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Comme Sidy Cissoko à Portland, le casse-tête à venir de certains contrats « two-way »

NBA – Alors que les contrats « two-way » actifs sont garantis depuis mercredi soir, plusieurs joueurs ont déjà épuisé une grande partie des matchs alloués jusqu’à la fin de la saison.

Sidy Cissoko (Blazers) contre le ThunderIls étaient trois titulaires sur les parquets NBA la nuit dernière. Sidy Cissoko avec les Blazers, Dominick Barlow chez les Sixers, et Spencer Jones chez les Nuggets ont ainsi débuté, bien qu’ils soient signataires d’un contrat « two-way ». C’est même devenu tout sauf une anomalie.

Au gré des absences et de leur bel apport, le trio a empilé les titularisations : 22 pour Spencer Jones et Dominick Barlow, un record pour les joueurs actuellement en « two-way », 13 pour Sidy Cissoko. Alors que la saison régulière n’en est pas encore à sa moitié, certaines équipes vont devoir sérieusement plancher sur le cas de leurs intérimaires de luxe, limités à un certain nombre de rencontres.

Les contrats « two-way » imposent ainsi aux franchises de ne disposer de leurs joueurs signés sous cette forme qu’à 50 reprises sur la feuille de match. Ce statut de joueur dit « actif » ne sous-entend pas qu’il dispute une rencontre : une partie sans la moindre seconde jouée tout en étant présent dans l’effectif disponible est tout de même comptabilisée. Et cette limite de 50 matchs – diminuée au prorata si un joueur est signé en « two-way contract » après le début de la saison – se rapproche à grand pas pour certains joueurs.

Les contrats « two-way » désormais garantis jusqu’à la fin de la saison

Tous les contrats « two-way » sont officiellement garantis depuis mercredi soir, date butoir. Les Knicks se sont ainsi séparés de Tosan Evbuomwan, les Bucks de Mark Sears, et les Hawks de Malik Williams, juste avant la « deadline » réglementaire. Pour d’autres joueurs, leur position va bientôt devenir une problématique : faut-il transformer ce contrat « two-way » en bail classique et garanti ? Et si oui, comment ?

17 joueurs ont ainsi déjà atteint au moins la moitié de leur réserve de matchs en NBA avec leur contrat « two-way » :

  • Nae’qwan Tomlin (31/50) chez les Cavaliers
  • Kobe Sanders (27/50) chez les Clippers
  • Olivier-Maxence Prosper (27/50) chez les Grizzlies
  • Moussa Cissé (32/50) et Ryan Nembhard (28/50) chez les Mavericks
  • Spencer Jones (34/50) chez les Nuggets
  • Taelon Peter (30/50) chez les Pacers
  • Bryce McGowens (30/50) chez les Pelicans
  • Daniss Jenkins (34/50) chez les Pistons
  • J.D. Davison (30/50) chez les Rockets
  • Jabari Walker (32/50) chez les Sixers
  • Branden Carlson (28/50) et Chris Youngblood (34/50) chez le Thunder
  • Johnny Juzang (34/50) chez les Timberwolves
  • Sidy Cissoko (30/50) et Caleb Love (27/50) chez les Trail Blazers
  • Tristan Vukcevic (32/50) chez les Wizards

Si certains ont surtout été appelés à la rescousse en bout de banc pour compléter l’effectif le temps de blessures, d’autres, comme les trois exemples cités plus tôt, se sont pleinement imposés dans la rotation de leur équipe.

« Sidy s’est entraîné tout l’été et il joue plutôt bien » saluait l’entraîneur de Portland Tiago Splitter il y a quelques jours, en marge du match contre les Spurs. « Il joue dur, et c’est un talent qu’il apporte chaque soir. Et il continue à le faire qu’il ait plus ou moins de minutes. Il va amener du feu dans le jeu, et j’adore ça. Je ne crois pas qu’il ait quoi que ce soit à me prouver. Il joue de la bonne manière. » De quoi lui octroyer un contrat garanti prochainement ? « Je ne sais pas si je suis en mesure de vous répondre, vous allez devoir poser cette question à mes dirigeants » esquivait Tiago Splitter.

Outre Sidy Cissoko, pas forcément le plus en vue contre les Rockets, d’autres joueurs en « two-way se sont mis en avant mercredi. Daniss Jenkins a une nouvelle fois épaté pour combler l’absence de Cade Cunningham à la mène des Pistons avec 15 passes décisives en 29 minutes. Bryce McGowens a terminé avec le deuxième temps de jeu des Pelicans face aux Hawks (37 minutes pour 20 points à 8/15 au tir). Olivier-Maxence Prosper était le plus gros temps de jeu du banc des Grizzlies contre Phoenix (27 minutes). Et le coéquipier de Sidy Cissoko aux Blazers, Caleb Love, a encore été sérieux en sortie de banc avec Portland (10 points, 7 rebonds, 4 passes en 29 minutes).

Des choix cornéliens à venir

Pour les Blazers, les belles performances du tandem Cissoko – Love pourraient contraindre à des choix. Portland devra-t-il couper deux joueurs pour faire de la place à ses two-way ? Rayan Rupert et Duop Reath, tous deux en fond de rotation de Tiago Splitter et libres à la fin de la saison seraient les principaux joueurs « à risque ».

On imagine mal les Nuggets se priver de leur trouvaille Spencer Jones, surtout vu la cascade de blessures qui touche la franchise des Rocheuses. Mais si Denver a une place libre dans son effectif, signer son ailier pourrait coûter cher financièrement. Le champion 2023 est déjà légèrement au-dessus de la limite de la « luxury tax » et va voir sa masse salariale encore augmenter la saison prochaine avec le nouveau contrat de Christian Braun (de 4,9 à 21,5 millions de dollars) et alors que Peyton Watson sera « free agent ».

Spencer Jones (Nuggets) contre les Wolves

Quant au Thunder, sa large domination durant le premier tiers de la saison a permis à l’entraîneur Mark Daigneault de faire souffler ses titulaires lors des derniers quart-temps. Mais les minutes offertes à Branden Carlson ou Chris Youngblood pourraient limiter la possibilité pour le coach d’Oklahoma City de faire tourner son groupe en deuxième partie de saison, sauf à couper des joueurs salués depuis le début de saison pour leur apport.

« Branden est toujours prêt à jouer, et c’est ce que je respecte le plus chez lui » soulignait Mark Daigneault après une sortie à 15 points et 11 rebonds de son intérieur contre les Warriors. « Il y a certains gars pour lesquels vous êtes heureux quand vous pouvez les faire entrer en jeu, parce que vous avez le sentiment qu’ils le méritent. Nous avons de nombreux joueurs, mais Branden en fait clairement partie. »

Ryan Nembhard, révélation chez les Mavericks (9,6 points à 43,8 % à 3-points et 6,1 passes décisives en 16 titularisations), même s’il se heurte à un « rookie wall » ces dernières semaines, ou encore Kobe Sanders, 20 points lundi contre les Warriors et 20,9 minutes de moyenne sur ses 26 derniers matchs…

Autant de cas qui pourraient faire s’arracher quelques cheveux à leurs dirigeants. La saison passée, 26 joueurs en contrats « two-way » avaient obtenu un sésame garanti.

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