.

Le record appartient à… Michael Jordan

D’un point de vue historique, le record de PER sur une saison appartient à Michael Jordan avec 31.71. C’était en 1988, et il avait été élu MVP. Son dauphin est LeBron James avec 31.67 en 2009, et lui aussi avait été élu MVP. Sur la 3e place du podium, le Michael Jordan de 1991, également élu MVP cette année-là.

Pour l’instant, et malgré une saison en triple double, Westbrook n’apparaît même pas dans le Top 25 des meilleurs PER de l’histoire. La faute à ses balles perdues.

NOTRE TOP 5 AU 27 FEVRIER

1 – James Harden
Bilan : Rockets – 42v-19d – 3e à l’Ouest
Stats : 37min, 28.8pts, 8.1rbds, 11.3pds, 1.5int, 0.5ct, 5.8bps, 43.7% tirs, 34.9% 3pts, 85.1% LF

2 – Russell Westbrook
Bilan : Thunder – 34v-29d – 7e à l’Ouest
Stats : 35min, 31.0pts, 10.6rbds, 10.3pds, 1.6int, 0.4ct, 5.5bps, 42.1% tirs, 33.4% 3pts, 83.1% LF

3 – Kawhi Leonard
Bilan : Spurs – 45v-13d – 2e à l’Ouest
Stats : 33min, 25.8pts, 5.8rbds, 3.3pds, 1.8int, 0.7ct, 2.1bps, 48.7% tirs, 38.7% 3pts, 89.3% LF

4 – Kevin Durant
Bilan : Warriors – 50v-9d – 1er à l’Ouest
Stats : 34min, 25.8pts, 8.4rbds, 4.9pds, 1.1int, 1.7ct, 2.3bps, 53.8% tirs, 37.8% 3pts, 87.6% LF

5 – LeBron James
Bilan : Cavaliers – 41v-17d – 1er à l’Est
Stats : 38min, 25.7pts, 7.9rbds, 8.9pds, 1.4int, 0.6ct, 4.3bps, 54.1% tirs, 38.7% 3pts, 69.1% LF

Mentions : John Wall, Stephen Curry, DeMarcus Cousins, Gordon Hayward, Anthony Davis…

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