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Et maintenant, quel avenir pour les Pistons ?

NBA: Detroit Pistons at San Antonio Spurs

Les années passent et à force de saisons sans playoffs, la sixième de suite pour les Pistons, on en oublierait presque l’histoire glorieuse de cette franchise (trois titres NBA, le dernier en 2004). Depuis le départ de Flip Saunders en 2008 (trois finales de conférence consécutives), « Motor City » n’a cessé de voir son équipe décliner et les coaches valdinguer. Six entraîneurs différents ont ainsi posé leurs valises ces six dernières saisons, le dernier en date n’étant en autre que Stan Van Gundy, appelé à enfin s’inscrire dans le long terme avec la franchise. Également nommé à la présidence, l’ex-coach du Magic a désormais les pleins pouvoirs pour mener à bien une reconstruction salvatrice. Celle-ci a commencé dès cette saison, et s’il y a eu quelques fulgurances encourageantes, les efforts furent insuffisants pour incarner une quelconque menace (32 victoires – 50 défaites). Le tacticien a désormais un été devant lui pour accélérer le processus et peut-être offrir à Detroit l’espoir de retrouver la post-saison.

Une saison de montagnes russes

Cette campagne 2014/15 fut loin d’être de tout repos pour Detroit. L’arrivée en grande pompe de Stan Van Gundy a amené un peu de médiatisation à une franchise repoussée dans les limbes de la ligue depuis plusieurs saisons. Le dirigeant a de suite entamé un bras de fer public avec Greg Monroe, une manoeuvre dont il est coutumier depuis son passage à Orlando, et ses épisodes tragi-comiques avec Dwight Howard. Il ressort gagnant de ces échanges par la presse, puisque le joueur finit par rester via une qualifying offer.

La suite : Detroit commence la saison mal, très mal et affiche un bilan de 5 victoires pour 23 défaites le 22 décembre. Ce jour-là, le couperet tombe : Josh Smith est viré à la surprise générale. Une décision judicieuse puisque l’équipe recommence à gagner par la suite : 16-10 jusqu’à la trade deadline. Malheureusement, entre temps, Brandon Jennings s’est blessé pour la saison, de quoi pousser Stan Van Gundy à s’activer sur le marché des transferts : Reggie Jackson, Tayshaun Prince arrivent ou reviennent au club, tandis que D.J Augustin, Kyle Singler, Jonas Jerebko et Luigi Datome font leurs valises. L’effectif est néanmoins à la peine sur la fin de saison (11-17) et voit les playoffs s’éloigner, une fois de plus. Néanmoins, les bases du club se sont clairement assainies.

Une équipe dirigeante ambitieuse

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Depuis l’acquisition de la franchise, Tom Gores ne cache pas son désir de voir l’équipe renouer avec le succès. Après trois ans à éponger les finances dans une ville en faillite, le propriétaire a pris la décision d’engager Stan Van Gundy à la présidence et sur le banc.

« Stan est plus qu’un grand coach, c’est un grand leader. Ce qui m’intéresse le plus, c’est que Stan peut nous aider à remettre la franchise en état de marche et en tirer le meilleur » disait l’homme d’affaires il y a un an.

En une saison, l’ex-coach du Magic n’a évidemment pas fait de miracle mais son influence sur le club se fait nettement ressentir. Il a d’ailleurs clairement avoué que son objectif était d’atteindre les sommets des col-bleus des Bad Boys.

« Nous savons tous ce qu’ils ont fait sur le terrain, ils ont établi de très hauts standards ici à Detroit, non seulement par le titre et leur manière de jouer mais aussi la manière dont ils étaient impliqués dans la communauté. » a t-il déclaré auprès du Detroit Free Press. « C’est la vision de Tom Gores pour notre équipe et je crois que nous avons accompli des progrès dans ce sens, que ce soit sur le terrain et en-dehors. Nous avons encore un long chemin à parcourir mais c’est le but. »

Cité ouvrière historique des États-Unis, Detroit est en effet dévastée. Si de nombreux investisseurs, dont Dan Gilbert le patron des Cavs, se penchent désormais sur le potentiel économique de la ville, l’effort sera très long pour la rebâtir et les Pistons sont conscients d’avoir un rôle à jouer dans cette tâche. D’ailleurs, la franchise a aussi besoin d’un regain économique : cette saison, l’affluence n’était que la 26e de la ligue avec 15 266 spectateurs en moyenne, soit un taux d’occupation de 80.3%, l’avant-dernier, selon ESPN.

Afin d’accélérer le processus de reconstruction, Tom Gores a frappé un grand coup en recrutant récemment Arn Tellem. Si David Falk (l’agent de Greg Monroe) fut considéré comme le représentant de joueurs le plus puissant des années 90, Arn Tellem peut se targuer d’être celui de cette première moitié des années 2010. Avant son départ de l’agence Wasserman, il représentait 42 joueurs, soit environ 10% du contingent total de la ligue et pas des moindres, 12 All-Stars (Russell Westbrook, LaMarcus Aldridge, Derrick Rose, Marc Gasol, Joe Johnson…) pour un total de 342 millions de dollars de salaire cette saison ! Sa fonction sera de taille puisqu’il devra relancer la politique marketing et économique de la franchise, tels que la négociation des droits télé locaux ou le développement de partenariats. Évidemment, si officiellement ils se gardent bien de l’avouer, les Pistons comptent aussi sur un petit coup de pouce indirect en matière de recrutement.

« Je pense que (ses anciens clients) ont une grande confiance en lui. C’est sans aucun doute un avantage. » a reconnu Stan Van Gundy au quotidien local.

Même si pour le grand public, ce recrutement peut paraitre purement administratif, dans les faits, il pourrait contribuer à améliorer dans les grandes largeurs les coulisses de la franchise. Maintenant, celle-ci doit aussi se préoccuper du terrain et là aussi, le chantier est conséquent.

Du shoot, sinon rien

Vingt-septième équipe en termes d’adresse globale (43.2%), 17e à trois-points (34.4%), avant-dernière sur la ligne des lancers-francs (70.3%), les Pistons n’ont pas suffisamment réglé la mire cette saison. Cela s’explique entre autres par le départ des meilleurs shooteurs de l’équipe tels que Kyle Singler (40.3% à 3-pts, 80.6% aux l-f), Jonas Jerebko (46% au tir, 36.8 à 3-pts, 86.1% aux l-f), peu d’alternatives naturelles en-dehors de Jodie Meeks, malheureusement en perte de rythme (34.9% à 3-pts cette saison), ou du vieillissant Caron Butler (37.9% à 3-pts, 90% aux l-f mais seulement 20 min par match), mais aussi une sélection de tirs douteuse.

En effet, cette saison, Detroit a pris 29% de ses tirs à trois-points, soit le 11e ratio de la ligue. Quand on ne met pas dedans, cela devient forcément problématique. De plus, peu de ses tirs extérieurs résultent d’une bonne circulation du ballon. Ainsi, seulement 81.5% des tirs primés des Pistons le furent suite à une passe décisive, c’est le 23e plus mauvais résultat de la ligue. Plus flagrant encore, l’équipe a pris 435 fois à trois-points contestés, soit le 6e total de la ligue derrière Golden State, pour 25.7% de réussite.

Or, comme souvent, c’est lorsque le ballon circule bien que Detroit se montre le plus efficace : 36.9% à trois-points en situation de catch-and-shoot, 11e de la ligue devant les Spurs. C’est d’ailleurs l’une des préoccupations principales de Stan Van Gundy, désireux de construire un schéma similaire à celui de son passage à Orlando : une force intérieure entourée de menaces extérieures.

« On peut voir la valeur du shoot, aussi bien dans les points que cela crée que dans la manière dont cela influe sur le terrain avec le potentiel intérieur que nous avons et la force de pénétration que nous avons montrée cette saison. Ce qui rend ces deux facteurs plus efficace est de pouvoir écarter le jeu et les défenses, ce qui permet offre des ouvertures dans le jeu. Le shoot est un point majeur. Shooter change la manière dont le jeu est pratiqué et c’est un talent que nous convoitons énormément. » a ainsi expliqué le general manager Jeff Bower au Detroit Free Press.

Afin d’essayer de remédier à ce problème, les Pistons vont aussi engager un gourou du shoot dans l’espoir de rectifier la trajectoire des tirs de leurs poulains.

Des jeunes attendus au tournant

Dans sa deuxième saison NBA, Kentavious Caldwell-Pope a montré des progrès conséquents : 12.7 points, 3.1 rebonds, 1.1 interception en 31 minutes de jeu. Il doit lui aussi progresser sur son tir (40.1% en global, 34.5% à 3-pts), un point qui effraie Stan Van Gundy, selon MLive.com. L’arrière joue pour ses bonnes prédispositions défensives, mais dans le système de son coach, son salut pérenne passera par un shoot fiable. Plutôt efficace en catch-and-shoot derrière l’arc (37.5%), il devient bien plus médiocre lorsqu’il se crée son tir (28.2%). Ce n’est guère mieux à mi-distance (34.7%). Logiquement, à son poste, c’est une lacune délicate. Il doit donc avant tout se concentrer dans ce secteur dès cette intersaison.

Andre Drummond

En stagnation depuis deux saisons, Andre ne confirme quant à lui pas encore tous les espoirs placés en lui.

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Et si sa réputation défensive est toujours d’actualité, les chiffres démontrent qu’il n’est pas exempt de reproches dans ce secteur. Les Pistons encaissent en effet 3.3 pts / 100 possessions de moins… sans lui sur le terrain. Dans la raquette, il parvient néanmoins à baisser le pourcentage de réussite de ses adversaires (55.4% contre 59.4% en temps normal). Néanmoins, sa notation défensive est la 16e plus mauvaise de la ligue  parmi les pivots ayant au moins joué la moitié de la saison (105.5 pts encaissés / 100 possessions). Andre Drummond n’est donc pas encore la force de dissuasion attendue. Offensivement, c’est aussi pauvre. Avec 32.8% de réussite à plus d’1m50 du cercle, le pivot est totalement inefficace dès qu’il s’éloigne du panier. Décidé à progresser, le joueur de 21 ans a d’ores et déjà commencé la préparation physique. Il devra en faire de même avec l’aspect technique, d’autant que son pourcentage de réussite aux lancers-francs engendre trop de problèmes pour un joueur de son calibre.

D’autres joueurs seront aussi observés, tels que Spencer Dinwiddie (4.1 pts à 30.4%, 3.1 pds en 13 min de jeu), déjà paré pour un été de labeur, ou Quincy Miller, certes décevant, mais déjà au travail, au point d’impressionner Andre Drummond.

« Il a pris 7 kilos de muscle. Il parait vraiment bon. Ce sera un membre important de notre équipe. » a assuré le pivot à la presse locale.

Une free agency à arbitrer

Le visage des Pistons est loin d’être figé dans l’optique de la prochaine saison. Quatre free agents sont en question : Greg Monroe, Reggie Jackson, Joel Anthony et John Lucas III. Plusieurs contrats ne sont pas garantis : celui de Caron Butler (4.5 millions de dollars), Anthony Tolliver (3 millions), Shawne Williams (1.3 million) et Quincy Miller (980 000 dollars). Le cas de Cartier Martin est, lui, pour le moment réglé puisqu’il a décidé d’activer son option à 1.2 million pour la saison prochaine.

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Le feuilleton le plus passionnant est bien entendu celui incarné par Greg Monroe. Voilà deux saisons que la question de son futur contrat s’invite régulièrement dans les colonnes des journaux. Intérieur de talent, l’ailier-fort présente des atouts indéniables, notamment en attaque (15.9 pts à 49.6% par match). De plus, sur le terrain, sa production fut encore bénéfique avec un différentiel positif de 2 points / 100 possessions en sa présence. Même s’il est souvent taxé de laxisme en défense, les Pistons étaient meilleurs dans ce secteur avec lui sur le terrain (105.7 pts concédés / 100 poss contre 107.9). Cela ne signifie pas pour autant qu’il est un chien de garde pour ses opposants, plus adroits face à lui qu’en temps normal (48.4% contre 46.8%). Aussi, Greg Monroe présente encore des lacunes au tir car s’il affiche 61.5% sous le cercle, son pourcentage descend à 36% à plus d’un mètre du panier, ce qui n’aide pas quand Andre Drummond joue comme lui si près du cercle. Enfin, pour finir de noircir le tableau, l’intérieur ne progresse pas ou peu depuis sa deuxième saison professionnelle.

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Dans ces conditions, les doutes sur une prolongation de contrat au salaire maximum paraissent légitimes. Certes, Greg Monroe est encore jeune (25 ans), les Pistons ont de l’argent (entre 23 et 40 millions de dollars à dépenser) et l’explosion du salary-cap lissera le poids de ce salaire. Néanmoins, sa marge de progression paraît faible et le développement d’Andre Drummond prend aussi du temps. Aussi, le poste d’ailier-fort n’est finalement pas le moins fourni de la ligue et les Pistons peuvent faire d’autres paris gagnants. S’ils le conservent, la possibilité d’un contrat écourté de deux ans paraît le bon compromis. Encore faut-il qu’aucune équipe ne lui propose mieux et certaines des franchises les plus désespérées (tiens, New York) pourraient bien craquer en vue de s’offrir un peu d’espoir. Au final, cette perte serait sans doute un temps préjudiciable à Detroit mais sur le long terme, la franchise dispose de suffisamment d’options pour s’en remettre, même sans contrepartie.

reggieLe cas Reggie Jackson est, semble t-il, moins problématique. L’ex-joueur du Thunder s’est finalement intégré au collectif, sa production chiffrée fut honnête (17.6 pts à 43.6%, 4.7 rbds, 9.2 pds mais 3.5 bps en 32 min sous le maillot de Detroit) et son influence sur l’équipe fut bénéfique, comme le démontre le différentiel positif de 7.2 pts / 100 poss en sa présence sur le terrain. Son retour paraît garanti : le joueur le désire et Stan Van Gundy a tout fait pour obtenir un joueur de son calibre.

Quant à son éventuelle cohabitation avec Brandon Jennings, le dirigeant est convaincu de son impact bénéfique. Il reste désormais à définir à quel montant il pourrait rempiler. Avec le contexte de l’inflation à venir, un contrat supérieur à celui de Kyle Lowry ou Kemba Walker (12 millions de dollars) ne serait pas surprenant. En cas de désaccord, Detroit dispose toujours d’une qualifying offer (4.4 millions) pour faire de lui un free-agent protégé, égaler n’importe quelle offre ou patienter jusqu’à l’été prochain.

Si, avec 1.8 pt et 1.9 rbds en 8 min de jeu par match, la production de Joel Anthony paraît très modeste, le natif de Montréal devrait revenir dans le Michigan. C’est du moins le souhait de Stan Van Gundy, même s’il devrait demander un rabais au pivot canadien.

« À nouveau, ce sera une question d’argent, combien il nous restera, si ce sera suffisant pour l’avoir et quel est le choix de Joel. Mais de notre côté, il n’a aucun doute sur notre volonté de le retrouver. C’est un gars sur lequel on peut compter, son attitude est excellente. C’est toujours un sacré défenseur. Avec lui sur le terrain, l’équipe peut pratiquer une grosse défense. » a t-il confié au Detroit Free Press en avril dernier.

Malheureusement pour les fans, il ne devrait pas en être de même pour Tayshaun Prince. Le dernier membre de l’équipe titrée en 2004 n’était pas très emballé à l’idée de retrouver un club en reconstruction et si Stan Van Gundy a respecté sa promesse de le faire jouer (24 min par match), son retour reste peu probable, selon MichiganLive.

Signé en décembre, alors que l’équipe était à 5 victoires pour 23 défaites, Anthony Tolliver peut se targuer d’un bilan équilibré (27-27) sous le maillot des Pistons. Avec 7.7 points à 36% à trois-points, 3.7 rebonds en 23 minutes, il représente un intérieur fuyant apprécié de Stan Van Gundy, même si ce dernier n’en fera pas un titulaire comme il l’a précisé au Detroit Free Press. Avec seulement 400 000 dollars de garantis sur son contrat, il peut être coupé jusqu’au 30 juin. Sinon, il restera à Detroit pour un salaire de 3 millions, une issue probable. Quant à Caron Butler, c’est plus compliqué. L’ailier veut rempiler mais son salaire peut constituer un frein (4.5 millions). Stan Van Gundy s’est montré prudent à ce sujet et il n’est pas impossible que Detroit laisse passer la draft pour prendre une décision. S’ils sélectionnent un ailier, Caron Butler pourrait faire ses valises.

Une grosse partie de la refonte du club dépendra des situations de Greg Monroe et Reggie Jackson. Tout au long de la saison, Stan Van Gundy a insisté sur la notion de souplesse financière et dépenser une trentaine de millions de dollars sur ses deux principaux free-agents semble malvenu, d’autant que le club espère aussi se renforcer en parallèle et que la prolongation de contrat d’Andre Drummond sera bientôt à négocier, soit cet été, plus probablement la saison prochaine. Même si le club assure officiellement vouloir essayer de prolonger l’intérieur, tout laisse à penser qu’un choix entre les deux joueurs est nécessaire. Après tout, la franchise a déjà commencé à réfléchir à d’autres free-agents pour ce poste, notamment Draymond Green. D’autres intérieurs capables de shooter (un profil que Stan Van Gundy désire) seront sur le marché, tels que LaMarcus Aldridge, Kevin Love, Paul Millsap, voire Tobias Harris.

Un transfert dès la draft ?

La draft sera très amusante à observer du côté de Detroit, puisqu’elle donnera de nombreuses clés sur le futur profil de l’équipe. Deux possibilités émergent : la sélection bien tranchée d’un joueur avec le 8e choix ou l’échange de ce tour de draft contre une ou plusieurs contreparties.

Dans le premier cas, la question de drafter un pivot a rapidement été évacuée.

« De toute évidence, notre besoin immédiat ne concerne pas un pivot. Il n’y a aucun doute là-dessus. Nous sommes avec Andre (Drummond), nous aimons son développement et sa manière de travailler. » a t-il confié au Free Press.

En revanche, tout laisse à penser que Detroit s’orientera avant tout sur un ailier ou un ailier-fort, de préférence à même de s’écarter. Dans cette optique, les Pistons pourraient se positionner sur Frank Kaminsky.

« C’est le meilleur joueur universitaire de l’année. Nous lui avons parlé à Chicago. Il est sans aucun doute dans la course. » a t-il confié à DetroitSports1051.com.

Sinon, ce n’est pas un secret que le staff s’est déplacé en Espagne pour superviser Kristaps Porzingis et Mario Hezonja, un déplacement rapporté par Detroit News. Le premier, annoncé dans le Top 10, est un intérieur à même de s’écarter, tandis que l’arrière croate a montré sa faculté à shooter de loin cette saison (38.2% en Euroleague cette saison). À l’aile, Stanley Johnson est également évoqué, même si le tir n’est pas sa qualité première. Son profil de joueur athlétique n’apporte néanmoins guère d’intérêt à une équipe déjà fournie en la matière.

Dans l’optique d’un échange, en revanche, tout devient possible. ESPN rapporte en effet que Detroit ferait le tour de la ligue pour monter une transaction avec ce 8e choix de draft. Selon le Detroit Free Press, cette possibilité ne se concrétisera que si la contrepartie est un joueur de calibre All-Star, une proposition appuyée par les propos du general manager Jeff Bower.

« C’est une des nombreuses options que nous allons étudier, tout comme regarder les autres qui vont dans une direction différente. Nous sommes par ailleurs à l’aise avec la richesse et les possibilités qui pourraient se présenter à la huitième position de la draft. » a t-il confié.

À ce stade, toute rumeur n’est que spéculation. Une chose est néanmoins certaine : ce staff n’a pas peur des mouvements. Il l’a prouvé à maintes reprises cette saison en coupant Josh Smith et sur le marché des transferts.

Encore une année de transition ?

De nombreuses données sont encore incertaines pour établir un pronostic fiable au sujet des Pistons. L’effectif de la saison prochaine est appelé à bouger, et l’équipe dirigeante est aussi prête à prendre le temps d’établir des fondations solides. Dans ces conditions, une saison au bilan équilibrée paraît très possible au sein de la conférence Est. Malgré un bilan peu flatteur, les Pistons ont aussi montré de belles choses cette saison. Les résultats dépendront aussi du retour en bonne santé de Brandon Jennings, ce dernier pourrait être prêt pour le début de saison, reste à savoir dans quel état. D’ici là, Detroit ne devrait pas manquer d’alimenter les rumeurs à l’approche de la draft et une fois cette soirée passée, une partie du brouillard sera dissipée.

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