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Du fer à cheval à l’eau de Lourdes : les folles techniques pour forcer le destin à la « lottery »

Sport et superstition ont une longue histoire commune et le monde du basket n’échappe pas à la règle. La « lottery » de la Draft, qui attribue les choix aux différentes franchises et dont l’édition 2019 se déroule ce soir, a vu les dirigeants américains se munir de porte-bonheurs parmi les plus insolites pour forcer le destin, avec un certain succès…. ou pas.

On ne compte plus les techniques utilisées par les sportifs les plus superstitieux. Du caleçon porte-bonheur, aux chaussettes, sans oublier les prières ou des porte-bonheurs parmi les plus farfelus… les trouvailles sont infinies en la matière.

En NBA, les dirigeants ont aussi leurs petits trucs et astuces pour essayer de forcer le destin, particulièrement à la « lottery » de la Draft, cette cérémonie où sont attribués tous les choix, en fonction des résultats de chaque franchise de la saison précédente, mais aussi avec une part de hasard avec le système pondérée. Il n’en fallait pas plus pour inciter les patrons de franchises à initier une chasse au porte-bonheur. En voici quelques-uns parmi les plus originaux. Accrochez-vous !

L’incontournable fer à cheval

On commence par ceux qui ont fait leur petit effet avec une valeur sûre dans le milieu de la superstition, le fer à cheval. La légende des Knicks Dave Debusschere, président des opérations basket du club dans les années 80, l’avait récupéré d’un cheval apparemment performant, nommé « On the road again ». Il fallait au moins ça après un exercice 84-85 catastrophique, bouclé à 24 victoires. On peut dire que le fer à cheval a bien fait son boulot puisque la franchise new-yorkaise a décroché le premier choix et a pu drafter Patrick Ewing, qui incarnera le visage des Knicks pendant 15 ans et lui permettra de participer aux playoffs 13 fois de suite.

Poursuivons avec le nœud papillon porte-bonheur du fils du propriétaire des Cavs Dan Gilbert. Après le départ de LeBron James en 2010, Cleveland repartait de zéro et le premier choix de la franchise a donc été de se présenter avec Nick Gilbert et son nœud-pap magique. Résultat : les Cavs ont hérité du premier choix des drafts 2011 et 2013 pour sélectionner Kyrie Irving et Anthony Bennett. En 2014, Nick Gilbert n’avait pas pu être présent, mais les dirigeants de la franchise de l’Ohio avait tout prévu en se présentant à la cérémonie avec l’accessoire fétiche du fils Gilbert. Là encore, les Cavs repartent avec le premier choix alors qu’ils n’avaient que 1.70% de chances de l’obtenir. Ils recruteront Andrew Wiggins qui leur permettra de récupérer Kevin Love pour épauler LeBron James de retour et retrouver ainsi les sommets avec le titre de 2016.

Autre joli fait d’arme, avec un accessoire plutôt méconnu, appelé la « Bolo Tie », un genre de cravate à la mode américaine. Celle-ci a été réintroduite par la direction des Spurs en 1987, via un certain Roberto Pachecano, fan des Spurs qui avait remporté le concours de porte-bonheurs sponsorisé par la franchise (ça ne s’invente pas…), vêtu d’une magnifique « Bolo Tie » avec un caméléon incrusté et un éperon de fer, symbole de la franchise. Là encore, on peut dire que le « charm » a opéré puisque les Texans ont devancé les Suns afin de choisir David Robinson, qui a mené les Spurs au sommet par la suite. Comme quoi, le destin d’une franchise se joue à peu de choses.

Red Auerbach, entre cigares, trèfles… et cravate à lutins

Avec leur trèfle (à trois feuilles) sur l’écusson, on peut dire que les Celtics ont érigé la superstition au rang de culture. C’est surtout le coach puis dirigeant historique pendant plus de 50 ans, Red Auerbach, qui l’a incarnée.

Après une saison sans playoffs en 1998, le GM de l’époque, Chris Wallace, s’en remet à Red Auerbach pour essayer de l’aider à forcer le destin. Ce dernier, grand amateur de cigares, lui confie deux mégots de cigare à moitié fumés et lui demande d’aller à la « lottery » avec. À l’arrivée, les C’s font grise mine lorsqu’ils héritent du dixième choix. Sauf qu’avec celui-ci, ils parviennent à mettre la main sur un certain Paul Pierce qui participera à mener Boston au titre dix ans plus tard.

Plus de 15 ans après, Steve Pagliuca, co-propriétaire de la franchise, cherchait lui aussi un moyen de faire tourner la chance en sa faveur. Il a donc opté pour une magnifique cravate ornée de petits lutins, offerte par ce bon vieux Red Auerbach. Avec le sixième choix, les C’s ont jeté leur dévolu sur Marcus Smart, un des joueurs devenus les plus appréciés des fans. On ne sait pas si Steve Pagliuca a réitéré l’opération les années suivantes, car les Terry Rozier, Jaylen Brown et autre Jayson Tatum ressemblent également à des cadeaux tombés du ciel. Encore l’œuvre de ce bon vieux Red ?

Le ballon de Cristal et le bout de panneau, des valeurs sûres pour les Sixers

C’est en Irlande que le président des Sixers à la fin des années 90, Pat Croce, a fait réaliser un ballon de basket miniature en cristal du côté de Waterford, historiquement la plus ancienne cité de l’île, afin d’avoir la chance avec lui lors de la « lottery » de 1996. Vous le voyez arriver gros comme une maison, Pat Croce a assisté à la distribution des choix avec le ballon de cristal en main. Les Sixers ont hérité du premier choix et ont pu prendre Allen Iverson. CQFD.

Pat Croce a réitéré l’opération suivante sans avoir le même succès. Il s’est même finalement séparé de son porte-bonheur par la suite… Ce qui n’a pas empêché la franchise de retenter sa chance en 2014, lorsque Philly a drafté Joel Embiid.

Oubliez le « Process » de Sam Hinkie, c’est en fait un bout de verre issu d’un panneau de basket cassé par une légende de la franchise, Darryl Dawkins, en 1979, qui est à l’origine du renouveau de Philadelphie. La pièce conservée par un fan est alors présentée par une radio locale comme le porte-bonheur ultime à l’issue d’un nouveau concours visant à forcer le destin. Le seul inconvénient du bout de panneau de basket, c’est qu’il ne fait pas effet immédiatement. Les Sixers ont ainsi dû attendre deux ans avec que le pivot camerounais ne soit complètement opérationnel.

Demandez aux Lakers, quitte à choisir, la pierre indienne sacrée offre plus de garanties sur le court terme. En 2005, Jeanie Buss s’est présentée avec une de ces pierres (qui appartenait à l’origine à Phil Jackson) ornée de signes indiens censés favoriser la chance. Celle-ci n’a pas permis à la franchise californienne de récupérer mieux qu’un 10e choix. Mais avec ce 10e choix, LA a tout de même récupéré Andrew Bynum, un pivot digne de ce nom qui prendra part aux titres de 2009 et 2010.

La patte Williams

Vice-président du Magic sur le départ, le co-fondateur de la franchise floridienne Pat Williams a une bien meilleure façon d’attirer la chance puisque le porte-bonheur, c’est lui ! Lors de ses premières années en poste dans la toute nouvelle franchise de la NBA, il se munit des traditionnels pattes de lapin et autres trèfles à quatre feuilles, avant de réaliser que lui seul avait ce pouvoir surnaturel. À partir de 1992, Pat Williams a alors changé de stratégie et s’est présenté aux loteries de 1992 et 1993 les mains dans les poches. Son aura fait le job avec deux premiers choix de suite pour la franchise floridienne qui a pu mettre la main sur Shaquille O’Neal puis Chris Webber (échangé dans la foulée à Golden State contre Penny Hardaway).

Après une traversée du désert de 11 ans, il parviendra à attirer un autre gros pivot dans ses filets en la personne de Dwight Howard. Ces expérience lui ont permis d’arriver à la conclusion suivante, un brin plus terre à terre.

« On a commencé à utiliser des céréales porte-bonheurs, des fers à cheval… On a même utilisé des pattes de lapin, dont certaines étaient fraîchement coupées », lâche-t-il en rigolant. « Une année, j’y suis même allé avec un sac rempli de balles de ping-pong (qui servent à loterie). Mais vous savez ce que j’ai découvert ? Aucun d’entre eux n’a vraiment fonctionné. Vous savez ce qui a le mieux fonctionné ? Perdre beaucoup de matchs. Ça aide plus que tout ».

L’eau bénite, mauvais karma

Si certains ont tiré le gros lot, nombreux sont ceux qui sont repartis bredouilles. C’est notamment le cas du « front office » des Pacers mené par Donnie Walsh en 1989. Indiana cherchait alors un pendant à Reggie Miller, drafté deux ans plus tôt. Le dirigeant a alors fait appel à un paquet de médiums basés dans la région d’Indianapolis pour leur demander d’envoyer des ondes positives en vue de la « lottery ». Celles-ci n’ont visiblement pas rallié New York puisque les Pacers ont hérité du 7e choix avec lequel ils ont pris George McCloud, un autre shooteur, passant par exemple à côté de Tim Hardaway ou Shawn Kemp.

On retiendra enfin la tentative désespérée des dirigeants de Minnesota, qui sont allés jusqu’à Lourdes pour faire le plein d’eau bénite en vue de la Draft 2007. Mais point d’intervention divine pour les Wolves qui n’ont pu décrocher que le 7e pick et récupérer Corey Brewer. Autant dire que ça ne valait pas vraiment le déplacement même si les Wolves ont fait bien pire par la suite, passant notamment à côté de Steph Curry en 2009. A voir s’ils auront plus de chance à l’édition 2019, ce soir à Chicago.

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