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Joakim Noah fier d’avoir investi dans la « Basketball Africa League »

NBA – La troisième édition de la « Basketball Africa League » débute aujourd’hui à Dakar. L’occasion pour l’un de ses plus prestigieux ambassadeurs de faire le point sur son investissement et ses aspirations pour cette NBA « Made In Africa ».

Entre ceux qui veulent rester au plus près du terrain et se dirigent vers une carrière de coach ou d’assistant, d’autres qui visent des rôles de dirigeants ou ceux qui ressentent le besoin de couper complètement, Joakim Noah a choisi sa voie.

L’ancien pivot des Bulls a rejoint ses aînés comme Luol Deng et Dikembe Mutombo en investissant dans la BAL (Basketball Africa League) dont la troisième édition débute aujourd’hui à Dakar.

Symbole du lien entre l’Afrique et le reste du monde

Trois ans après avoir pris sa retraite des parquets de la NBA, Joakim Noah est revenu sur les raisons de son engagement pour la BAL, un choix qui avait tout de l’évidence pour lui, dont le lien avec l’Afrique s’est renforcé chaque année, lorsqu’il accompagnait son père au Cameroun pour rendre visite à sa famille. Né aux Etats-Unis, international français, mais très attaché à ses racines africaines, il ne pouvait qu’adhérer à un tel projet.

« Je venais de terminer la bulle. Je savais que ma carrière était terminée et j’ai tout de suite eu l’occasion d’investir dans la BAL. J’ai sauté sur l’occasion. C’était quelque chose de très important pour moi à bien des égards. Je retournais en Afrique une fois par an depuis que j’étais enfant, lors de voyages familiaux, pour rendre visite à mon grand-père et à mon arrière-grand-mère. Mon héritage se trouvait donc au Cameroun. Je passais beaucoup de temps là-bas. Et c’était toujours très difficile parce qu’à chaque fois que je voulais faire des choses sur le continent, je me sentais très seul, et j’ai vu à quel point mon père était seul aussi, en termes de travail sur le continent, surtout quand il s’agissait de basket », a-t-il déclaré à Andscape. « Ça me ramène à mon héritage familial et à la possibilité d’avoir des membres de ma famille en Amérique et de faire le lien avec le continent. C’est quelque chose de très spécial. C’est plus qu’une simple ligue de basket. Je savais que ce serait quelque chose d’unique et de spécial en bien des points ».

Le projet était taillé sur mesure pour lui. La BAL lui a donné l’opportunité de mettre en avant le continent, avec une marge de progression assez exceptionnelle sur bien des points, et pas uniquement sportifs.

« Je suis très fier d’être un investisseur de NBA Africa. J’ai l’impression que cela ouvre des portes dont je ne soupçonnais pas l’existence lorsque je jouais. Et je pense que l’avenir est très, très brillant parce que l’Afrique n’est pas seulement en train de briller en ce moment, mais c’est l’une des populations les plus jeunes du monde. Donc, si vous regardez les chiffres eux-mêmes, cette ligue va aller de mieux en mieux. C’est évident », a-t-il poursuivi. « Et je ne pourrais pas être plus fier, car je suis un enfant de la diaspora. J’ai grandi et je suis né à New York, et j’ai eu la chance de pouvoir aller en Afrique. Je sais ce que cela m’a apporté en tant qu’homme en grandissant et cette partie de mon identité est une grande partie de ce que je suis. Beaucoup d’enfants, surtout aux États-Unis, n’ont pas ce même sentiment d’appartenance, d’héritage, d’identité. Et je sais ce que cela m’a apporté dans ma vie. Cette ligue va donc pouvoir s’appuyer sur la diaspora, l’héritage, l’identité, tout autant que sur le basket. C’est ce dont je suis vraiment fier et c’est pourquoi je suis fier d’être un ambassadeur de cette ligue. C’est pour cela que j’y crois et que je suis prêt à y consacrer du temps ».

Un pionnier fier et motivé

Après avoir voyagé au Maroc et en Egypte, Joakim Noah a prévu de se rendre à Dakar pour assister à cette première étape de l’édition 2023 de la BAL. Il aura alors l’occasion de constater les progrès réalisés et les étapes qu’il reste à accomplir avant que la BAL ne soit une ligue professionnelle davantage reconnue.

Son premier objectif sera de servir de « centre de formation » en concentrant tous les talents du continent, dont les meilleurs seront ensuite amenés à évoluer en NBA. Beaucoup d’espoir repose donc sur les 12 équipes qualifiées pour cette troisième BAL.

« C’est le début de quelque chose de très spécial. La raison pour laquelle c’est si spécial, c’est que nous devons changer la façon dont les gens perçoivent le basket africain. À l’heure actuelle, quand on pense au basket africain, on pense à des joueurs grands, aux bras longs, bruts, qui bloquent les tirs, jouent en défense, font tout le sale boulot. Mais ça s’explique par le fait que les enfants qui arrivent en Amérique ont déjà 16 ou 17 ans », a-t-il ajouté. « Là, cette ligue leur donne un système de croyance qui leur permet de se dire : ‘Je n’ai pas besoin de quitter le continent, ma famille, mes racines’ (…). Aujourd’hui, les jeunes Africains n’ont plus besoin de penser à aller en Amérique. Ils peuvent simplement regarder de beaux stades, de beaux terrains – très semblables à ceux de la NBA – et les avoir dans leur mère patrie. C’est un message très fort, non seulement pour les gens du monde entier, mais aussi pour les Africains ».

Qu’en est-il du Cameroun ? Aucune formation camerounaise n’a réussi à se qualifier pour la BAL ces deux dernières années. Pour autant, Joakim Noah est bien placé pour savoir que le potentiel est bien là.

« Cette année, nous ne nous sommes pas qualifiés et c’est un coup dur. Joel Embiid est Camerounais. Pascal Siakam est Camerounais. Il y a aussi l’autre jeune (Christian Koloko) de Toronto. Nous avons beaucoup de culture et d’histoire du basket, et certains des meilleurs joueurs du monde sont camerounais. Nous devons continuer à construire les infrastructures, la base, parce que la réalité, c’est que culturellement, nous sommes au niveau ».

Joakim Noah restera ainsi dans l’histoire comme l’un des premiers à avoir cru à ce pari de mettre en place une NBA à la sauce africaine. Les premières étapes ont été franchies avec succès, et le reste doit maintenant suivre. Il faudra encore attendre pour tirer le bilan de la BAL. Pour l’instant « Jooks » veut se donner le droit de rêver.

« Je pense que dans dix ans, la BAL sera complètement différente. Le talent sera bien meilleur. L’écosystème et tout ce qui se trouve autour, les divertissements, le business, seront meilleurs. Quand je pense à l’immobilier commercial autour de ces stades, il y aura tellement de business autour que ce sera une ligue complètement différente. Au niveau du talent, mais aussi de la façon dont les gens perçoivent le championnat », prédit-il. « L’aspect le plus important de ce championnat, c’est que les Américains pourront en apprendre davantage sur leur héritage africain. Ce n’est pas quelqu’un qui va le leur apprendre. C’est une chose que quelqu’un vous le dise. Mais c’est autre chose de le ressentir et d’en faire l’expérience. Cette ligue sera un pont pour la diaspora et permettra de relier des points qui sont difficiles à expliquer. Sur le plan émotionnel et identitaire, il va se passer des choses dans ce championnat qui vont créer un pont difficile à exprimer avec des mots ».

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