Matchs
NBA
Matchs
NBA

WNBA : des gros progrès dans les négociations entre la ligue et les joueuses

Après plusieurs mois de négociations, la WNBA et le syndicat des joueuses semblent se rapprocher d’un accord concernant la prochaine convention collective…

La WNBALa WNBA doit reprendre le 8 mai mais aucune convention collective n’a encore été finalisée. Pour que cette reprise s’effectue sans encombre, la ligue féminine et le syndicat des joueuses (WNBPA) doivent trouver un accord avant le 10 mars. Après des mois de discussions, les échanges semblent s’accélérer à mesure que cette date butoir approche.

Depuis quelques jours, les discussions s’intensifient. La WNBA a ainsi répondu à la nouvelle proposition du syndicat, soumise à la fin de la semaine dernière. Si aucun accord n’a encore été trouvé, Kelsey Plum estime que cette contre-proposition constitue une avancée majeure pour les joueuses.

« Je veux jouer et les joueuses veulent jouer », souligne la joueuse des Los Angeles Sparks. « Nous allons continuer de négocier et faire tout notre possible pour parvenir à un accord dans les temps. Une grève serait la pire chose pour les deux camps parce que nous partageons les revenus. S’il n’y a pas de revenus, il n’y a rien à partager. »

La grève évitée ?

Au cœur des échanges, il y a toujours la question de la répartition des revenus. Le WNBPA réclamait ainsi 26% des recettes brutes de la WNBA pour les joueuses, ce qui permettrait de lier les salaires aux augmentations de revenus de la ligue et de ses franchises, quand la WNBA offrait 70% des recettes nettes aux joueuses, soit moins de 15% des recettes brutes, en expliquant que le mécanisme souhaité par les joueuses entraînerait d’énormes pertes.

Néanmoins, dans sa dernière proposition, la WNBA a fait un pas clair vers le WNBPA puisqu’elle a pour la première fois proposé un système liant le salaire des joueuses aux augmentations de revenus à venir.

« Nous pouvons continuer de négocier sans faire grève », assure Kelsey Plum. « Si vous regardez l’évolution depuis mon arrivée dans la ligue jusqu’aujourd’hui, être dans un système de partage des revenus, c’est une formidable victoire. Nous allons continuer de négocier. Nous ne nous contenterons pas d’un compromis, mais je suis très fière de faire partie de ce moment qui va changer l’histoire du sport féminin. »

Kelsey Plum n’a pas été la seule à saluer cette avancée. Elle a été rejointe par Breanna Stewart, l’autre vice-présidente du syndicat des joueuses.

Des salaires qui explosent

« Nous devons réaliser que le système du partage des revenus est une victoire » admet la fondatrice d’Unrivaled. « Maintenant, si la ligue gagne de l’argent, nous gagnons aussi de l’argent. »

Parmi les autres propositions de la WNBA rapportées par ESPN, il y a l’obtention des contrats maximum pour les joueuses encore dans leur contrat rookie. La ligue propose que les joueuses élues dans les All-WNBA First ou Second Team soient éligibles à un contrat maximum dès leur quatrième année dans la Ligue. La même règle s’appliquerait à une joueuse qui remporte un trophée de MVP au cours de son contrat rookie.

De quoi faire exploser les salaires à court terme puisque la proposition de la ligue prévoit des salaires maximum s’élevant à près de 1.3 million de dollars en 2026 et devant approcher les 2 millions de dollars en 2031. Pour rappel, le salaire maximum lors de la saison 2025 s’élevait à 249 000 dollars.

Le salaire moyen des joueuses devrait atteindre 540 000 dollars en 2026 et 780 000 dollars en 2031, contre 120 000 dollars en 2025, tandis que le salaire minimum passerait de 66 000 dollars à plus de 230 000 dollars.

Suivez toute l'actualité NBA sur la chaîne WhatsApp de Basket USA

Suivez nous également sur Google Actualités

Le fil info en direct