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Les 83 points de Bam Adebayo sont-ils l’explosion offensive la plus improbable de l’histoire NBA ?

Un jour après ses 83 points, l’exploit de Bam Adebayo reste aussi stupéfiant qu’improbable. A-t-on assisté à la flambée offensive la plus inattendue de l’histoire NBA ?

Bam AdebayoUn jour après, les 83 points de Bam Adebayo continuent de défier la logique. Son ancien coach au lycée, Brandon Clifford, raconte d’ailleurs avoir découvert l’exploit à travers le flot de messages reçus sur son téléphone.

« Je me suis demandé ce qu’il se passait », raconte-t-il ainsi auprès du Miami Herald. « Tout le monde me demandait : ‘Tu as vu Bam ?’ Comment ça ? Je craignais qu’il se soit blessé ou quelque chose comme ça. Mais peu après, j’ai reçu un SMS m’annonçant qu’il avait marqué 70 points. »

Il a alors cherché son téléphone pour regarder la fin de la rencontre de son protégé.

« C’était assez surréaliste à voir car ce n’est pas dans sa personnalité. Ce n’est pas le genre de joueur qui cherche à marquer 83 points dans un match. Mais il a eu sa chance et il en a profité. Je suis heureux pour lui. »

Une affaire d’opportunité

Comme souvent avec les performances du genre, il s’agit en effet d’une affaire d’opportunité. Motivé par son duel avec Alex Sarr, Bam Adebayo a ainsi parfaitement lancé son match en inscrivant 31 points dans le seul premier quart-temps. Avec 43 points à la mi-temps, il avait déjà battu son précédent record au scoring, qui était de 41 points.

Et alors qu’il manquait beaucoup de monde au Heat et que les Wizards étaient une proie facile, Erik Spoelstra et ses coéquipiers l’ont alors poussé à aller chercher la plus haute marque possible.

« Évidemment, mes coéquipiers étaient très enthousiastes à la mi-temps », a d’ailleurs expliqué Bam Adebayo. « Pour moi, il s’agissait simplement de rester calme, concentré et conscient que je pouvais réaliser quelque chose d’exceptionnel. Mais je ne pensais pas que ce serait 83 points… »

La deuxième mi-temps fut donc étrange, comme souvent lorsqu’un exploit individuel devient la priorité d’un sport collectif. « C’est un moment spécial », pouvait tout de même savourer Bam Adebayo, qui réalisait l’impensable devant sa mère mais également sa compagne, A’ja Wilson. « Il y a Wilt, moi, puis Kobe, ce qui semble fou. »

Ça semble d’autant plus fou que s’il tourne à 16.1 points de moyenne en carrière, Bam Adebayo réalisait une saison offensive très moyenne jusqu’à présent, en particulier sur le plan de l’efficacité.

+42 points par rapport à son précédent record…

Une bonne manière de visualiser l’improbabilité de cette explosion est d’ailleurs de mesurer la différence entre le meilleur match et le deuxième meilleur match au scoring des joueurs. Bam Adebayo est ainsi passé d’un record de 41 points en NBA, à un record de 83 points. Soit une différence ahurissante de +42 !

Le deuxième plus gros écart du genre est de +29, avec David Thompson qui avait inscrit 73 points, alors que son deuxième meilleur match n’est « que » de 44 points. Dans le cas de l’idole de Michael Jordan, cela s’explique par le duel qu’il livrait à distance, face à George Gervin, pour le titre de meilleur marqueur de la saison.

Même cas de figure d’ailleurs (+19) pour David Robinson et ses 71 points, qui permettent au pivot des Spurs de battre Shaquille O’Neal sur le fil pour le titre de meilleur marqueur de la saison 1993/94.

Entre les deux ? Wilt Chamberlain (+22), dont le match à 100 points représente donc une belle marge par rapport à sa deuxième meilleure marque de 78 points. Mais aussi des explosions peut-être plus improbables comme Willie Burton (+20), Corey Brewer (+22), Malachi Flynn (+23), Tony Delk (+26) ou Alec Peters (+28) !

Avant de s’imposer comme un joueur précieux en Euroleague, désormais à l’Olympiakos, ce dernier n’avait pu disputer qu’une vingtaine de matchs avec les Suns, lors de la saison 2017/18. Pour des prestations anecdotiques… jusqu’au dernier match de la campagne, face à Dallas, bouclé avec 36 points à 8/13 derrière la ligne à 3-points.

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Content Editor Dimitri Kucharczyk

Tombé amoureux de la balle orange au son de la voix de George Eddy et des arabesques de Penny Hardaway et Hakeem Olajuwon, Dimitri a intégré BasketUSA en 2008, avant d'en devenir rédacteur en chef

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