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Bob Cousy regrette de ne pas avoir aidé et compris Bill Russell dans les années 1960

Sportivement, l’association entre Bob Cousy et Bill Russell à Boston fut une des plus belles de l’histoire de la NBA avec six titres NBA entre 1957 et 1963 !

Mais humainement, l’entente entre les deux superstars des années 1950 et 1960 n’a jamais été aussi accomplie et heureuse. Dans son ouvrage The Last Pass : Cousy, Russell, the Celtics, and What Matters in the End, Gary Pomerantz revient sur cette relation compliquée entre deux monstres sacrés de la NBA.

Celle, si l’on doit résumer, d’un joueur blanc qui n’a pas soutenu un joueur noir en pleine période de lutte pour les droits civiques. Pourtant, le meneur des Celtics n’était pas étranger à cette cause.

« En 1953, en déplacement, je partageais ma chambre d’hôtel avec Chuck Cooper, le premier joueur noir drafté », se souvient Bob Cousy. « Immédiatement, on est devenu amis. Donc je me suis impliqué mentalement. Ça me touchait, mais pas assez pour franchir un palier. Je n’ai pris conscience des soucis de Russell que plus tard, pourtant certains étaient rentrés chez lui, avaient déféqué sur son lit – il en a traversé des moments durs. Il est arrivé dans l’équipe, ainsi que K.C Jones, Sam Jones et chacun était partie intégrante de notre succès. »

Pourquoi être resté loin de Bill Russell, même si ce dernier était réputé distant ? Comment expliquer ce froid entre eux ?

« Je ne sais pas. Russell peut être intimidant. Dans un vestiaire, on blaguait, on le piquait un peu, on avait ce genre de relation. En dehors, c’était probablement de ma faute. Je n’avais pas les mots, j’étais un enfant unique d’une famille en difficulté. J’étais introverti, voilà pourquoi, peut-être, je ne me suis pas rapproché de lui. J’aurais dû lui proposer d’aller au cinéma ou de boire une bière ensemble. »

Par ailleurs, une certaine jalousie s’est sûrement installée.

« J’étais la star en 1956, le héros. J’avais une excellente relation avec les médias et j’étais plus vieux que lui de six ans. J’étais malheureusement concentré sur le fait d’être Bob Cousy, j’étais complément absorbé par moi-même. De plus, j’imagine qu’il ne savait pas non plus comment gérer cette situation, avec une superstar blanche. Donc il ne s’est rien passé. »

Les larmes de Bob Cousy, les mots de Bill Russell

Chez Bob Cousy, ce sont les années qui vont faire ressurgir ces instants manqués.

« Je n’ai jamais été très bon pour dire les choses. J’aurais pu faire comme Colin Kaepernick, en parler publiquement. Ne pas l’avoir fait a construit un sentiment de culpabilité, que j’ai expérimenté plus tard. Il y a 15 ou 20 ans, ESPN m’a interviewé. Je ne me souviens pas du sujet, mais ils m’ont interrogé sur la question raciale. J’ai fondu en larmes. Donc j’avais dû refouler quelque chose, inconsciemment. »

Les deux hommes se croisent rarement, parfois pendant un tournoi de golf, mais cet entretien télévisé avait marqué Russell.

« On a pris un petit-déjeuner. Il m’a pris dans ces bras. Il m’a dit : ‘Cooz, il n’y a rien que tu aurais pu faire ou dire pour changer les choses. C’est ainsi. Le monde est affreux, et ne te sens pas mal pour autant.’ De plus, j’ai écrit une lettre à Russell il y a trois ans et lui ai envoyé le livre « Between Two Worlds ». Dans cette note, je lui disais : ‘Avec le recul, j’aurais dû davantage ressentir ta douleur.’ »

Écoutons Bob Cousy raconter la fin de cette histoire.

« Il y a quelques mois, un dimanche soir, je somnolais et j’ai reçu un appel de Russell. Il m’a salué, m’a demandé comment j’allais. On est vieux, et je pense que Russell connaît des moments de démence. Donc j’ai fait la conversation. De plus, il entend mal, donc c’est compliqué. À un moment, je lui ai demandé s’il avait eu ma lettre et mon livre. Il m’a répondu : ‘J’ai eu la lettre, je n’ai jamais lu le livre.’ C’est tout, mais ce n’est pas un manque d’empathie de sa part. »

Et s’il pouvait tout recommencer ?

« J’aurais aimé que Martin Luther King m’appele à l’époque. J’aurais été à Birmingham. »

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