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Le jour de ses 43 ans, Vince Carter perd son ami et adversaire de toujours

L’anniversaire de l’autre idole du début des années 2000 a pris une tournure tragique après le décès de Kobe Bryant, l’une de ses plus grandes sources d’inspiration et de motivation.

« Je n’étais pas prêt pour ça. La dernière fois que j’ai pleuré, c’était pour un décès d’un membre de ma famille. Mais il faisait partie de la famille ».

Ce dimanche 26 janvier devait être un jour de fête pour Vince Carter, qui s’apprêtait à célébrer son 43e anniversaire face à Washington. Et puis, peu après la séance vidéo des Hawks, la nouvelle est tombée, laissant l’arrière d’Atlanta sous le choc de longues minutes. Assis dans le vestiaire, sonné, VC n’arrivait pas à réaliser.

« J’étais du genre : j’entends ce que tu dis, mais j’essayais de comprendre ce qu’il se passait. Le coach a mis une petite vidéo, c’est là que ça a tilté. J’ai dit « Putain, mais qu’est-ce qu’il se passe ? ». C’était un moment fort en émotion. Mon ami n’était plus là et sa fille venait de partir avec lui ».

L’avant-match a été trop lourd en émotions, et Vince Carter a fini par s’effondrer, en larmes durant l’hymne national conclu par des « Kobe, Kobe » de plus en plus bruyants descendants de la State Farm Arena.

Sur les terrains ensemble il y a 26 ans !

Après la rencontre, Vince Carter a répondu aux questions des médias, remémorant ses souvenirs du « Black Mamba », son sourire légendaire laissant parfois place à des moments d’émotion plus profonds.

Les deux joueurs se connaissaient depuis 26 ans. Avant de se livrer de nombreuses batailles en NBA (31 au total), ils ont fait équipe ensemble au sein d’une équipe AAU, en 1994. À cette époque, les deux joueurs était déjà au-dessus du lot. Kobe Bryant se comportait déjà en leader. « Il voulait déjà être le meilleur ». Vince Carter commençait à prendre ses quartiers en haute altitude.

« Je croyais lui avoir envoyé un ballon trop haut, mais il a sauté, l’a attrapé et a dû se contorsionner pour éviter que son torse heurte le cercle, » avait rappelé Kobe Bryant l’an dernier au sujet de cette belle aventure vécue avec celui qui deviendra ensuite une des plus brillantes stars de la ligue chez les Raptors et l’un de ses plus grands rivaux de l’ère « post Michael Jordan ». « Je me demandais comment ils nourrissaient les gamins en Floride. On ne voyait pas des choses de ce genre à Philly ».

La relation entre Kobe Bryant et Vince Carter était devenue si forte que le natif de Philadelphie avait un temps pensé rejoindre North Carolina pour continuer à le défier chaque jour. C’est finalement en NBA qu’ils se sont retrouvés et affrontés pendant 18 ans.

« 18 ans à se battre l’un contre l’autre, à s’envoyer des piques, parfois au point de se battre, à se féliciter l’un l’autre, à se détester, à s’amuser… », rappelle Vince Carter, les yeux dans le vide.

Un rival, un ami, un héros…

Comme pour toute une génération de joueurs, Vince Carter restera marqué par la détermination sans faille de Kobe Bryant à vouloir toujours être le meilleur. « Sa motivation, sa mentalité, sa volonté de gagner ». Il voit aussi chaque jour l’impact qu’il a pu avoir sur les plus jeunes comme Trae Young. « Je sais que ça touche particulièrement tous les joueurs qui ont joué contre lui. Mais c’est intéressant de voir l’effet que ça a eu sur des gars qui étaient à peine nés quand il était en NBA. C’est un héros pour beaucoup d’entre eux ».

Pour Kobe Bryant, il ne faut pas oublier que Vince Carter représentait l’un de ses rivaux ultimes lorsque les deux évoluaient en NBA. Les deux étaient incroyablement talentueux mais Vince Carter n’avait pas cette gnaque que pouvait avoir Kobe. Cette volonté de tout gagner, tout écraser sur son passage, de rafler tout les titres : de devenir le meilleur joueur de l’histoire. Cette rivalité a assurément élevé le niveau de chacun.

Ainsi, les deux arrières ont souvent croisé le fer avec défiance. En dehors des All-Star Game ou des quelques échanges amicaux d’avant et d’après match, VC et Kobe ont rarement rigolé ensemble, jusqu’à ce que la situation finisse par s’apaiser sur la fin.

« C’était fun de jouer à cette époque, » rappelle Vince Carter. « Face à lui, on savait qu’il fallait répondre. Il voulait du défi de la part des meilleurs joueurs. Il voulait te surclasser et si tu n’étais pas prêt pour ça, tu allais te retrouver dans l’embarras. Quand on est devenus un peu plus vieux au fil des années, sur la fin, nos discussions ont commencé à changer, à être un peu plus amicales. En particulier sa dernière année. On rigolait, on blaguait, mais il finissait toujours par me dire qu’il allait me botter les fesses (…). J’ai aimé me mesurer à lui, même quand je le détestais ».

La retraite, leurs filles : leurs derniers échanges

Invité à évoquer son meilleur souvenir partagé avec Kobe Bryant durant toutes ces années, VC a finalement choisi le moment de leur dernier affrontement en mars 2016 au Staples Center, avec Memphis. Ce jour-là, leur discussion avait porté sur la retraite.

« Je me rappelle lui avoir demandé s’il était prêt à raccrocher. Il m’a dit qu’il l’était. Je lui demande comment il va gérer ça, après avoir fait la même chose pendant 20 ans. Il m’avait dit que ça allait le faire, qu’il trouverait bien un moyen de profiter ».

Il y a à peine plus d’un mois, lorsque Kobe Bryant était venu assister à la rencontre entre Brooklyn et Atlanta au bord du terrain, le 21 décembre, les deux joueurs ont à nouveau pu échanger, pour la dernière fois, abordant à nouveau le thème de la retraite, mais aussi de leurs filles respectives, alors que Kobe prenait un plaisir fou à accompagner son aînée sur ses traces avec pour but d’en faire une grande basketteuse.

« On a discuté après ce match lorsqu’on s’est revus. Je lui ai demandé : « Alors, c’est comment ? ». Il m’a répondu qu’il n’avait jamais été aussi heureux, d’avoir l’opportunité de voir ses enfants grandir, aider sa fille à comprendre le basket. Ensuite, il m’a demandé à son tour si j’étais prêt. J’ai dit que je me posais encore la question tout le temps. Il a répondu : « Tu vas kiffer, c’est apaisant ». Il m’a dit qu’on se recontacterait bientôt pour parler des étapes qu’il a dû traverser afin d’être heureux et à l’aise comme il l’était vis à vis de la retraite. Et la dernière chose dont on a parlé, c’est qu’on allait faire tout notre possible pour échanger à propos de nos filles et la façon dont on allait les soutenir ».

https://twitter.com/NBA/status/1208549506138148865

« Je t’aime mon frère, on se revoit bientôt »

Vince Carter a ensuite rappelé à quel point Kobe Bryant avait pu être détesté par certains au cours de sa carrière. « Jusqu’à ce dernier match où il score 60 points. À ce moment-là, tout le monde disait : j’adore Kobe Bryant ! Parce que c’était fou ce qu’il avait fait pour son dernier match ».

Il a également souligné à quel point Kobe Bryant avait changé depuis sa retraite, le trouvant plus apaisé, plus épanoui… « Je crois que les gens l’ont aimé encore plus après sa retraite, grâce à l’amour qu’il a commencé à partager avec différentes personnes, que ce soit les gamins à l’université, avec Trae (Young), il y a aussi son dernier tweet pour LeBron... Toutes ces interactions dans lesquelles on pouvait voir un homme, qui était compétiteur si féroce, en paix. Quand il est venu s’asseoir au bord du terrain, ce n’était plus le « Mamba » qui voulait se battre avec qui que ce soit. C’était le père, qui apprend à sa fille les rudiments du jeu. C’est ce que j’ai vu ».

Avec la perte de sa fille également décédée dans l’accident d’hélicoptère qui a emporté Kobe Bryant, c’est sans doute le plus douloureux pour le monde du basket, de voir une telle légende partir ainsi alors qu’elle n’avait jamais été aussi épanouie…

« Pour ceux qui ont joué avec lui, qui le connaissait, c’est ça qui reste en travers de la gorge plus qu’autre chose, cette joie qu’il avait. Quand je repense à notre conversation où il me dit :  je suis en paix, je suis heureux, je ne l’ai jamais autant été. Avec tous les titres qu’il a remportés, ce match à 81 points… C’est à la retraite qu’il a été le plus heureux ».

L’émotion a été forte, les sourires et accolades sincères lors de leur dernier échange à Brooklyn. Kobe Bryant, plus que jamais heureux dans sa nouvelle vie de retraité, avait alors conclu leur conversation par un « Je t’aime mon frère, on se revoit bientôt »

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