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[Les Français en NBA] 14e – Jérôme Moiso

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« Rien ne sert de courir, il faut partir à point. » Ce vieil adage pourrait parfaitement correspondre à l’impact de la France sur la NBA. Encore absente des parquets nord-américains il y a moins de vingt ans, la France est devenue en l’espace de quelques années le premier pourvoyeur de talent, si l’on excepte les Etats-Unis.

Pourtant, ce sont près de trente pays qui ont devancé l’Hexagone en envoyant l’un de leur ressortissant en NBA. Mais depuis 1997 et la sélection d’un certain Olivier Saint-Jean par les Sacramento Kings, ce ne sont pas moins de vingt joueurs tricolores qui ont foulé les parquets du plus prestigieux championnat du monde. Certains sont devenus des stars mondiales, d’autres ont connu des carrières respectables, et d’autres encore n’ont malheureusement pas réussi à y faire leur trou.

Mais qu’importe, rien que le fait de pouvoir dire que l’on a eu la chance de jouer en NBA reste une réussite phénoménale. Formés dans nos centres français ou dans le système universitaire américain, nos compatriotes de la NBA ont conquis la planète basket et le réservoir ne semble pas désemplir. Quatre joueurs draftés en 2013 et 2014 attendent d’ailleurs leur tour…

N°14 : Jérôme Moiso

Formé à: UCLA (NCAA)
Draft: 1er tour, 11ème choix par Boston en 2000
Saisons: 5 (2000 à 2005 avec Boston, Charlotte/New Orleans, Toronto, New Jersey et Cleveland)
Matchs en saison régulière: 145 (dont 3 comme titulaire)
Matchs en playoffs: 4 (dont 0 comme titulaire)
Moyennes: 2,7 points à 48,9%, 2,7 rebonds, 0,3 passe décisive
Totaux: 386 points, 395 rebonds, 38 passes décisives
Record en carrière: 13 points (face à Sacramento le 5 février 2003)

Awards: –

Son parcours:
28 juin 2000: Sélectionné par les Boston Celtics au 1er tour (11ème choix) de la Draft 2000.
3 août 2001: Echangé par les Boston Celtics aux Philadelphia 76ers contre Roshown McLeod et un premier tour de Draft.
25 octobre 2001: Dans le cadre d’un échange à trois, envoyé par les Philadelphia 76ers avec George Lynch et Robert Traylor aux Charlotte Hornets; les Charlotte Hornets envoient une somme d’argent aux Golden State Warriors; les Charlotte Hornets envoient Derrick Coleman aux Philadelphia 76ers; les Golden State Warriors envoient Chris Porter aux Charlotte Hornets; les Golden State Warriors envoient Corie Blount et Vonteego Cummings aux Philadelphia 76ers; et les Philadelphia 76ers envoient Cedric Henderson et un premier tour de Draft aux Golden State Warriors.
16 juillet 2003: Signe avec les Toronto Raptors en tant qu’agent libre.
28 décembre 2004: Signe avec les New Jersey Nets en tant qu’agent libre.
3 janvier 2005: Coupé par les New Jersey Nets.
5 janvier 2005: Signe un premier contrat de dix jours avec les New Jersey Nets.
15 janvier: Signe un second contrat de dix jours avec les New Jersey Nets.
1er février 2005: Signe avec les Cleveland Cavaliers en tant qu’agent libre.

Gains: $8,074,800

Deuxième français à rejoindre la NBA, trois ans après Tariq Abdul-Wahad, Jérôme Moïso est probablement le plus gros gâchis tricolore au sein de la ligue nord-américaine. Extrêmement doué, Moïso sait très tôt que son destin est grand et que sa place sera un jour en NBA. Pour réaliser son rêve, il opte pour une formation aux Etats-Unis plutôt qu’en France et ce pour se donner une meilleure visibilité auprès des scouts américains. Le pari est payant et il forme avec Baron Davis un duo de choc à UCLA, l’université la plus titrée de tous les temps. Après seulement deux saisons, il déclare sa candidature à la Draft NBA et est choisi par Boston en onzième position. Les Celtics sont encore en pleine reconstruction mais possèdent déjà deux très bons joueurs dans leurs rangs avec Antoine Walker et Paul Pierce. Moïso est censé être la touche finale de la raquette de la franchise du Massachusetts, mais le staff comme le joueur déchantent très rapidement.

Trop nonchalant ?

Jugé nonchalant et peu impliqué par son coach Rick Pitino, Moïso ne joue que des bouts de match (quand il a la chance de jouer). Le début de saison est cauchemardesque pour les Celtics et Pitino est licencié peu avant la mi-saison. Son remplaçant, Jim O’Brien, affiche la même opinion sur le pivot Guadeloupéen et « Rome » ne joue plus que sept matchs après la fin du mois de janvier. Le bilan de sa campagne de rookie est affligeant : 1,5 point, et 1,8 rebond en 24 rencontres disputées…

Les Celtics en ont assez vu et envoient Moïso à Philadelphie. Ce dernier a à peine le temps de poser ses valises en Pennsylvanie qu’il est déjà sur le départ, en partance vers Charlotte, quelques jours avant le début de la présaison. Sous l’uniforme des Hornets, Moïso ne convainc pas non plus. En 2001-2002, Paul Silas ne le fait jouer qu’à quinze reprises pour un impact anecdotique. Sa carrière est dans l’impasse et sa troisième saison en NBA s’annonce décisive. Entré en jeu au cours de l’Opening Night, Moiso frappe un grand coup en réalisant ce qui est alors le meilleur match de sa carrière. En douze minutes, il convertit ses cinq tentatives au tir pour finir avec 10 points au compteur. Son coach semble alors décidé à l’impliquer dans le jeu mais deux mauvais matchs coup sur coup le repoussent à nouveau au bout du banc. Il ne joue que six matchs en deux mois avant de se voir donner une nouvelle chance en janvier, et même s’il ne joue pas énormément, il fait alors partie de la rotation intérieure de l’équipe, en jouant une bonne dizaine de minutes chaque soir. Déjà une belle victoire pour un joueur que l’on disait perdu.

Des playoffs prometteurs et puis… rien

De plus en plus à l’aise, il signe même deux double-doubles en l’espace d’une semaine au mois d’avril. Mais c’est en playoffs qu’il connait son heure de gloire. Alors que les Hornets sont logiquement dominés par les Philadelphia 76ers d’Allen Iverson lors du Game 3 du premier tour, Jérôme Moïso sort de sa boite et remet à lui seul son équipe dans le match en inscrivant dix points et prenant sept rebonds lors du troisième quart-temps. « The Answer », dans sa déclaration d’après-match, dira de Moïso qu’il a été le « Facteur X » et que son entrée a fait basculer la rencontre. Malgré l’élimination des Hornets au premier tour des playoffs, Moïso a séduit les observateurs pour la première fois depuis son arrivée en NBA.

Il se voit alors offrir un contrat de deux ans par les Toronto Raptors, chose inespérée quelques mois auparavant. On se dit que sa carrière va enfin décoller… grossière erreur. Une nouvelle fois, Moïso subit les critiques acerbes de son coach, Kevin O’Neill. Peu utilisé, il faut attendre le mois de février pour le voir réaliser de bonnes performances, comme une série de trois matchs consécutifs à plus de dix rebonds. Bien présent dans la rotation aux mois de février et mars, Moïso disparait à nouveau de la circulation pour la fin de saison. Pour sa deuxième saison, un nouveau coach débarque dans l’Ontario : Sam Mitchell. L’occasion de repartir sur de bonnes bases se dit-on, mais comme toujours, le diagnostic du technicien est sans appel : le potentiel est là, mais rien n’est fait pour le mettre en valeur. Moïso ne joue jamais ou presque et fin décembre, le couperet tombe. L’ancienne star d’UCLA est coupée et se retrouve sans club.

En recherche d’un pivot d’appoint, les New Jersey Nets font appel à ses services pour un contrat de dix jours mais il n’a jamais l’occasion de pouvoir montrer ce dont il est capable sous ses nouvelles couleurs, puisqu’il ne joue qu’une à deux minutes par-ci, par-là. Il est gardé pour un deuxième contrat de dix jours mais les Nets décident logiquement de ne pas le conserver pour le reste de la saison.

À nouveau au chômage, il est recruté par les Cleveland Cavaliers le 1er février 2005 pour une durée de dix jours. Après un premier match solide (4 points, 3 rebonds en treize minutes), il ne joue que le « garbage time » lors de ses trois autres apparitions avec cette équipe. Laissé libre, il n’a depuis plus jamais été rappelé par la NBA. Hésitant à revenir jouer en Europe ou à mettre un terme à sa carrière, il décide de prendre un congé sabbatique d’un an avant de revenir sur les parquets, à Rome. Depuis, il vadrouille de club en club et même de championnat en championnat puisqu’après l’Italie, Moiso est passé par l’Espagne, la Russie, la Chine ou encore Porto Rico avant de prendre sa retraire sportive en janvier 2014.

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