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LaMarcus Aldridge sort du silence pour raconter l’effroi de sa fin de carrière

NBA – Retraité depuis mi-avril à cause d’un problème cardiaque, l’ancien intérieur revient sur les derniers jours de sa carrière. Et sur la difficulté de vivre une telle situation alors qu’il venait de rejoindre Brooklyn.

En quelques jours, il est passé du rêve au cauchemar. Signé par Brooklyn fin mars pour rejoindre le « Big Three » et viser les Finals et le titre de champion, LaMarcus Aldridge a pris la décision de mettre un terme à sa carrière moins de trois semaines après son arrivée, suite à un problème cardiaque.

L’ancien joueur de Portland et de San Antonio souffre d’un syndrome de Wolff-Parkinson-White (trouble du rythme cardiaque), découvert en 2006 quand il a débarqué en NBA, qu’il a toujours su gérer avec l’aide des médecins. Mais le 10 avril dernier contre les Lakers, il ne se sent pas comme d’habitude.

« J’ai d’abord ressenti ça le matin du match, mais on avait vérifié et ça devait aller », raconte-t-il dans une longue interview à The Athletic. « Quand je commence à courir et que mon cœur s’emballe, il revient à un rythme régulier. Mais pas là. Personne ne le savait pendant le match car je me disais que si je continuais, ça allait finir par revenir à la normale. J’ai tout essayé mais ce n’est pas revenu. Pendant tout ce match, je ne me suis pas senti moi-même. Mon corps ne fonctionnait pas, mon cœur battait étrangement. J’avais ça en tête et je n’arrivais pas à trouver de l’énergie. »

« C’est très imprévisible et je ne voulais pas continuer de jouer et ressentir à nouveau ce que j’avais vécu cette soirée-là »

C’est une première alerte, qui se confirme rapidement dans les heures qui suivent l’après-match.

« Vers 2 ou 3h du matin, c’est devenu fou. Mon cœur battait fort. Pendant trois heures, j’ai essayé d’avoir du souffle, et autour de 5h30, j’ai écrit un texto au médecin de l’équipe et je suis allé à l’hôpital. Jamais je n’ai vécu une nuit aussi effrayante. C’est ça le plus dur avec ma maladie : ça peut aller très, très mal, puis revenir à la normale. C’est ce qu’il s’est passé une fois à l’hôpital. J’étais encore plus inquiet car ils ne pouvaient pas savoir ce qu’il se passait. C’est comme lorsqu’en voiture, vous entendez un bruit et une fois au garage, il n’est plus là. La seule solution, c’était d’avoir un moniteur cardiaque pendant quelques jours pour déterminer le moment où le rythme est perturbé. »

L’incertitude autour de cette crise pousse finalement le joueur à prendre une décision aussi inattendue que réfléchie : mettre un terme à sa carrière.

« C’est très imprévisible et je ne voulais pas continuer de jouer et ressentir à nouveau ce que j’avais vécu cette soirée-là. Personne ne sait jamais, à 100%, si quelque chose de grave ne peut pas arriver. En 2006, je m’étais évanoui sur le banc. C’est là que j’ai découvert cette maladie (le syndrome de Wolff-Parkinson-White). Imaginons que je sois sur le parquet et qu’un joueur me rentre dedans au moment où mon cœur s’emballe ? Je peux tomber, être touché au crâne, être paralysé. Si je m’évanouis pendant un dunk ? Il peut se passer tellement de mauvaises choses. »

« Quand on a fait quelque chose aussi longtemps, le perdre du jour au lendemain, c’est un choc »

La décision prise, il a fallu l’annoncer à ses nouveaux coéquipiers. Les Nets venaient tout juste de l’accueillir, qu’il doit partir et raccrocher les baskets pour de bon, dans des conditions malheureuses.

« C’était difficile. J’ai parlé à Kevin Durant dans la foulée. Quand j’ai été libéré par San Antonio, il avait été le premier à me joindre. Donc je voulais lui parler en premier, car je lui devais bien ça. Il a été surpris car il ne comprenait pas vraiment ce que je disais. J’ai parlé à James Harden aussi. J’ai gardé mon sang-froid au téléphone, mais il y a eu de l’émotion ensuite. Il y en a toujours quand on annonce sa retraite. J’essaie encore de gérer ça, d’être heureux désormais. J’ai été déprimé et j’essaie de rebondir, d’apprendre à ne pas l’être. J’adore toujours le basket et j’ai encore la sensation d’avoir des choses à donner. Quand on a fait quelque chose aussi longtemps, le perdre du jour au lendemain, c’est un choc. »

Une fin d’aventure comme il ne l’imaginait sûrement pas, alors qu’il allait vivre des playoffs passionnants à Brooklyn et peut-être enfin gagner une bague de champion.

« C’était le plus dur. J’avais l’opportunité d’aller en finale, de créer l’histoire, de laisser ma trace. Je n’ai jamais connu les Finals, c’était une chance de franchir ce palier, d’ajouter ça à mon palmarès, de voir à quoi ça rassemblait. Je n’étais clairement pas prêt à raccrocher, j’avais encore à donner aux Nets. Ils avaient besoin de ce que je pouvais apporter : un scoreur intérieur. J’avais enfin trouvé une cohésion que je recherchais depuis longtemps dans un groupe, avec des joueurs qui ont mis leur ego de côté et où chacun soutient l’autre. Et d’un coup, je ne pouvais plus jouer. »

LaMarcus Aldridge Pourcentage Rebonds
Saison Equipe MJ Min Tirs 3pts LF Off Def Tot Pd Fte Int Bp Ct Pts
2006-07 POR 63 22 50.3 0.0 72.2 2.3 2.7 5.0 0.4 3.0 0.4 0.7 1.2 9.0
2007-08 POR 76 35 48.4 14.3 76.2 2.9 4.7 7.6 1.6 3.2 0.7 1.7 1.2 17.8
2008-09 POR 81 37 48.4 25.0 78.1 2.9 4.6 7.5 1.9 2.6 1.0 1.5 1.0 18.2
2009-10 POR 78 38 49.5 31.2 75.7 2.5 5.6 8.0 2.1 3.0 0.9 1.3 0.6 17.9
2010-11 POR 81 40 50.0 17.4 79.1 3.4 5.3 8.8 2.1 2.7 1.0 1.9 1.2 21.8
2011-12 POR 55 36 51.2 18.2 81.4 2.7 5.3 8.0 2.4 2.8 0.9 2.0 0.8 21.7
2012-13 POR 74 38 48.4 14.3 81.0 2.4 6.7 9.1 2.6 2.5 0.8 1.9 1.2 21.1
2013-14 POR 69 36 45.8 20.0 82.2 2.4 8.7 11.1 2.6 2.1 0.9 1.8 1.0 23.2
2014-15 POR 71 35 46.6 35.2 84.5 2.5 7.7 10.2 1.8 1.8 0.7 1.7 1.0 23.4
2015-16 SAN 74 31 51.3 0.0 85.8 2.4 6.2 8.5 1.5 2.0 0.5 1.3 1.1 18.0
2016-17 SAN 72 32 47.7 41.1 81.2 2.4 4.9 7.3 1.9 2.2 0.6 1.4 1.2 17.3
2017-18 SAN 75 33 51.0 29.3 83.7 3.3 5.2 8.5 2.0 2.2 0.6 1.5 1.2 23.1
2018-19 SAN 81 33 51.9 23.8 84.7 3.1 6.1 9.2 2.4 2.2 0.5 1.8 1.3 21.3
2019-20 SAN 53 33 49.3 38.9 82.7 1.9 5.5 7.4 2.4 2.4 0.7 1.4 1.6 18.9
2020-21 * All Teams 26 26 47.3 38.8 87.2 0.7 3.8 4.5 1.9 1.8 0.4 1.0 1.1 13.5
2020-21 * SAN 21 26 46.4 36.0 83.8 0.8 3.7 4.5 1.7 1.7 0.4 1.0 0.9 13.7
2020-21 * BRK 5 26 52.1 80.0 100.0 0.4 4.4 4.8 2.6 2.2 0.6 1.4 2.2 12.8
Total   1029 34 49.1 32.1 81.1 2.6 5.6 8.2 2.0 2.5 0.7 1.6 1.1 19.4

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