Ancien vice-président des opérations basket de la NBA en Europe et au Moyen-Orient, Chus Bueno est récemment devenu président de l’Euroleague. Du côté d’Adam Silver et de Mark Tatum, on espérait d’ailleurs qu’il puisse être « un pont » entre les deux mondes. Et à l’entendre, il semble prêt à jouer ce rôle…
« Comme vous le savez, j’ai d’excellentes relations avec la NBA et bon nombre de ses dirigeants, notamment Adam Silver et Mark Tatum », explique-t-il à Mundo Deportivo, avant d’expliquer attendre désormais de voir combien le projet de la NBA va attirer d’investisseurs. « Pour l’instant, nous devons faire preuve de respect, attendre et voir comment le marché réagit à leur proposition et quelle valeur ils attribuent au projet. Nous avons convenu avec la NBA qu’une fois ce processus terminé, nous nous réunirions. »
Pour l’instant, les rumeurs évoquent de possibles investissements des propriétaires du Paris Saint-Germain, de Newcastle et du Milan AC. Reste donc à voir combien d’argent peut ainsi être investi.
La NBA récupèrera-t-elle cinq milliards de dollars ?
« Il y a deux scénarios », concède Chus Bueno. « Si la NBA lève les fonds souhaités – cinq milliards de dollars, selon les informations – ce serait une très bonne nouvelle pour le basket. Le basket européen n’a jamais eu cinq milliards de dollars à investir dans son écosystème. Dans ce cas, nous devrions nous asseoir avec eux et leur demander : ‘Comment pouvons-nous tirer le meilleur parti de cette opportunité ensemble ?’ Nous devons être bien préparés pour un dialogue constructif afin que cela fonctionne. »
L’autre scénario, c’est que la NBA n’arrive pas à lever suffisamment de fonds et doive mettre le projet en pause. Étant donné le contexte international, ce n’est pas à écarter.
Néanmoins, si les divers investisseurs sont prêts à mettre plus de cinq milliards de dollars sur la table pour lancer le projet NBA Europe, le nouveau patron de l’Euroleague reconnaît qu’il faudra discuter.
« S’ils parviennent à réunir les fonds nécessaires, la solution la plus logique serait d’organiser une compétition commune », a-t-il ainsi conclu. « Car la coexistence de deux compétitions de haut niveau diviserait le marché et ferait logiquement baisser le niveau général, ce qui ne profiterait à personne. La meilleure approche consiste à travailler ensemble, même si cela implique des compromis de part et d’autre. »
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