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Belgique – France: Parker, le soliste solitaire

_pm33589Déjà lors de la Marseillaise, il est seul. Seul comme le Poor Lonesome Cowboy qu’il sera toute la soirée. Seul la tête baissée quand les autres fixent droit devant le torse bombé. La fiche de stats servie frais dans une Lotto Arena cocotte-minute affiche William Anthony Parker.

Dans sa contrée natale, on tient à respecter la fiche d’Etat civil du bébé brugeois devenu star planétaire en bleu-blanc-rouge. Dès les premières séquences, la tension se lit sur son faciès, très Buster Keaton. Artiste triste ? Non concentré : 16 points dans le seul premier quart-temps, sur les 27 de Bleus tony-dépendants. Entre sa sortie à 17 secondes…

…de l’ultime buzzer du premier quart-temps et son retour sur le parquet, avec 7’08 » à jouer dans le deuxième, la France a vendangé la récolte grande cuvée du cru Parker: de +11 à – 1. « Le festival de Tony nous a en fait gênés dans notre rythme collectif« , avoue après-coup Vincent Collet. « Il fallait démarrer très fort pour mettre à mal leur confiance. Mais c’est dommage de les laisser revenir aussi vite, on leur a permis de reprendre cette confiance justement« , commente le meilleur scoreur du match avec 26 pts (8/16 aux shoots). Le temps de se faire siffler une faute offensive sur un énième drive cinquième vitesse et le patron remet de l’ordre dans la maison. Les Coq repassent devant, Diot entre et « Tipi » glisse au poste 2.

Le hic pour le triple champion NBA, c’est que la sangsue Lionel Bosco, estampillée bête noire de l’Eperon, est sur le parquet. Le Benoît Brisefer rasé du basket belge confirme son statut. Deux brouillons de possessions pour TP. Collet sort son leader, passablement irrité par la décision. Explication de texte entre l’entraîneur et son joueur-patron (car actionnaire de l’ASVEL). A la pause, la France est devant, Tony a passé six minutes sur le banc : 18 pts,  4 rbds, 5/5 à deux points, 5/5 aux LF, la première période quasi parfaite. Mais TP ne sourit toujours pas, aucune émotion sur un visage de cire.

Un TP de glace

Sollicité par la télévision belge et son trader veste en daim, il rentre aux vestiaires en trottinant. La suite sera une mauvaise blague belge : 2 pts dans le troisième quart, 0/5 aux shoots, deux lancers. Une minute après la rentrée de son grand pote Bosco, Collet sort encore le MVP 2007 des Finals,  pour mettre Jeanneau cette fois. Le Villeurbannais entame également le dernier acte, avec bientôt Diot au poste 2 comme colistier. Collet a opté pour l’option cinq petite taille, Parker sur le banc regarde sans broncher, tel une statue du Musée Grévin. Entré en jeu avec 7’53 » au chronomètre, Tony préfère rire des décisions arbitrales que de péter un câble légitime. « Ils auraient pu siffler plus c’est clair, mais il faut savoir en jouer« , confie-t-il en sortie de vestiaire. Un cow-boy solitaire, ça garde son sang-froid ! Et celui du Spur est glacé ce jeudi soir. Aucun sentiment ostentatoire. C’est Ice TP.

Il passe en 2 à l’approche des cinq dernières minutes. Lauwers, une ancienne connaissance de Pro A, défend sur lui. Dans la foulée d’une brique posée toute en laideur esthétique par le maçon Mbenga, il provoque une faute à 64-58. Bon timing. Les Bleus traînent la patte. A 2’40 », avec quatre points de débours, il pénètre et ça se termine par un dunk de Turiaf. Puis c’est un autre drive, shoot avec la planche main droite. Les tricolores sont revenus à égalité. Lauwers balance sa troisième bombe primée, il reste une minute, TP prend ses responsabilités : un reverse lay-up d’école. Mais les Diables du Plat pays sont chauds bouillants, encore un tir primé, voilà les Bleus à quatre longueurs. Reste une dernière possession.

Le colt dans le short, la démarche brinquebalante, TP prépare un coup. La défense belge, parfaite, l’empêche de dégainer. C’est une passe pour Batum, qui se fend d’un air ball mal senti. TP mange son chapeau. La mine est sombre, elle l’a été toute la soirée, même dans les moments joyeux de l’entame de joute. Esseulé par le talent, esseulé par sa bulle, esseulé par les absences de Batum, Pietrus et Diaw, transparents.

Esseulé par sa seule attitude aussi. Jamais une once de frustration montée, pas un coup de gueule. Pas le moindre conseil, ni remontrance. Rien. « Dimanche on sera plus adroit, on défendra mieux. Et je sais que Flo’ va répondre présent pour ce match énorme. On joue pour ce genre de rencontres à forte pression« , confie le mari d’Eva.

Ce soir, Tony nous a, un peu, joué le Desperate teammate.

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