En NBA, les blessures des uns font généralement le bonheur des autres et il n’est donc guère étonnant de constater qu’en l’absence de Tyler Herro, Pelle Larsson se révèle du côté de Miami.
Déjà amener à dépanner en novembre, le Suédois a ainsi retrouvé le cinq de départ floridien depuis la mi-janvier et son temps de jeu est en hausse (29 minutes de moyenne), alors que ses performances (12 points, 4.1 rebonds et 3.9 passes de moyenne) sont de plus en plus convaincantes.
« On a confiance en lui » assure par exemple Bam Adebayo, parmi ceux avec qui il combine le plus dans le jeu. « C’est le genre de gars que tu peux intégrer au cinq et, instantanément, tu vois la différence. C’est le genre de profil que l’on veut. S’il marque 15 points, ce n’est que du bonus pour l’attaque. Mais au-delà de ça, tu sais exactement ce qu’il va t’apporter jour après jour. »
Même son de cloche chez Erik Spoelstra, un fan de la première heure de son arrière de bientôt 25 ans : « Il aide tellement notre attaque. Il aide tout le monde parce qu’il coupe vers le cercle quand il le faut, il crée des espaces avec son énergie, il attaque le panier puissamment, il court… Il fait toutes les petites choses qui servent de moteur à notre attaque. »
Un « role player » à la Derrick White, Alex Caruso ou Jrue Holiday
Comme d’autres avant lui, Pelle Larsson s’épanouit avec le Heat en jouant le « role player » et celui-ci a très bien compris que, pour se faire une place en NBA, il devait rentrer dans ce moule. Et s’inspirer, aussi, de ce qu’il peut observer ailleurs dans la ligue.
« En voyant comment l’équipe d’Oklahoma City est construite, et en les ayant joués récemment, on voit qu’ils ont tellement de joueurs prêts à faire ça » indique-t-il notamment. « Je me dis : ‘Ok, je vais faire le bon choix sur cette action, et ensuite on va gagner le match puis passer au suivant.’ »
Par conséquent, Pelle Larsson passe pas mal de temps à regarder des vidéos de joueurs aux profils identiques au sein, ou presque.
« [Le staff] m’envoie des vidéos de différents joueurs et le profil est toujours assez similaire, avec des gars comme Alex Caruso, quelques autres joueurs du Thunder, Derrick White, Jrue Holiday… » révèle ainsi le 44e choix de la Draft 2024. « Des joueurs capables de peser des deux côtés du terrain, de faire des actions simples pour leurs coéquipiers et aussi de réaliser des actions défensives pleines de hargne. »
Boosté notamment par son expérience en sélection, lors du dernier EuroBasket, Pelle Larsson ne manque donc jamais l’occasion de se sacrifier pour l’équipe, comme quand il faut provoquer des passages en force, et sa polyvalence est un atout pour ce Heat qui rêve de bousculer la hiérarchie à l’Est.
« C’est très gratifiant quand on gagne, car j’ai vraiment la sensation d’aider en faisant des choses que les autres ne veulent pas faire » décrit-il également. « Mais parfois, quand on perd, on se dit qu’on aurait peut-être pu en faire plus. Sauf qu’il faut se donner à 100% dans ce rôle, et en permanence, pour en être récompensé et c’est exactement ce que j’essaie de faire. »
| Pelle Larsson | Pourcentage | Rebonds | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Saison | Equipe | MJ | Min | Tirs | 3pts | LF | Off | Def | Tot | Pd | Fte | Int | Bp | Ct | Pts |
| 2024-25 | MIA | 55 | 14:13 | 43.8 | 33.7 | 67.2 | 0.5 | 1.2 | 1.7 | 1.2 | 1.7 | 0.6 | 0.4 | 0.1 | 4.6 |
| 2025-26 | MIA | 39 | 23:31 | 47.9 | 32.1 | 74.5 | 0.8 | 2.2 | 2.9 | 3.3 | 1.9 | 0.5 | 1.0 | 0.2 | 9.7 |
Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.
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