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NBA Cup : une gueule de bois pour les équipes du Final Four ?

NBA – Depuis le dernier carré de la NBA Cup à Las Vegas, ses participants ont baissé de pied, parfois sérieusement. Au point de poser la question d’une possible corrélation ?

OG Anunoby (Knicks) contre le ThunderQu’ont en commun le Thunder, les Spurs, les Knicks et le Magic ? Les quatre franchises étaient à Las Vegas mi-décembre pour le Final Four de la NBA Cup. Et toutes ont vu depuis leurs résultats prendre du plomb dans l’aile. Oklahoma City, San Antonio, New York et Orlando comptent chacun un moins bon pourcentage de victoires après la Cup qu’avant la compétition. Une même conséquence, pour les mêmes causes ?

Depuis la finale de la NBA Cup, non comptabilisée dans le bilan de la saison régulière, les quatre équipes ont levé le pied, à leur échelle. Après sa victoire mardi soir contre les Spurs, le Thunder compte un bilan de 10 victoires pour 5 défaites, un succès de plus que San Antonio (9-6). Rien de déshonorant, ou qui soit à même de leur faire perdre – pour le moment – les deux premières places de la Conférence Ouest.

Mais la mauvaise passe des Texans, battus six fois lors de leurs dix dernières sorties, a resserré le haut de classement avec Denver revenu à égalité (27-13) et Minnesota désormais en embuscade (27-14).

Bilan post-NBA Cup 2025

Les Knicks tirent la langue

Pour les Knicks et le Magic, la chute est plus marquée avec un 7-7 moyen pour Orlando et même un bilan négatif (6-7) pour New York après avoir soulevé le trophée à Las Vegas.

New York en particulier semble accuser le coup non seulement dans les résultats, mais aussi dans l’impression visuelle laissée ces dernières semaines par Jalen Brunson et les siens.

Le meneur new-yorkais semble avoir moins de jus, et peine notamment à imprimer le jeu des siens en début de rencontre. D’une place parmi les vingt joueurs qui provoquent le plus de fautes par match, il est en fond de Top 30 de cette catégorie statistique depuis le dernier carré de la NBA Cup (de 5,8 à 4,2). Moins intense, moins agressif… Si son impact reste énorme sur le jeu des siens, son poids sur les défenses adverses se fait un peu moins oppressant.

« Je pense que la NBA Cup est géniale, parce que c’est un type de basket différent de celui durant la saison » a noté Jalen Brunson la semaine dernière. « Mais je ne sais pas, je ne dirais pas que c’est le contrecoup, je ne l’appelle pas ainsi. C’est simplement nous qui ne sommes pas là où nous devrions en être. » « Cela ne va pas toujours être un long fleuve tranquille, en particulier à cette période de l’année » a tenté d’expliquer l’entraîneur Mike Brown. « Notre série de matchs pour la Cup était un peu différente, mais ce sont les mauvais jours de l’année. »

Les infirmeries sont bien occupées

Le retour du moteur Josh Hart contre les Blazers dimanche a fait du bien pour revigorer une équipe des Knicks à la peine. Comme lui, absent huit matchs après Noël, d’autres joueurs importants des équipes qualifiées pour le Final Four de la Cup ont rejoint l’infirmerie peu après Las Vegas (quand bien même la NBA assure que l’enchaînement des matchs n’y est pour rien).

Les Spurs ont dû faire sans Victor Wembanyama (hyperextension du genou, deux matchs d’absence) et Devin Vassell, un nom de plus dans la longue liste des blessures musculaires cette saison. Le Magic a vu Jalen Suggs se blesser à la hanche contre les Knicks en demi-finale de la Cup, puis au genou deux matchs seulement après son retour. Le Thunder a vu plusieurs joueurs effectuer des allers-retours sur la liste des blessés, Isaiah Hartenstein en tête, touché au mollet depuis le 28 décembre.

Jalen Suggs (Magic) contre les Spurs

Pour Oklahoma City, le timing de ce coup de mou tient peut-être davantage de la coïncidence. Parti sur un rythme effréné, le champion en titre était arrivé à Las Vegas avec un bilan ahurissant de 24-1. Cette dynamique semblait logiquement vouée à être freinée tôt ou tard, et les trois défaites contre les Spurs en quelques semaines ont sérieusement ralenti l’élan d’OKC. « Il y a des moments dans une saison NBA où vous avez le vent de face, d’autres moments où vous avez le vent dans le dos », résumait l’entraîneur Mark Daigneault après la claque surprise donnée par les Hornets le 5 janvier dernier. « Quand vous avez le vent de face, vous devez surmonter cela. »

Voir une équipe sortir d’une saison à plus de 100 rencontres après avoir gagné titre au septième match de la finale, puis dans la conversation pour le meilleur bilan la saison régulière de toute l’histoire être sujette à de moments de décompression n’a rien d’illogique ou d’illégitime. Et pas besoin d’avoir tenu sur une telle longueur pour que la concentration et l’implication finissent par flancher. « On sort d’un passage très difficile dans notre calendrier, qu’on a bien négocié, avec des matchs qui nous demandaient beaucoup de concentration mentale » a expliqué Victor Wembanyama le 29 décembre dernier après une défaite contre les Cavaliers. « Et il fallait sortir de ça. »

Un calendrier sens dessus-dessous

Pour y parvenir, les quatre demi-finalistes de la NBA Cup n’ont eu le droit à aucun traitement de faveur. Pendant que certaines franchises profitaient d’une coupure bienvenue pour recharger les batteries et peaufiner leur jeu à l’entraînement, les Knicks ont enchaîné trois matchs en quatre jours dans quatre villes différentes à partir de la finale de la Cup. La situation est plus incongrue encore pour le Magic, qui n’a joué qu’un seul match en huit jours pendant le Final Four suite à sa défaite en demi-finale, avant de voir le planning se bousculer avec 14 rencontres en 25 jours… puis de disputer les matchs délocalisés à Berlin et Londres cette semaine, et ne jouer ainsi que deux fois en neuf jours. Ce calendrier alambiqué pourrait bien avoir joué dans la forme actuelle d’Orlando, qui a enchaîné victoire puis défaite lors de ses 14 dernières sorties.

« La Cup est amusante, c’est le top niveau et tout cela, mais néanmoins, ils doivent d’une certaine manière jeter un œil à la suite du calendrier, au moins pour les finalistes » déplorait le coach des Knicks, Mike Brown. « Parce que c’est comme si vous étiez pénalisé pour l’avoir gagné, d’un point de vue du calendrier. »

Les précédents des Cups 2023 et 2024 laissent à penser que cet opus 2025 tient autant de facteurs aggravants (fatigue cumulée, calendrier alourdi) que d’un concours de circonstances. La saison passée, aucun des demi-finalistes de la compétition n’avait vu sa dynamique être freinée, au contraire même pour le Thunder, qui avait parfaitement rebondi de sa finale perdue en signant dix victoires de rang.

BIlan post-NBA Cup 2023

Bilan post-NBA Cup 2024

Mais les Bucks avaient, comme les Knicks cette année, peiné dans un premier temps à se remettre de leur titre et s’étaient inclinés lors de cinq de leurs huit premiers matchs après Las Vegas. C’était même pire pour les Lakers lors de la première édition de ce qui était alors l’In-Season Tournament, puisque les Angelinos n’avaient remporté que cinq de leurs dix-sept matchs après avoir soulevé le trophée dans le Nevada.

Deux champions que New York ne cherchera pas à imiter trop longtemps, puisqu’ils n’avaient par la suite pas dépassé le premier tour des playoffs. Un stade que seuls les Pacers en 2023/24 (finale de conférence) et le Thunder 2024/25 (champion) ont franchi parmi les précédents qualifiés au dernier carré de la NBA Cup.

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