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Racisme : l’émouvant témoignage de John Henson sur la situation dans le Wisconsin

Membre des Bucks et habitant de Milwaukee pendant sept ans, John Henson a lui aussi été victime de racisme dans le Wisconsin. Il apporte son témoignage, et son soutien, à ses anciens coéquipiers.

Après une saison partagée entre les Cavs et les Pistons, John Henson est en vacances depuis un bail. Mais le pivot vétéran, sorti de North Carolina, ne coule pas pour autant des jours heureux alors que les violences policières contre les minorités continuent de s’accumuler presque quotidiennement aux États-Unis.

Ancien intérieur des Bucks où il a joué de 2012 à 2019, John Henson a apprécié le geste fort de boycott de Giannis Antetokounmpo et de ses coéquipiers dans la bulle d’Orlando.

« Ça fait froid dans le dos »

« C’est très représentatif des gars de cette équipe », explique l’ancien Buck dans le New York Times. « En causant ce type de buzz, ils vont amener de la prise de conscience. À un moment donné, il faut que ce soit un message suffisamment fort pour que tout le monde se dise : ce qui se passe n’est pas normal. Et je crois que c’est un début. »

A l’instar de George Hill qui remettait carrément en cause leur présence dans la bulle, les Bucks (et les joueurs NBA en général) se sont sentis trahis. Et plus encore, impuissants…

« S’ils n’étaient pas dans cette bulle, peut-être que les gars de l’équipe auraient pu aller à Kenosha et aider à promouvoir la paix et une manifestation non-violente pour essayer d’apaiser la situation. Mais ils ne peuvent pas le faire. Et je comprends qu’ils se sentent bloqués. »

En tout état de cause, John Henson est bien placé pour discuter de la situation dans le Wisconsin, ayant été lui-même victime de racisme en 2015. « Ça me fait froid dans le dos parce que je sais que je suis suffisamment chanceux d’avoir une voix qui peut tenir les gens responsables. Mais si ça avait été un autre individu afro-américain ou une autre personne issue d’une minorité, ils auraient subi un autre traitement. »

La porte se ferme devant lui !

Après avoir signé sa prolongation de contrat à l’été 2015, John Henson veut se faire plaisir dans une bijouterie. Il veut se payer une Rolex. Il appelle donc Schwanke-Kasten Jewelers pour connaître les horaires d’ouverture. Une employée du magasin appelle alors à son tour la police en expliquant qu’elle a reçu « deux coups de téléphone suspects » de la part de gens « qui n’ont pas l’air d’être des clients légitimes ».

Quelques jours plus tard, John Henson se rend sur place, dans la banlieue de Milwaukee, et l’employée de la bijouterie appelle à nouveau la police sans tarder. « Je me cache dans mon bureau », rapporte l’enregistrement téléphonique. « Je ne veux pas qu’ils me voient. On fait semblant d’être fermé. »

Alors qu’il attend devant une porte close, alors même que la boutique devrait être ouverte, le pivot des Bucks voit débarquer des officiers de police. Il leur explique alors qu’il est là pour acheter une montre. L’un des officiers le questionne alors sur le véhicule qu’il conduit, un Chevrolet Tahoe, sachant que ce dernier porte une plaque minéralogique du concessionnaire.

John Henson s’explique calmement, mais ne joue pas la carte NBA, « parce que je ne devrais pas avoir à le faire », souligne le pivot. L’un d’entre eux finit tout de même par comprendre que Henson est un joueur NBA et prévient donc les employés de la boutique d’ouvrir les portes.

Ces derniers refusent pourtant d’ouvrir la porte de devant et John Henson, accompagné des policiers, doit donc faire le tour et entrer discrètement par la porte de derrière. Une fois à l’intérieur, l’employée insiste pour que les policiers restent dans la boutique pendant que John Henson fait ses emplettes.

Débats, forums… Éduquer la jeunesse !

Évidemment, John Henson s’en va sans rien acheter. « Quand je suis revenu dans ma voiture, j’ai éclaté en sanglots. J’avais besoin de laisser sortir tout ça. C’était quelque chose que je ne pensais jamais avoir à vivre à l’époque dans laquelle on vit. Surtout pas dans la ville où je joue. Encore maintenant, j’ai du mal à en parler. »

À l’époque, le pivot s’était immédiatement entretenu avec le directoire des Bucks, dont son coach Jason Kidd, pour savoir quelles suites donner à cet incident, qu’il avait rapidement raconté sur les réseaux sociaux. Ils avaient alors choisi de mener plusieurs interventions dans des écoles locales pour ouvrir un débat.

« On avait décidé de raconter cette histoire et d’en faire un forum ouvert. On allait parler de ce qui s’était passé et de ce qu’on pouvait faire. Je pense que ça avait été un grand succès parce qu’on avait réussi à faire discuter tous ces lycéens et ces collégiens de leurs sentiments à propos du préjudice et de comment se traiter les uns les autres. » Des débats et forums plus nécessaires que jamais pour éduquer la population américaine…

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