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Il est temps de tirer notre chapeau aux Rockets

Qu’arrive-t-il aux Warriors ? Cette question est dans tous les esprits depuis le début de la finale de conférence. À l’exception de leur large victoire lors du Game 3, les champions en titre sont méconnaissables. Leur jeu de passes a laissé place à une succession d’isolations, rendant l’une des meilleures attaques de l’histoire prévisible, statique et finalement inefficace.

De nombreuses raisons ont été évoquées. L’absence d’Andre Iguodala depuis deux matches, un déséquilibre dans les utilisations de Kevin Durant et de Stephen Curry, un manque cruel de rigueur… Possible mais quid de l’impact indéniable de la défense de Houston sur le jeu de Golden State ?

Un duel préparé pendant toute la saison

Depuis la signature de Chris Paul, les Rockets n’ont pas hésité à clamer haut et fort leur obsession pour les champions en titre. Toutes les décisions prises par le GM Daryl Morey, toutes les stratégies mises en place par Mike D’Antoni et son staff tout au long de la saison n’avaient qu’un seul but : être prêt pour un possible duel avec Golden State en mai. Force est de constater que, peu importe l’issue de cette série, ils ont réussi leur pari.

On ne peut pas dire la même chose des Warriors. Du haut de leur trône, ils n’ont jamais vraiment vu Houston comme une réelle menace. Excès de confiance ? Manque de respect pour des adversaires facilement repoussés par le passé ? Difficile à dire.

Une chose est sûre : malgré les 65 victoires des Rockets en saison régulière et malgré une série dictée par leurs adversaires, les Dubs continuent d’afficher une confiance inébranlable. Après leur deuxième défaite de suite lors du Game 5, Steve Kerr, Stephen Curry et Draymond Green transpiraient d’optimisme, l’intérieur n’hésitant d’ailleurs pas à garantir que son équipe allait gagner cette série.

Le « Grit and Grind » version Houston

En conférence de presse, Stephen Curry et Draymond Green voyaient des similitudes entre ce duel et celui avec les Grizzlies en 2015. Menés deux victoires à une par la bande de Marc Gasol, les Warriors avaient remporté trois matchs de suite pour filer en finale de conférence. Si cette comparaison repose sur les problèmes rencontrés par leur attaque face à la défense texane, elle pourrait également être valide tant les Rockets ont pris exemple sur Memphis.

Les Grizzlies ont en effet été les premiers à démontrer qu’en défendant dur et fort sur les Warriors, il était possible de gêner leurs mouvements et leurs passes, au point de les forcer à renier leur identité. Oklahoma City et Cleveland ont également utilisé cette recette avec succès. L’architecte de la défense de Memphis, Jeff Bzdelik, réside désormais sur le banc des Rockets et possède, à l’inverse des Grizzlies, du Thunder et des Cavs, l’effectif idéal pour être dur sur l’homme et switcher à gogo de façon agressive. Ça ne vous rappelle rien ?

« Défensivement, Houston fait un super job, » concédait Steve Kerr avant de reprendre l’avion en direction d’Oakland. « Ils font ce que nous faisons. Quand vous switchez sur tous les écrans, ça rend le mouvement de la balle et des joueurs plus difficiles. C’est la raison pour laquelle nous le faisons. C’est la raison pour laquelle ils ont construit leur effectif de la sorte et idem pour nous. Tout le monde se demande : « Pourquoi est-ce que vous ne faites pas bouger la balle ? » C’est plus facile à dire qu’à faire car on fait face à une super défense. »

Le jeu des miroirs

Si les Warriors ont l’habitude de faire face à des défenses qui switchent sur tous les écrans, leur collection de talents et la force avec laquelle il coupe loin du ballon leur permettent normalement de faire payer leur adversaire à la moindre erreur de communication. À l’exception des Game 1 et 3, Houston a réussi à absorber cette pression en faisant preuve d’une rigueur défensive exceptionnelle.

Que ce soit la façon avec laquelle ils viennent doubler Kevin Durant poste-bas en laissant ouvert des non-shooteurs, ou avoir la présence d’esprit de jouer Draymond Green comme un passeur plutôt qu’un scoreur ou encore de naviguer les switchs loin du ballon à la perfection, ce sont eux qui qui forcent les Warriors à prendre des décisions qu’ils n’ont pas l’habitude de prendre. Résultat : sur les deux derniers matchs, Golden State compte autant de passes décisives que de balles perdues (32).

Et que dire de la force de caractère de cette équipe ? Avec Chris Paul, P.J. Tucker et Trevor Ariza en chefs de rang, mais avec Clint Capela, Eric Gordon, et James Harden pas loin derrière, les Rockets se battent comme de beaux diables. On peut dire la même chose de Golden State, qui a limité Houston sous la barre des 100 points lors des trois derniers matchs, mais ce sont bien les Texans qui ont fait la différence dans le money-time des Games 4 et 5. Chris Paul a tenu la dragée haute à Kevin Durant, Eric Gordon a harcelé Stephen Curry, et P.J. Tucker semble toujours trouver un moyen de mettre ses mains sur un rebond offensif déterminant.

La blessure de Chris Paul change évidemment la donne. Les Rockets vont peut-être rester bloqués au seuil des finales NBA mais vous pouvez être sûr qu’ils ne vont rien lâcher. Que ce soit cette nuit à l’Oracle Arena ou lundi, si Game 7 il y a, au Toyota Center, ils continueront à se battre en défense comme ils le font depuis le début de cette série. Et peu importe l’issue, les Rockets ont déjà prouvé qu’ils pouvaient jouer les champions en titre les yeux dans les yeux. Ils étaient peu nombreux à l’imaginer en juillet dernier, lorsque Houston avait fait exploser son effectif pour ramener Chris Paul.

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