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Vincent Collet : « Je suis persuadé qu’à l’intérieur, on a de quoi dominer beaucoup d’équipes »

Coupe du Monde – Vincent Collet s’est montré satisfait de la progression de son groupe… en attendant le double test face à la Lituanie !

Rudy Gobert Yabusele Vincent Collet

Certes, ça fait du bien au moral et ça renforce le capital confiance d’avoir remporté hier soir un troisième match de suite à Orléans face au Venezuela. Mais le sélectionneur national, Vincent Collet, ne manquera probablement pas de recadrer ses troupes sur les échéances à venir, avec la Lituanie par deux fois, puis le Japon et l’Australie. Pour maintenir une saine pression sur son groupe.

Satisfait de l’état d’esprit des Bleus, et d’un jeu plus fluide que l’an passé, le sélectionneur de l’Equipe de France veut néanmoins poursuivre son travail de fonds et profiter de chaque instant avant la Coupe du Monde pour progresser sur la défense (et son alternance) mais aussi sur les situations de jeu au poste bas en attaque.

Avec une hiérarchie déjà bien définie après les retours aux affaires de vétérans comme Nando De Colo et Nicolas Batum, et des joueurs de banc qui peaufinent leur rôle respectif, les Bleus voguent sereinement jusqu’à présent sur les bords de Loire…

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« Quand on a fait les écrans, il n’y a pas eu de rebond offensif »

Vincent, vous avez glané une troisième victoire en trois matchs, quelles sont vos premières réactions après ce succès ? Et, par suite, quels sont les bémols que vous souhaiteriez apporter à ce tableau plutôt convaincant dans sa globalité ?

« Il y a toujours des bémols, mais c’est normal parce que ça reste un début de préparation avec des matchs rapprochés. On n’a fait que cinq ou six entraînements tous ensemble, donc les matchs nous servent aussi à progresser. Les shootings qu’on fait le matin aussi sont beaucoup plus complets que d’habitude. On ne fait pas que du tir, mais souvent du ‘piéton’ pour expliquer des points précis. En l’occurrence, ce matin, c’était la [zone] 3-2 matchup. On essaye de profiter de chaque moment. Mais ce qui est important, c’est qu’il y a une vraie concentration sur les objectifs que l’on se fixe. Ce soir, on visait deux choses : améliorer la relation avec l’intérieur. Je pense qu’on a bien progressé pour ce qui est de donner la balle à l’intérieur mais on a encore beaucoup de travail à faire sur la mobilité autour de ces actions de post up. Voilà, ce n’est pas encore suffisant pour ressortir la balle, sur ce qu’on appelle les « inside out ». La deuxième chose qu’on voulait travailler, c’est la vitesse d’exécution. Dans la pose des écrans, dans les démarquages, dans la mise en place [des systèmes], dans les relances… C’est la première fois depuis le début de la préparation que l’on a réussi à bien relancer, en particulier en début de troisième quart. On sait que ça fait partie de nos points forts habituels et on veut le retrouver. Après, sur le rebond, il y a eu un mauvais passage en deuxième quart-temps, où ils en prennent 4 sur leurs 9 au total. C’est un point de vulnérabilité évident, pas seulement conjoncturel mais structurel. On a beaucoup de joueurs qui n’ont pas les bonnes habitudes donc on a beaucoup insisté là-dessus à la vidéo, avec un montage qu’on avait fait du match face au Monténégro. Il faut que tout le monde s’y mette. On a vu que quand on fait les écrans, il n’y a pas eu de rebond offensif. »

« Quand on n’est plus sur le porteur de balle, ça ne veut pas dire qu’il faut s’arrêter de défendre, bien au contraire ! »

On a senti qu’il y avait une vraie consigne du staff pour jouer à l’intérieur face au Venezuela, est-ce que vous confirmez ?

« Bien sûr. Je suis persuadé qu’à l’intérieur, on a de quoi dominer beaucoup d’équipes. Je le pensais déjà l’année passée, mais nous n’avions pas réussi à exploiter ce potentiel. Parce qu’on n’avait pas la qualité nécessaire pour mettre la balle à l’intérieur. Ce ne sont pas des passes évidentes à faire. Cette année, les deux meilleurs passeurs sont revenus [De Colo et Batum, ndlr] et on voit comment ça influence le jeu. Et également les autres joueurs qui ne la mettaient pas forcément avant… Mais ça doit venir aussi des intérieurs qui doivent prendre de bonnes positions. [Rudy] prend de meilleures positions que l’an passé, et dès [aujourd’hui], on va continuer à travailler ça. On ne veut pas mettre la balle à l’intérieur pour marquer à chaque fois mais déjà, si tu menaces, tu vas provoquer des aides, des aides incontrôlées ou trop fortes et dont on doit bénéficier au shoot extérieur. D’autant plus qu’avec Mous [Fall], on a un très bon passeur. On doit améliorer le spacing et la mobilité sur ces actions-là. »

On a justement vu une très belle relation, poste haut – poste bas, entre Fall et Makoundou en deuxième mi-temps, qu’avez-vous pensé de la prestation de ce dernier qui vient juste d’intégrer le groupe à Orléans ? Et sera-t-il encore dans le groupe pour la Lituanie mercredi ?

« [Makoundou] sera encore avec l’équipe mercredi, c’est sûr. Il faut encore qu’on ménage Mathias [Lessort]. Il a eu du mal à s’y mettre au début. Il était sur le duel difficile en plus, donc il était, on va dire, en recherche de repères [petit sourire]. C’est normal, il n’est arrivé que la veille du match. Il était dans la tonalité de l’équipe, donc ça va. Les autres joueurs ont bien cherché à l’intégrer. »

Sur la zone, on vous a entendu dire que vous vouliez que les extérieurs aillent « trouver du travail », est-ce que ça s’est vérifié sur ce troisième match ? 

« Ils en ont beaucoup plus trouvé [hier] soir que contre le Monténégro. C’est une défense dont les principes sont proches de l’homme à homme, mais il faut augmenter encore l’activité. Il ne faut pas vouloir défendre qu’une seule position, souvent on doit en défendre deux. Il faut changer de statut très rapidement. Quand on n’est plus sur le porteur de balle, ça ne veut pas dire qu’il faut s’arrêter de défendre, bien au contraire ! Il faut déjà anticiper les prochaines passes potentielles, en essayant autant que possible de gêner celles qui vont vers l’intérieur. Si on arrive à garder nos vis-à-vis à la périphérie, on aura fait une grande partie du boulot. »

« On veut que nos joueurs évoluent dans leur zone d’efficacité »

À l’instar d’Evan Fournier avec les Knicks, Frank Ntilikina a connu une saison plutôt compliquée avec les Mavs, comment procédez-vous pour lui redonner confiance offensivement, sachant que son rôle en NBA se résume essentiellement à des tâches défensives ?

« C’est utopique de croire que les joueurs qui font certaines choses toute l’année vont changer leur jeu complètement une fois qu’ils enfilent le maillot bleu ! Parfois, ils le croient eux, mais à tort souvent. Il faut déjà qu’ils fassent très bien ce qu’ils savent faire. Et par la suite, ils auront l’occasion de faire autre chose. (…) C’est pour ça qu’on prend le temps. Il va monter progressivement. Ce n’est pas qu’à nous de le faire monter, il doit aussi monter lui-même. Il faut qu’il profite de ses minutes sur le terrain pour élever son niveau de jeu. Il a encore du temps, il est comme le reste du groupe, il travaille et il est concentré à l’entraînement. Il n’y a pas de raison que ça ne vienne pas. Sur ce match, on a vu que Terry Tarpey et Yakuba Ouattara avaient fait de belles entrées alors qu’ils avaient été plus en difficultés face au Monténégro. Il ne faut pas tirer d’enseignements à chaque sortie [en préparation], c’est la progression générale qui importe. On veut faire monter les uns et les autres au fur et à mesure. Bien évidemment, on donne la priorité aux leaders mais on aura aussi besoin des remplaçants. On essaye donc à chaque fois de faire en sorte qu’un ou deux joueurs profitent de ces matchs pour reprendre de la confiance, et surtout qu’ils évoluent dans leur zone d’efficacité. Je suis content du passage de Sylvain Francisco en deuxième mi-temps. Il a été plus agressif. Je veux qu’il utilise sa vitesse. Il peut rentrer des tirs à 3-points mais je préfère qu’il attaque le cercle car c’est le joueur le plus rapide de l’équipe. »

C’est désormais une double confrontation face à la Lituanie qui pointe à l’horizon, on imagine que vous aviez prévu cette montée en difficulté en prévoyant le programme de préparation…

« Depuis le début de la préparation, on situe ce double test face à la Lituanie comme un moment important pour nous. Il va sanctionner la fin de notre premier bloc vendredi soir. Après ça, on va décoller pour le Japon pour la préparation terminale, avec deux tests intéressants aussi. Le premier face au Japon. On a vu à quel point on avait souffert face à eux, il y a deux ans, et ça sera les mêmes conditions, avec le décalage horaire, on sera certainement très fatigués. Mais on veut voir comment on se comporte sous la fatigue. Après, on aura l’Australie qui sera un autre défi de grande qualité. Comme la Lituanie. À vrai dire, j’attends encore plus le match à Vilnius [que celui de mercredi à domicile] parce que je sais que celui-là sera très compliqué. On sent qu’il y a un bon état d’esprit dans le groupe, les joueurs prennent plaisir à jouer ensemble, à se donner la balle. On bouge beaucoup mieux, on est plus fluide. Mais il faudra voir ce que ça donne quand ça se complique. Il faudra garder cette façon de faire quand ça va devenir dur. Dès mercredi, mais surtout vendredi. »

Propos recueillis à Orléans

Crédit photo : Lenoir/The Agency/FFBB

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