Le passage de Miikka Muurinen au Partizan Belgrade n’aura donc duré qu’une demi-saison. Le prospect finlandais de 18 ans a confirmé boucler une parenthèse serbe compliquée avec un temps de jeu quasi nul, des critiques publiques de son coach et un contexte agité au club. Même si l’intéressé assure que ça a été formateur…
Au rassemblement de la sélection finlandaise en vue des qualifications pour la Coupe du monde, Miikka Muurinen a expliqué avoir vécu « exactement » ce qu’il était venu chercher : une immersion dans le basket pro, sous les ordres d’un grand coach, dans l’une des places fortes les plus dures d’Europe. Mais il reconnaît aussi ne pas avoir obtenu le rôle espéré alors qu’il n’a quasiment pas foulé les terrains d’Euroleague.
Le tournant, selon lui, a été le départ de Zeljko Obradovic, l’entraîneur qui l’avait convaincu de signer au Partizan. Miikka Muurinen explique que le technicien serbe l’avait pris sous son aile dès le premier jour et qu’il représentait la principale raison de son choix. Après sa démission, le Finlandais a commencé à réfléchir à la suite.
Direction les Etats-Unis
La relation avec Joan Penarroya, le nouveau coach de l’équipe, a ainsi été beaucoup plus rugueuse. Fin janvier, le coach espagnol avait pointé son manque de compréhension tactique, ainsi que son déficit d’investissement.
« Il n’est actuellement pas assez bon pour jouer dans une équipe comme la nôtre », lâchait Joan Penarroya. « Il y a aussi des attentes, et je suis le premier à dire qu’il a toutes les armes pour devenir un joueur exceptionnel. Mais il y a une partie du basket qu’il ne comprend pas encore. Il ne s’agit pas des erreurs, les jeunes joueurs doivent faire des erreurs. Je l’accepte. Pour apprendre et s’améliorer, il faut faire des erreurs. Ses coéquipiers acceptent qu’il soit jeune, mais on l’accepte quand on se donne à 100% et qu’on a la mentalité de vouloir apprendre. »
Miikka Muurinen accepte d’ailleurs une partie de ces critiques : il reconnaît ainsi être un jeune joueur encore en construction, venu justement au Partizan Belgrade pour apprendre dans un environnement impitoyable.
Reste désormais la suite, et elle mène toujours aux États-Unis. « Slim Jesus » explique qu’un accord existait avec Zeljko Obradovic, ce dernier sachant très bien qu’il ne passerait qu’un an en Serbie. Ce fut même moins que ça.
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