La saison régulière 2025/26 entre dans son dernier quart. Pour l’ensemble des franchises, il reste désormais une petite vingtaine de matchs à disputer, et les enjeux se précisent : sécuriser une place en playoffs, éviter le play-in, gagner l’avantage du terrain ou, pour les équipes décrochées, préparer déjà la suite.
Dans ce contexte, le calendrier peut peser lourd. Pas comme une vérité absolue, bien sûr, mais comme un facteur de contexte à ne pas négliger. La « Strength of Schedule » (SoS), qui mesure le pourcentage de victoires moyen des adversaires à venir, permet d’évaluer ce degré de difficulté. Elle ne prédit pas les résultats, mais elle aide à lire les marges de manœuvre de chaque équipe sur cette fin de saison.
San Antonio ou Detroit bien mieux lotis qu’OKC et Boston
Tout en haut des bilans, le Thunder peut voir venir. Déjà qualifié pour la postseason (playoffs ou play-in), le tenant du titre compte trois victoires d’avance à l’heure actuelle sur San Antonio. Les Spurs avancent vent dans le dos et pourraient surfer sur leur très belle dynamique d’ici à la fin de la saison.
L’escouade de Victor Wembanyama dispose d’un calendrier plutôt abordable, dans le Top 10 des « SoS » les plus « aisés » (24e, 47.8%). À l’inverse, Oklahoma City a encore du pain sur la planche avec le quatrième calendrier le plus relevé de la ligue (53.3% de « SoS », la faute à peu de rencontres restantes contre des équipes de bas de tableau). Les Celtics ou les Lakers deux fois, les Pistons, les Knicks, les Nuggets ou encore les Wolves… Le champion sortant aura de quoi se jauger, et monter en puissance dans l’objectif d’un back-to-back.
Pour Boston aussi, l’agenda n’est pas des plus cléments avec la troisième « Strength of Schedule » de la ligue. Le retour aux affaires de Jayson Tatum ne sera pas de trop, alors que les Celtics vont disputer 14 de leurs 18 matchs restants contre des équipes virtuellement qualifiées pour les playoffs ou le play-in, dont une double opposition jeudi prochain puis le mercredi 25 mars contre le Thunder pour une potentielle finale avant l’heure.
Il ne sera pas simple de déloger le leader de l’Est Detroit, à la peine dernièrement avec quatre défaites de rang mais au 6e calendrier le plus « facile ». Les Pistons n’ont ainsi plus que trois chocs à jouer contre des équipes actuellement dans le Top 4 d’une des deux conférences… Et les trois auront lieu en six jours face à Minnesota (à deux reprises) et Oklahoma City entre le 28 mars et le 2 avril !

La voie royale pour les Cavaliers, le piège pour les Nuggets ?
La lutte pour les places en playoffs pourrait être encore plus féroce. Elle ne sera en tout cas pas moins inégalitaire pour ce qui est du calendrier. Demandez aux Nuggets, à la lutte pour la troisième marche du podium de l’Ouest mais nantis de l’un des « pires » calendriers de la fin de saison (7e avec 53% de « SoS »). Nikola Jokic et les siens doivent notamment affronter le Thunder ou les Spurs trois fois en à peine un mois !
Denver pourrait toutefois bénéficier d’une fin de saison en roue libre des deux cadors de l’Ouest, qu’ils doivent affronter lors de leurs deux dernières rencontres de la saison, alors que leurs positions pourraient déjà être figées et être donc synonymes de possible repos des joueurs majeurs.
La suite de la semaine s’annonce en tout cas dantesque : après Oklahoma City, Denver jouera mercredi face aux Rockets, puis à San Antonio en « back-to-back », et enfin chez les Lakers samedi. Soit quatre des cinq autres membres du Top 6 de la Conférence, rien que ça.
Le dernier de celui-ci, Minnesota, pourrait aussi marquer de gros points en vue de la fin de saison dans les prochains jours. Les Wolves vont en effet disputer leurs cinq prochains matchs, dont quatre déplacements, contre des équipes du Top 10 de l’Ouest. Entre la troisième et la sixième place, qui se jouent provisoirement à seulement une victoire et demie d’écart ce lundi, personne n’aura le droit à l’erreur.
Surtout que Phoenix est encore en embuscade à la 7e place, à deux victoires seulement des Lakers, 5e, et pourrait pousser un des outsiders pour une place en finale de conférence vers un play-in de tous les dangers.

À l’Est, les Cavaliers peuvent nourrir quelques ambitions au classement. Ragaillardi par l’arrivée de James Harden, Cleveland dispose désormais d’une fin de saison relativement tranquille.
La franchise de l’Ohio est la seule qui n’a plus le moindre match à disputer face à un membre actuel du Top 4. En élargissant à l’Ouest et son dense Top 7, les Cavaliers n’auront qu’un déplacement chez les Lakers à jouer. Suffisant pour revenir sur les Knicks ? Pas forcément car même inconstant, New York est aussi en situation favorable, avec seulement le 28e « SoS » de NBA. Les joueurs de la « Big Apple » pourraient d’ailleurs avoir leur destin en main en toute fin d’exercice avec quatre des cinq derniers matchs du calendrier au Madison Square Garden.
La palme du calendrier le plus « tranquille » revient à Portland (42.5% de « SoS »), qui doit désormais jouer plus de la moitié de ses matchs restants contre des équipes en bilan négatif (9/17).
Les Blazers pourraient en profiter pour se rapprocher des 50% de victoires (31-34), voire au mieux viser le huitième rang de l’Ouest actuellement détenu par les Warriors. Golden State tire la langue et ne compte qu’une victoire et demie d’avance, alors qu’il reste notamment l’intégralité du Top 4 de l’Est au menu ces prochaines semaines.

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