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Interview Victor Wembanyama : « J’ai toujours eu de bonnes surprises avec le public français »

NBA – Plus que l’excitation, Victor Wembanyama ne veut pas céder à la pression à l’heure de se projeter vers les deux matchs à Paris contre les Pacers, le 23 et 25 janvier.

victor wembanyama

Les Spurs s’apprêtent à débarquer à Paris pour une double confrontation contre les Pacers à Bercy, les 23 et 25 janvier. Aussi attendus que les Beatles en leurs temps, les Texans espèrent conquérir le cœur des Français, avec Victor Wembanyama en tête de gondole. Pendant une semaine, l’intérieur natif du Chesnay (Yvelines) sera au centre de l’attention et de la stratégie marketing de la NBA, toujours plus désireuse de rayonner en France.

Après la nouvelle défaite contre les Grizzlies, « Wemby » a confié son excitation au moment d’aborder son rendez-vous parisien qu’il « attend avec beaucoup d’impatience » mais surtout, le rookie de l’année 2024 ne veut pas être submergé par l’émotion. « Ce serait se mettre en danger que de les aborder comme des matchs spéciaux », a-t-il notamment confié aux médias français présents à l’année à San Antonio – dont Basket USA.

Lors de votre dernier match en France avec les Metropolitans 92 lors de l’épisode 3 des finales de Betclic Élite contre Monaco à Roland-Garros, vous aviez fait un coeur avec les doigts au public français. Émotionnellement, comment abordez-vous ces deux matchs NBA à Paris contre les Pacers, deux ans après ?

Comme d’habitude, je vais me servir du soutien du public et profiter de toute l’énergie positive que les gens sont prêts à donner pour la leur rendre. Je n’espère pas être aussi ému [que contre Monaco] mais je vais vraiment m’en nourrir. Ce serait se mettre en danger que de les aborder comme des matchs spéciaux. Ce serait facile de me laisser emporter par l’euphorie, je vais les aborder comme des matchs normaux et me concentrer sur ce dont mon équipe a besoin. Les Spurs me mettront dans de bonnes conditions pour pouvoir me concentrer sur ces matchs et ne pas me laisser distraire par tout ce qu’il y aura autour.

« Je n’ai pas d’attentes particulières mais je sais que ça va être fou »

Qu’en attendez-vous ?

Ces deux rencontres vont certainement ressembler à des matchs à domicile car on aura le public avec nous.  Je n’ai pas d’attentes particulières mais je sais que ça va être fou. Toutefois, j’ose espérer que l’accueil que le public français me réservera ne sera pas aussi invasif que cela l’a parfois été aux États-Unis. La sécurité est plus inquiète que moi à ce niveau-là (sourire).

« Je ferai tout ce que je peux pour montrer que les Spurs doivent aller tous les ans à Paris »

Espéreriez-vous que la NBA programme deux matchs des Spurs à Paris aussi rapidement ?

Pas vraiment. Je me doutais bien que ça se passerait un jour mais en arrivant en NBA, ce n’est pas à ces matchs délocalisés qu’on pense en premier. Je suis chanceux de jouer à Paris car certains joueurs français de NBA n’ont jamais eu l’occasion de le faire dans leur carrière. Je ferai tout ce que je peux pour montrer que les Spurs doivent aller à Paris tous les ans.

Quel accueil va vous réserver le public français ?

Je sais que ce sera différent de ce que j’ai connu jusque-là : j’ai toujours eu de bonnes surprises avec le public français. Lors de ma dernière année en France, j’ai joué avec les Mets 92, dans une toute petite salle [à Marcel-Cerdan, 4 000 places], où il y avait vraiment beaucoup d’énergie. C’était spécial. Puis, lors des Jeux olympiques, c’est toute une nation qui était derrière le pays. Là, ce sera un match NBA donc ce sera, j’en suis sûr, encore différent.

Que recommanderiez-vous comme sortie à Paris ?

Il y a encore des choses que je dois voir, je n’ai pas pu tout faire à Paris mais si je pouvais faire une sortie avec mes coéquipiers, ce serait Le Louvre.

« En aucun cas, le projet sur le long terme que nous menons avec les Spurs n’est remis en question »

Vous venez de concéder une 5e défaite en 6 matchs contre Memphis, ce samedi soir. En quoi ce dernier match à Miami, avant d’aller à Paris, est important pour vous ?

Le match de ce [vendredi] soir était déjà important mais contre le Heat, ce sera très important. Une saison NBA, ce n’est jamais une ligne droite : il y a toujours des hauts et des bas, on ne finira pas à 82 victoires. Mais nous restons très confiants dans ce que nous faisons au quotidien. En aucun cas, le projet sur le long terme que nous menons avec les Spurs n’est remis en question.

Il y a tellement de marches à franchir dans cette ligue que la motivation est toujours là. Je ne suis pas arrivé au bout de mon potentiel. Avant chaque match, je me dit que j’ai énormément de chance de jouer en NBA.

Tony Parker a été l’un des premiers européens à arriver en NBA en 2001, contribuant à la mondialisation de la Ligue. Quel rôle a-t-il joué dans le développement de la NBA en France ?

On ne doit pas sous-estimer l’impact que TP a eu sur la nouvelle génération en France, car c’est à l’époque où Tony était à son prime que j’ai commencé à regarder le basket. Ce qu’il a fait en NBA a vraiment été bénéfique pour tout le système [de la formation française].

Aujourd’hui, je suis fier de faire partie de cette nouvelle vague de joueurs français qui arrivent en NBA. On aimerait gagner des titres avec l’Equipe de France. C’est une super aventure mais je pense que le basket français n’a pas encore atteint son plein potentiel.

Les Spurs sont l’une des franchises les plus victorieuses du XXIe siècle en NBA. Selon vous, qu’est-ce qui en fait la force ? 

La volonté de ne pas sauter d’étape, de jouer un basket durable, sain. On a vu je ne sais combien de projets ne pas aboutir en NBA en voulant aller trop vite. Les Spurs se sont démarqués dans les 25-30 dernières années, c’est l’équipe qui a le plus de bagues. 

De notre correspondant à San Antonio (États-Unis).

 

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