Matchs
hier
Matchs
hier
ORL87
LAL96
TOR92
LAC112
CLE110
HOU116
IND122
BOS117
BRO108
CHA113
MIN116
UTH127
CHI136
ATL102
PHO96
MEM105
MIL93
NOR73
SAC38
OKC47
GSW27
NYK35
Pariez en ligne avec Unibet
  • BOS1.69PHI1.99Pariez
  • SAN1.09CLE5.55Pariez
  • 100€ offertsLa suite →

[Previews 2019/20] Les Wolves entre deux eaux

Le nouveau président Gersson Rosas et son coach Ryan Saunders ont posé les bases d’un nouveau projet avec une équipe plus jeune, en espérant que celui-ci soit le bon…

Comme chaque année, Basket USA propose une présentation de la saison NBA et des 30 franchises sous la forme d’un compte à rebours, de la 30e place à notre favori pour le titre de champion NBA.

Aujourd’hui, ce sont les Wolves qui passent sur le gril. La franchise de Minnesota et son nouveau président Gersson Rosas ont rajeuni l’effectif autour du trio Teague-Wiggins-Towns. La transition va se réaliser avec Ryan Saunders aux commandes, maintenu en place après avoir pris les commandes suite au licenciement de Tom Thibodeau. Il faudra toutefois faire preuve d’inventivité pour viser mieux que la 10e place à l’Ouest face aux forces en présence.

LA FIN DES « TIMBERBULLS »

Avec Sacramento, Phoenix et New York, Minnesota fait partie de ces franchises qui totalisent le moins d’apparitions en postseason sur ces quinze dernières années (une seule série de playoffs disputée depuis 2004). Depuis le premier départ de Kevin Garnett, Minny a compilé les projets de reconstruction qui n’ont pas abouti, de Kevin Love à Jimmy Butler en passant par Ricky Rubio.

Le dernier projet en date, souvent appelé « Timberbulls » et initié par Tom Thibodeau, a définitivement été enterré cet été avec les départs de Derrick Rose, Luol Deng et Taj Gibson, suivant celui de Jimmy Butler au cours de la saison passée. Il a fallu le départ de l’arrière/ailier vers les Sixers début novembre puis le licenciement de Tom Thibodeau en janvier pour acter un début de changement. Le ver(t) était dans le fruit.

Adoubé par ses joueurs, c’est Ryan Saunders qui incarnera le renouveau sur le banc. Fils du regretté Flip, le plus jeune coach de l’histoire de la ligue a su insuffler une dynamique positive, même si son groupe termine la saison à 17 victoires pour 25 défaites sous ses ordres. Cette saison, il aura pour mission de tirer le maximum de ses troupes et de plonger vers la NBA moderne avec un basket plus rapide, plus physique et plus intense.

Les bases restent les mêmes avec cet axe Teague-Wiggins-KAT, à condition que les trois demeurent à l’abri des blessures et soient motivés. C’est une colonne vertébrale qui offre quand même quelques garanties. Les vétérans « made in Chicago » ont quitté le navire, tout comme Jerryd Bayless, Tyus Jones et Dario Saric. Pour les remplacer, le nouveau président Gersson Rosas a misé sur la jeunesse en recrutant un tout nouveau banc avec Shabazz Napier, Treveon Graham, Jake Layman, Noah Vonleh et Jordan Bell auxquels il faut ajouter les rookies Jarrett Culver et Naz Reid, qui a récemment signé un contrat avec une première année garanti suite à la Summer League où il s’est montré à son avantage. Sur le papier, c’est moins expérimenté, et ça apporte moins de points. Mais ce sont, pour la plupart, des « energizers » et c’est ce que cherche le staff.

DONNER ENVIE AUX FREE AGENTS DE VENIR

L’objectif à terme pour le nouveau président est de rendre la franchise de nouveau attractive, et ainsi faire décoller son projet. Et il faudra encore du temps pour y arriver.

« La réalité c’est que, si on veut gagner, avoir du succès, il faut des grands joueurs », a-t-il récemment rappelé. « Ils sont compliqués à obtenir. Il faut payer le prix fort. Sans les ressources financières, la flexibilité et les atouts, on n’est pas dans le jeu. Selon moi, on va d’abord avoir beaucoup de ‘non’ avant d’avoir un ‘oui’. C’est ce qui est arrivé à Houston. Chaque grand joueur récupéré a demandé de nombreux efforts. Ça ne s’est pas fait la première fois. On le voit à travers la ligue. Il faut l’accepter. Les déceptions, ça fait partie de l’aventure. Ça va nous arriver ici, à Minnesota. La philosophie, l’approche et l’exécution seront les mêmes. Donc ça prend du temps, des efforts, ça demande des sacrifices et des décisions difficiles à prendre. »

En attendant ce fameux « oui », les Wolves vont donc se battre avec leurs armes, beaucoup d’envie, de la solidarité et peut-être même une rotation élargie au delà de 10-12 joueurs afin de maintenir un rythme élevé. On peut s’attendre à ce que les Wolves jouent un basket presque universitaire avec une défense très haute, beaucoup de changements, et un rythme alerte. Des éléments comme Josh Okogie, qui devrait être titulaire, Jordan Bell ou encore Jarrett Culver ont le moteur pour incarner cette énergie contagieuse.

Karl-Anthony Towns et Andrew Wiggins auront une grande part de responsabilité dans la réussite ou non de l’exercice à venir. Le premier devra rendre les autres meilleurs et montrer l’exemple s’il veut franchir un cap, et devenir une superstar incontournable. Le second doit encore bosser sa sélection de tirs et sa lecture de jeu afin de gagner en efficacité, mais aussi en régularité.

Avec l’arrivée du président Gersson Rosas et le maintien d’un jeune coach à la la tête de la troisième plus jeune équipe de la ligue, les Wolves espèrent écrire une nouvelle page de leur histoire qui les mènera enfin à nouveau en playoffs. Reste la question que se pose tous les fans de la franchise : combien de temps faudra-t-il encore attendre ?

LES MOUVEMENTS DE L’ÉTÉ

Départs : Dario Šarić (Suns), Derrick Rose (Pistons), Taj Gibson (Knicks), Jerryd Bayless (Sichuan Blue Whales), Tyus Jones (Grizzlies), Luol Deng (free agent)

Arrivées : Jarrett Culver, Noah Vonleh (Knicks), Jake Layman (Blazers), Treveon Graham (Nets), Shabazz Napier (Nets), Jaylen Nowell, Jordan Bell (Warriors), Naz Reid

LE JOUEUR A SUIVRE : Andrew Wiggins

Signataire d’un contrat max à 148 millions de dollars sur cinq ans en 2017, l’ailier peine toujours à répondre aux attentes placées en lui. L’intéressé a reconnu lui même que ses deux dernières saisons avaient été un échec au niveau personnel. Qu’en sera-t-il cette année ? Même si les qualités individuelles et athlétiques sont là, Andrew Wiggins doit encore progresser sur son jeu d’attaque encore trop stéréotypé afin d’être un lieutenant fiable.

Il doit aussi améliorer sa sélection de tirs. Avec 16.6 tentatives par match, (pour 18.1 points de moyenne), soit presque autant qu’un Giannis Antetokounmpo (17.3), le Canadien figurait parmi les 30 joueurs qui ont pris le plus de tirs la saison dernière (28e). Et dans ce Top 30, c’est lui qui possède le pire pourcentage de réussite (41.2%). Enfin, ce serait indéniablement un plus si son pourcentage à 3-points pouvait décoller au delà des 35%, ce qui ferait alors de lui une menace plus dissuasive et aiderait à étirer davantage le jeu des Wolves.

Le nouveau président sait que le rendement de son équipe dépendra aussi de la forme de son joueur le plus cher de l’effectif (27.5 millions de dollars cette saison) et il espère que le style de jeu mis en place par Ryan Saunders lui conviendra mieux. « Andrew, avec son talent et ses capacités physiques, le potentiel qu’il montre, il faut qu’on voit tout ça de façon plus régulière. Il veut également le faire. Pour avoir le succès que nous souhaitons, il faut qu’il soit l’un des principaux contributeurs. Il le sait, nous le savons aussi. Nous pensons qu’il sera l’un de ceux qui bénéficiera le plus de notre style de jeu. Ses capacités physiques et son talent sont là. Nous pensons qu’il y a beaucoup de potentiel en lui. Il a travaillé très dur cet été. Il s’est investi dans tout ce qu’on a fait ».

MOYENNE D’AGE : 24.1 ans

MASSE SALARIALE :  128,2 millions (17e sur 30)

SI TOUT VA BIEN

À l’image de la saison des Nets l’an passé, les Wolves font partie des bonnes surprises, avec à leur tête un Ryan Saunders fidèle à ses convictions et qui parvient à créer une réelle émulation au sein de son groupe.

Poussés par leur coach, Karl-Anthony Towns et Andrew Wiggins répondent présent et entraînent leurs coéquipiers. Le tout est bonifié par une défense hyper agressive qui sauve la peau de Minny dans plusieurs matchs. Même si les playoffs ne sont pas forcément au rendez-vous, les Wolves ressortent du bois plus attractifs et ambitieux.

SI TOUT VA MAL

L’édifice se fissure à la base, représentée en premier lieu par Karl-Anthony Towns, trop souvent impuissant lorsqu’il s’agit de faire la différence à lui seul. Jeff Teague n’a plus le même gaz qu’à ses belles années à Atlanta et Andrew Wiggins est toujours trop inconstant pour permettre aux Wolves de rivaliser sur la durée. La concurrence est rude, et Minnesota se retrouve à sa place, à batailler pour ne pas finir au-delà de 11e place à l’ouest, soit son classement de la saison passée. Après un an à la tête de l’équipe, Gersson Rosas se demande s’il peut vraiment construire quelque chose de solide autour de Karl-Anthony Towns, Andrew Wiggins et Ryan Saunders…

A lire aussi
Commentaires
Forum (et HS)  |   +  |   Règles et contenus illicites  |   0 commentaire Afficher les commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Minnesota Timberwolves en 1 clic

Toute l’info en continu

Afficher les actus suivantes

Les + partagés

Afficher la suite des + partagés