« C’était dur, c’est clair. » Julius Randle ne sait pas si ce succès contre les Rockets est le plus durement arraché de la saison, mais forcément, vu le scénario, les Wolves savent qu’ils reviennent de loin. De très loin même. Il suffit de voir que les Rockets se demandent toujours comment ils ont perdu cette rencontre pour imaginer la difficulté avec laquelle Minnesota a su renverser les choses.
Rudy Gobert et sa bande étaient menés de 13 points en prolongation, après avoir encaissé un 13-0 en deux minutes. Remonter un tel écart en seulement 180 secondes ? On était presque face à une mission impossible…
« On s’est ressaisi à la fin. Ça commençait à devenir un peu tendu. On avait l’impression que c’était le coup de grâce. On a su se reprendre, on a vu de quoi tout le monde est capable. Tout le monde a répondu présent », remarque Donte DiVincenzo sur ce 13-0. « On a de gros compétiteurs ici, des gars qui acceptent les défis. Ce n’est pas la première fois qu’on fait quelque chose de ce niveau. Quand ça devient dur, on se regroupe et ça fait ressortir le meilleur de chez nous », ajoute Julius Randle, pas surpris par les ressources mentales de son équipe.
Un résumé, en cinq minutes, de leur saison
La réponse de ce 13-0, c’est un 15-0 qui permet de remporter cette rencontre qui avait un parfum de playoffs. C’est un peu le condensé de la saison de Minnesota. Les troupes de Chris Finch peuvent perdre quatre ou cinq matches de suite, en étant très mauvais et inquiétants, puis en gagner six d’affilée avec maîtrise et autorité.
Dès lors, si on prend un échantillon beaucoup plus court, ça donne un 13-0 pris dans les dents, puis un 15-0 envoyé dans celles de l’adversaire, le tout en seulement cinq minutes.
« On n’a pas abandonné et j’en suis fier », se réjouit un Rudy Gobert qui n’a pas participé à la prolongation, cloué sur le banc avec ses six fautes mais qui fut très bon (14 points, 14 rebonds et 5 contres). « On avait beaucoup de raisons d’être très frustrés mais, globalement, on a surmonté ça. C’est le modèle pour nous. On veut gagner un titre donc on sait qu’il y aura de l’adversité. On sait que ça va arriver, sous bien des manières. »
Quel fut le secret néanmoins de cette folle victoire ? « On a essayé de croire aux Dieux du basket, on a continué de se battre et de contrôler ce qu’on pouvait contrôler », répond le Français.
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