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Happy Birthday | Nick Van Exel, l’art de l’improvisation

Il était un des meneurs les plus flashy des années 90. À son arrivée dans la ligue en 1993, Nick Van Exel (49 ans aujourd’hui) paraissait trop petit (1m85) et trop gringalet pour réussir. Surtout chez les Lakers à Los Angeles marqués par le départ en retraite de Magic Johnson.

nick-van-exelEt pourtant, petit à petit, le natif de Kenosha – une humble bourgade du Wisconsin (très loin des paillettes d’Hollywood) – allait se faire sa place à côté des Shaquille O’Neal, Eddie Jones ou autre Kobe Bryant. En fait, on se souvient souvent de cette photo qui place les quatre Lakers au All-Star Game de New York en 1998. Nick Van Exel est alors un des meneurs les plus spectaculaires de la ligue. Il faut dire qu’avec les coéquipiers sus-nommés, il a des options pour lancer les alley-oops… C’est le retour officiel du Showtime !

Un jeune effronté à LA

Mais surtout, ce qui impressionne chez celui qu’on surnomme désormais « Nick The Quick », c’est sa vitesse d’exécution et son imagination sur jeu libre. La contre-attaque est son domaine de prédilection car il peut laisser libre cours à son sens de l’improvisation pour des finitions acrobatiques et carrément insensées parfois. Et puis, le minot n’est pas le dernier pour prendre le tir de la gagne… Un sacré caractère et même parfois une tête brûlée quand il frappe un arbitre en 1996 !

Parfois effronté, Nick Van Exel se sent en fait incompris. Rien n’a été facile dans la vie pour Nick le gaucher. Élevé par sa mère, il doit quitter le Wisconsin pour le Texas (au Trinity College, là où est passé Shawn Kemp quelques mois avant lui) avant de terminer son cursus universitaire à Cincinnati. Il sera finalement drafté en 37e choix… du deuxième tour en 1993. Un sacré coup de bambou.

À force de travail et de persévérance, Nick Van Exel va gagner ses galons de titulaire à LA. Pour ne rien gâcher, il met le public angelino dans sa poche au passage avec sa vista et ses gestes improbables. Le magicien des parquets, avec ses départs croisés, annonce d’une certaine manière l’arrivée prochaine de joueurs de la trempe d’Allen Iverson, des petits nerveux qui mettent leurs tripes sur le parquet pour tenir dans cette ligue de golgoths.

« Quand j’entrais sur le terrain, c’était ma maison et je pouvais exprimer mes émotions » expliquait-il plus tard au Star Telegram. « Mais hors des parquets, je suis un gars super gentil. Je peux discuter avec tout le monde. Je me suis mis un bouclier pour me protéger quand j’étais joueur mais je me suis rendu compte avec l’âge que je n’en avais pas forcément besoin. Mais je viens des quartiers et je n’avais pas l’habitude de faire confiance aux gens. »

De joker de luxe à assistant

Après sa période à Los Angeles, Nick Van Exel portera les tuniques des Nuggets (3 saisons et demi), des Mavericks (1 saison et demi), des Warriors, des Blazers et des Spurs (une saison seulement pour ces trois dernières). Replacé en remplaçant de luxe dans ses dernières années, il réalise de gros matchs en playoffs pour les Mavs notamment.

Ses playoffs 2003 (avec Dirk Nowitzki, Steve Nash et Michael Finley) sont parmi les plus gros cartons de sa carrière avec trois sorties monumentales au-dessus des 30 points (36 points, 6 passes puis 40 points, 7 rebonds, 7 passes dans les matchs 2 et 3 et enfin 35 dans la 6e manche) pour éliminer les Kings de Chris Webber et Mike Bibby au bout de sept matchs. Son tir à 3-points et son adresse en général en font un des meilleurs remplaçants de la ligue, un parfait joker offensif en sortie de banc.

Actuellement scout chez les Mavericks, Nick Van Exel essaie surtout de vivre avec une tragédie personnelle. Son fils, Nickey, est effectivement incarcéré dans le Texas après avoir accidentellement tué un de ses amis. Il purge actuellement une peine de 60 ans de réclusion… Une histoire qui laisse forcément des traces.

À terme, son but semblait de prendre la tête d’une équipe NBA, mais après plusieurs postes comme assistant, et une seule saison à la tête d’une équipe en G-League, il semble désormais se contenter de rester dans l’ombre.

Nick Van Exel au top face à Grant Hill en 1994

Bonus: La controverse des 23 passes décisives de Nick Van Exel, son record personnel

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