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Preview 2022/23 | Une saison déjà à oublier pour les Spurs ?

NBA — Pour la première fois depuis très, très longtemps, les Spurs sont appelés à se classer au fond de leur conférence. De quoi leur permettre d’attirer un nouveau talent générationnel, après David Robinson en 1987 et Tim Duncan en 1997 ?

L’EuroBasket tout juste terminé, Basket USA démarre sa traditionnelle présentation, franchise par franchise, de la saison NBA à venir. Comme chaque année, celle-ci prend la forme d’un compte à rebours, du pire bilan de la ligue à notre favori pour le titre de champion.

Avec son système de Draft, la NBA a été pensée pour fonctionner de manière cyclique. Ce qui signifie que même les modèles de régularité et d’excellence comme les Spurs finissent, tôt ou tard, par retomber dans les bas-fonds de leur conférence.

Ce n’est donc pas un hasard si, depuis trois ans, la franchise aux cinq titres et aux 22 qualifications consécutives en playoffs (un record) se retrouve hors du Top 8 de sa conférence. Car, oui : malgré l’éternel Gregg Popovich et des joueurs de calibre All-Star comme DeMar DeRozan, LaMarcus Aldridge ou Dejounte Murray, San Antonio végète depuis 2019 dans le ventre mou de l’Ouest.

Pour cette nouvelle année, les choses devraient d’ailleurs empirer, car les Texans possèdent probablement l’un des groupes les moins talentueux de la ligue. Sur le papier en tout cas, où aucun de leurs membres n’a jamais dépassé la barre des 17.0 points de moyenne sur une saison.

En clair, les Spurs devront compter sur des progrès significatifs de Keldon Johnson, Devin Vassell, Joshua Primo voire Tre Jones, couplés à l’intégration réussie de Jeremy Sochan, Malaki Branham voire Blake Wesley, pour ne pas sombrer au classement. En espérant aussi que Jakob Poeltl, Josh Richardson ou Doug McDermott soient conservés suffisamment longtemps pour encadrer la jeune garde de Fort Alamo…

Sinon, il se pourrait qu’un certain Victor Wembanyama ne s’invite à San Antonio dans moins d’un an. Cela tombe bien : à l’image de David Robinson (1987) ou Tim Duncan (1997) à leur époque, c’est typiquement le genre d’invité que l’on ne peut se permettre de refuser quand il frappe à la porte…

LES MOUVEMENTS DE L’ÉTÉ

Arrivées : Jeremy Sochan (Draft), Malaki Branham (Draft), Blake Wesley (Draft), Gorgui Dieng (Hawks), Isaiah Roby (Thunder), Alize Johnson, Dominick Barlow, Tommy Kuhse
Départs : Dejounte Murray (Hawks), Lonnie Walker (Lakers), Drew Eubanks (Blazers), Devontae Calvin Cacok (Blazers)

LE JOUEUR À SUIVRE : KELDON JOHNSON

Prolongé cet été à prix d’or par ses dirigeants (80 millions de dollars sur quatre ans), une fois Dejounte Murray transféré à Atlanta, Keldon Johnson est le nouveau leader des Spurs. À bientôt 23 ans, et alors qu’il s’apprête à attaquer sa quatrième saison —seulement— dans la ligue, il fait d’ailleurs presque figure de « vétéran » dans cet effectif particulièrement jeune et inexpérimenté.

Par conséquent, le champion olympique 2021 se devra d’assumer le leadership de l’équipe, dans la continuité de la meilleure campagne de sa carrière : 17.0 points et 6.1 rebonds de moyenne, à 47% aux tirs, 40% à 3-pts et 76% aux lancers-francs. Une campagne en progression, survenue après ses deux premiers exercices déjà très intéressants.

Reste à savoir si Keldon Johnson, drafté en 29e position en 2019, parviendra à assumer ce statut inédit, et auquel il n’était pas prédestiné, de go-to-guy. Pour l’ancien élève de Kentucky, véritable diamant à polir, l’opportunité est belle et il n’a pas intérêt à la laisser passer, s’il tient à être considéré autrement. C’est-à-dire plus qu’un simple joueur de devoir (ou role player).

Moyenne d’âge : 24 ans
Masse salariale : 98.8 millions de dollars (29e)

LE SCÉNARIO IDÉAL

Avec un génie du coaching comme Gregg Popovich à leur tête, capable de sublimer n’importe quelle équipe avec ses préceptes, les Spurs surprennent à l’Ouest. Avant tout désireux de prendre du plaisir pour sa fin de carrière, « Coach Pop » rajeunirait presque au contact des décomplexés Jeremy Sochan, Joshua Primo, Devin Vassell, Tre Jones, Malaki Branham et autres Blake Wesley, qui réussissent à embêter un paquet d’équipes chaque soir (ou quasiment).

Collectivement, les victoires ne sont évidemment pas abondantes, car l’effectif présente des limites certaines malgré le rebond extrêmement intéressant de Zach Collins et ses quelques vétérans, tels Jakob Poeltl, Josh Richardson, Doug McDermott et Gorgui Dieng. Mais San Antonio en décroche tout de même suffisamment pour ne pas terminer parmi les trois pires bilans de sa conférence. Et, si les playoffs sont logiquement hors de portée, le « play-in » reste, lui, longtemps envisageable. En effet, le niveau global de l’Ouest penche vers le bas et permet aux moins bons élèves, comme ceux de Fort Alamo, de croire à une fin de saison excitante et à suspense…

Surtout, étant donné que Keldon Johnson s’épanouit dans son nouveau rôle de leader de la franchise texane, flirtant avec la barre des 20 points de moyenne, celle-ci peut se permettre d’envisager plus sereinement l’avenir. Surtout que malgré des chances limitées, le club obtient tout de même le premier choix de la prochaine cuvée…

LE PIRE SCÉNARIO

Avec le départ de Dejounte Murray, les Spurs ne retrouvent pas de leader, car ce costume est encore trop grand pour Keldon Johnson. Celui-ci fait certes ses stats, mais il les fait dans le vide et à des pourcentages de réussite en grosse baisse. Forcément, les victoires se font rares et cela tombe bien : dans le Texas, tout le monde rêve de voir Victor Wembanyama prendre les rênes de cet effectif terriblement faible. À tel point que, très vite, les hommes de Gregg Popovich s’installent à la dernière place de leur conférence…

Un Gregg Popovich qui, à bientôt 74 ans et malgré un statut de coach le plus victorieux de l’histoire de la saison régulière, ne parvient évidemment pas à faire de miracles avec autant de jeunes joueurs inexpérimentés et bruts de décoffrage sous ses ordres. De quoi le pousser à songer sérieusement à prendre sa retraite, dès l’été 2023.

D’autant que les résultats s’empirent après la trade deadline, quand les quelques vétérans présents dans le groupe, à savoir Jakob Poeltl, Josh Richardson, Doug McDermott et Gorgui Dieng, sont volontiers échangés contre des contrats expirants et des tours de Draft. La seule bonne nouvelle dans ce marasme collectif attendu, c’est que San Antonio s’assure (comme souhaité) un choix dans le Top 4 de la prochaine Draft.

CONFÉRENCE OUEST
15 – Thunder 14 – Spurs 13 – … 12 – … 11 – …
10 – … 9 – … 8 – … 7 – … 6 – …
5 – … 4 – … 3 – … 2 – … 1 – …
CONFÉRENCE EST
15 – Magic 14 – … 13 – … 12 – … 11 – …
10 – … 9 – … 8 – … 7 – … 6 – …
5 – … 4 – … 3 – … 2 – … 1 – …