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[Coaching] Doug McDermott prend les défenses adverses à revers

Formidable scoreur en NCAA, où il tournait à 26.7 points de moyenne dans sa dernière année à Creighton, Doug McDermott connait une transition délicate en NBA. Car ses qualités physiques moyennes y limitent en effet son impact.

Néanmoins, l’ancien joueur des Bulls et du Thunder commence à trouver des pistes pour gagner en efficacité. Il affiche d’ailleurs son meilleur pourcentage au tir en carrière, avec 49.5% d’adresse depuis le début de saison. Et il n’est pas mal non plus à l’extérieur puisqu’il est à 41.5% de réussite sur les tirs à plus de 7m25 depuis son transfert à New York.

Comme le note Cleaning The Glass, Jeff Hornacek utilise ses instincts pour couper dans la raquette, et ne se sert pas uniquement de lui en tant que catch-and-shooteur ou en sortie d’écran. Les Knicks ont ainsi un système dans lequel Doug McDermott peut être servi en backdoor ou en remontant si le premier écran n’a pas créé d’ouverture. Mais ce qui est vraiment intéressant, c’est la troisième option, quand l’ailier fait semblant de prendre le deuxième écran… pour repiquer vers le panier.

Cette option découle d’une stratégie défensive désormais très utilisée par les équipes NBA : le « Top-Lock ».

En effet, beaucoup d’équipes ont des systèmes où des joueurs reçoivent des écrans depuis la ligne de fond, le classique « pindown ». De plus en plus souvent, les défenseurs tentent désormais d’anticiper ces écrans en se plaçant entre le joueur qui va profiter de l’écran et celui qui va le poser. Ils bloquent ainsi le mouvement de leurs adversaires vers cet écran très efficace.

L’avantage de cette stratégie, c’est que ça empêche la prise de l’écran, ces picks en remontant provoquant souvent de gros problèmes défensifs et pas mal de shoots ouverts. L’inconvénient, c’est que ça ouvre également une coupe vers le cercle.

Si la défense se retrouve face à un shooteur malin, comme Doug McDermott, elle peut vite se faire prendre à revers en voulant être trop agressif sur les écrans « pindown ». C’est notamment le cas de Lance Stephenson, tellement dans l’agressivité et l’anticipation que le Knick réclame un écran et le piège. Pour se retrouver complètement esseulé sous le cercle…

LEXIQUE

Le catch-and-shoot consiste à tirer dès la réception du ballon, sans poser de dribble, généralement à 3-points

Le backdoor revient à prendre un écran dans le dos de la défense, pour être servi vers le cercle

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