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Hassan Whiteside, portrait d’un miraculé

hassan

« D’où il sort celui-là ? C’est assez remarquable qu’il ne se soit pas fait remarquer plus tôt. »

Même Chris Bosh en reste sur son séant. Après son triple double déjà légendaire, avec 14 points, 13 rebonds et 12 contres (record de franchise), Hassan Whiteside (2m13, 120kg) est rapidement en train de devenir la coqueluche de la saison. Le Jeremy Lin de l’année si vous voulez. 

En réanimation à 10 ans

Il faut dire que le garçon revient de loin. Flashback en 1999. Hassan a alors 10 ans. Comme tous les gamins de son âge, il ne se rend pas compte du danger…

« Je marchais vers le magasin à Gastonia [sa ville natale en Caroline du Nord, ndlr] et je me suis fait percuter par une voiture quand j’ai traversé la route. On m’a emmené à l’hôpital. Mon genou était très salement amoché et ils ont dû utiliser des défibrillateurs pour me réanimer. Ce fut un traumatisme énorme pour moi. Mais je suis là maintenant. Je me sens vraiment chanceux. »

Pendant sa longue rééducation, Hassan souffre le martyr. Il doit rapprendre à marcher, à courir. Sa mère lui offre alors un petit portrait de Martin Luther King portant une citation qui souligne le caractère de l’homme quand ce dernier est dans la difficulté. Hassan Whiteside a suivi les préceptes du pasteur. Il a continué à travailler.

« Ma mère m’a toujours dit que j’étais sur terre pour réaliser quelque chose d’unique. J’ai failli mourir à 10 ans et le docteur avait dit que j’allais avoir une jambe plus courte que l’autre car j’avais été touché au cartilage de croissance. Mais, comme vous pouvez le constater, j’ai une paire de jambes en pleine forme. Tout pendant que je visitais les hôpitaux pour soigner mes différentes rechutes, elle m’a aidé et j’ai surmonté tout ça. Au début, je ne la croyais pas mais j’ai commencé à y croire. »

Drafté par les Kings à sa sortie de la fac de Marshall en 2010, Whiteside a rapidement été transvasé en D-League où il a passé le plus clair de son temps pendant ses trois premières années professionnelles (seulement 19 apparitions en NBA sur la période). Las, il est ensuite parti monnayer ses talents au Liban, à Amchit (où a également évolué l’international français, Ali Traoré) avant de dominer dans le championnat chinois. Un dernier aller-retour entre le Liban et la Chine (2013-14) lui sera ensuite nécessaire avant de revenir au pays, en NBA… jusqu’à son explosion actuelle !

Un naturel du contre

Elu meilleur défenseur en Chine, meilleur pivot, MVP des finales et tutti quanti, Whiteside avait effectivement démontré en NCAA des prédispositions certaines pour l’exercice du contre. Battant le record de contres d’un freshman sur une saison, établi par Shawn Bradley (177), Whiteside (182) avait déjà prouvé qu’il faisait partie de cette race de spécialistes. Mais, immature et fruste, il n’a pas eu sa chance.

« Il est beaucoup plus discipliné qu’il ne l’était quand il est arrivé dans la ligue. » souligne Erik Spoelstra. « Il avait le talent, le timing et la taille… On ne peut pas vraiment dire qu’il vient d’apprendre comment contrer, il était déjà énorme à Marshall en termes de contres. Mais il avait besoin de temps pour se développer. Et les intérieurs prennent plus longtemps… C’est typiquement le genre de gars qu’on veut voir réussir. »

Comme de nombreux intérieurs NBA, Hassan Whiteside est arrivé trop tôt dans la Grande Ligue. Imaginez qu’il pesait 102 kg pour ses 7 pieds, une vraie brindille. Prêt ni physiquement, ni mentalement pour rivaliser au plus haut niveau, c’est aux rayons inférieurs qu’il va faire ses classes. Pétri de talent mais encore trop frêle physiquement, Whiteside va peu à peu grandir dans son corps de géant en D-League. Puis ses passages à l’étranger l’ont renforcé. Loin des siens, il s’est endurci.

Ce qui interpelle en revoyant ses highlights, c’est que Whiteside joue en NBA comme il jouait en D-League, au Liban, ou en Chine. C’est sa puissance physique qui est le fil rouge de cette ascension fulgurante. Passer avec une telle aisance des intérieurs libanais qui n’atteignent pas le double mètre à Pau Gasol, un des meilleurs intérieurs de l’histoire, c’est tout simplement bluffant !

L’ombre de Marshall

En fait, si Whiteside a enfin trouvé sa place en NBA au sein du Heat, c’est surtout parce qu’il a enfin atteint sa maturité physique. A l’instar d’un Rudy Gobert qui a désormais ajouté la musculature et la coordination à son arsenal, Hassan Whiteside sait maintenant quoi faire de ses bras télescopiques et de son immense carcasse. Son placement défensif est meilleur. Sa réactivité offensive l’est également. Et le sens du contre est toujours là !

Après 18 matchs avec le Heat seulement, Hassan Whiteside a déjà gravé son nom dans le marbre floridien de Miami. Rien ne sera plus jamais comme avant pour le miraculé de Gastonia…

« Au lycée, c’était déjà la même rengaine. » rappelle-t-il sur ESPN. « Et même il y a cinq ans pour ceux qui ont suivi ma carrière à Marshall ; j’y ai fait un an et je n’étais titulaire qu’en toute fin de saison. Après la saison, j’étais projeté pour être un lottery pick et on se demandait déjà qui j’étais. C’est l’histoire de ma vie. »

Ses 14 points, 13 rebonds, 12 contres : une performance dantesque 

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