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Happy Birthday | Dan Issel, drôle de pivot

Né le 25 octobre 1948, Dan Issel fête aujourd’hui ses 72 ans. L’occasion de revenir sur la carrière de ce drôle de pivot, surnommé « The Horse » pour sa longévité et sa constance au haut niveau.

Ce basketteur de 2m06 n’était pourtant pas particulièrement rapide, ni athlétique, ni puissant. Mais il a brillé à tous les étages, en NCAA à Kentucky, en ABA avec les Kentucky Colonels ou en NBA avec les Denver Nuggets. Lorsqu’il prit sa retraite en 1985, ils n’étaient ainsi que quatre (Kareem Abdul-Jabbar, Wilt Chamberlain, Julius Erving et Moses Malone) à avoir inscrit plus de points que lui (27 482) en ABA/NBA. Et depuis, seuls Karl Malone, LeBron James, Kobe Bryant, Michael Jordan, Dirk Nowitzki et Shaquille O’Neal l’ont dépassé. Ça classe un homme…

Un jeu atypique

C’est qu’infatigable, Dan Issel avait développé un style très personnel, depuis son passage à Kentucky, loin du jeu poste bas réclamé aux intérieurs de l’époque. Lui semblait toujours en mouvement, capable de faire sortir ses adversaires par son tir à mi-distance particulièrement précis et ses coupes incessantes.

« Je jouais de cette façon pour survivre » détaillait-il il y a quelques années. « Coach Rupp (à Kentucky) démarrait chaque entraînement par une demi-heure de shooting. Il n’y avait pas de discussions, il fallait simplement s’entraîner à shooter. J’ai donc travaillé très dur sur ces jumpshots à quatre ou cinq mètres du cercle. »

Il y avait aussi cette feinte de tête qui lui permettait de partir en drive.

« C’est la pire feinte de l’histoire du basket et ça marche à tous les coups », s’amusait-il sur cette drôle de feinte de la tête qui mystifiait ses défenseurs. « Je n’arrive pas à croire qu’ils tombent tous dans le panneau. »

De quoi compiler 22.6 points et 9.1 rebonds de moyenne en 15 saisons, entre ABA et NBA. De quoi aussi, grâce au fait qu’il ne ratait quasiment jamais de match, être donc le 11e meilleur scoreur combiné de l’histoire ABA/NBA.

Champion ABA en 1975, Dan Issel n’eut toutefois jamais le même succès en NBA, où ses Nuggets atteignirent tout de même deux fois les finales de conférence (1978 et 1985), battus par les Sonics puis les Lakers.

Assez petit pour le poste de pivot, il était conscient de ses limites et avait su maximiser ses capacités, trouvant sa place en utilisant ses forces. « C’est la position à laquelle j’ai joué en grandissant », détaillait-il. « Je pense être meilleur comme pivot parce que je ne dribble pas assez bien pour remonter le ballon comme le font la plupart des ailiers. Et je pense aussi que j’aurais du mal à défendre à l’extérieur si j’étais ailier. »

Commentateur, coach, président, GM…

Forcément, quand il voit Nikola Jokic faire le maximum de ses dégâts depuis le poste haut, dans un style si particulier par rapport aux autres pivots, Dan Issel voit un certain lien avec son successeur à Denver.

Il faut dire qu’il n’a pas marqué la franchise uniquement en tant que joueur, de 1975 à 1985. Car après avoir pris sa retraite et avoir développé une activité dans l’élevage de chevaux, Dan Issel était revenu dans les Rocheuses pour commenter les matchs des Nuggets entre 1988 et 1992. Des commentaires tellement pertinents que le GM du club, Bernie Bickerstaff, lui avait offert le poste d’entraîneur en 1992, Denver devenant la première équipe classé #8, en 1994, à remporter son premier tour face au #1 de la conférence, Seattle.

Il quitta toutefois son poste au cours de l’année suivante, critiqué sur son style de jeu et alors qu’il expliquait « ne pas aimer la personne qu’il était devenue ».

Cela ne l’empêcha pas de revenir dans son club de toujours une dernière fois, en 1998, en tant que président et GM. Rapidement, il reprit également la casquette de coach d’une franchise à la dérive, en quête désespérée d’un nouveau propriétaire. Un peu perdu (et bloqué) au milieu de tout ça, Dan Issel essuya carrément une mutinerie de son propre groupe à la suite d’un « road trip » désastreux et de critiques publiques dirigées contre ses joueurs, avant de démissionner la saison suivante, en 2001, après avoir insulté un fan mexicain de l’équipe.

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