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« Rebound », le programme d’aide face aux addictions porté par Jayson Williams

NBA – Un programme qui mise sur « la thérapie par l’aventure en plein air » afin d’aider les personnes en difficulté à mettre un terme à leurs addictions comme les paris ou l’alcool, problèmes auxquels Jayson Williams a été confronté au cours de sa carrière.

Actif depuis 2016, le programme « Rebound », est un projet de plus qui vise à accompagner les personnes en lutte face à des dépendances ou des problèmes mentaux. Avec la dépression, l’anxiété, la dépendance sexuelle, l’addiction aux drogues et à l’alcool, les soucis liés aux dettes de jeu, sur les paris sportifs en particulier, ont été décuplées ces dix dernières années, et les sportifs professionnels, à la tête d’empires financiers, ne sont pas épargnés.

Joueur NBA dans les années 90, Jayson Williams, 53 ans, a connu toutes ces problématiques durant sa carrière, que ce soit le jeu ou les addictions à l’alcool qu’il dit avoir vaincu depuis de longues années maintenant.

Comme d’autres, son parcours, ponctuée de déboires extra-sportifs, n’a pas été exemplaire. Mais celui-ci doit servir d’exemple, et son objectif est de tendre la main à la jeune génération afin de lui éviter de vivre les mêmes déboires.

« La plupart des personnes qui viennent chez nous n’ont pas commencé par être alcooliques ou toxicomanes. Ils sont devenus comme ça à cause des jeux d’argent. Ils se disent : ‘Si vous perdez tout, pourquoi alors ne pas se tourner vers la bouteille, ou vers l’aiguille ?' », a-t-il lancé lors d’une conférence à Newark sur les jeux d’argent.

Une thérapie de choc

L’idée de son programme « Rebound » est de créer un électrochoc chez ses patients, réunis par groupe de six, en leur faisant vivre des expériences extrêmes, les addictions pouvant être perçues comme la nécessité de vivre continuellement des sensations fortes. L’objectif est donc de soigner le mal par le mal en somme, avec 19 expériences au programme telles que le saut en parachute, la plongée sous-marine ou la randonnées, le tout accompagné de séances traditionnelles de quatre heures par jour avec des psychologues.

« Ce sont des expériences similaires à l’euphorie que vous obtenez, ou n’obtenez pas, en jouant », a précisé Jayson Williams. « Nous vous sortons de votre zone de confort avec de nouvelles expériences que vous n’avez jamais essayées auparavant ».

Jayson Williams a également pointé du doigt la démocratisation des paris sportifs, avec des tentations quotidiennes, via la publicité notamment, mais aussi dans des émissions consacrées au sport.

« Vous mettez ESPN et ils parlent pendant deux heures de l’écart de points au football. C’était quelque chose de mal vu il y a une dizaine d’années. Les jeux d’argent étaient tabous auparavant, mais le monde change. Nous essayons simplement d’aider les gens », a-t-il ajouté, faisant référence à une étude de l’Université Rutgers qui a révélé que 6,3 % des adultes du New Jersey luttaient contre une addiction aux jeux d’argent. « Ça fait beaucoup de monde, compte tenu de la façon dont le jeu peut détruire votre vie ».

Michael Jordan, symbole d’une dérive accentuée dans les années 1990

Dans les années 1990 déjà, la NBA avait pourtant dû faire face à des affaires de paris. Jayson Williams lui-même a ainsi confié avoir parié sur ses performances.

« Il y avait déjà beaucoup de paris à mon époque. Mais ce n’était jamais pour perdre un match », a-t-il précisé. « Il s’agissait de parier sur le fait que j’allais marquer plus de tant de points, ou faire plus de tant de passes ».

Jayson Williams est également revenu sur l’affaire qui avait secoué la NBA en 1990, lorsque Mark Jackson et Charles Barkley avaient été sanctionnés pour avoir parié sur un match. Il a également mis en lumière les problèmes de paris de façon plus globale. « Lorsqu’il a été découvert qu’il y avait beaucoup de jeux d’argent en cours, ce n’était pas nécessairement entre eux. Il pouvait s’agir de devoir beaucoup d’argent aux casinos, ce qui était déjà un problème en soi », a-t-il précisé.

Mais l’exemple qui nourrit le plus de fantasmes est le cas de Michael Jordan, qu’il a également évoqué sans pincettes. L’ancien intérieur a en effet apporté du crédit à la rumeur selon laquelle la légende des Bulls avait dû mettre sa carrière entre parenthèses pour soigner cette addiction aux paris.

« C’est probablement une question qui va me causer beaucoup d’ennuis. C’est le plus grand secret de tout ce sport, mais même le plus grand joueur du monde, pendant un certain temps, a dû prendre un congé à cause de certains problèmes. Je ne vais pas dire de qui il s’agit, car c’est un bon ami. Et j’espère que tout restera dans cette pièce. Mais s’il y a une chose que j’ai apprise de la NBA, c’est que personne n’est plus grand que le jeu. Le jeu va se poursuivre, et même lorsque le plus grand joueur du monde a dû prendre un peu de repos ».

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