Sociétés de paris sportifs et marchés prédictifs, même combat aux yeux de la ligue. Lors de sa conférence de presse annuelle au moment du All-Star Weekend, Adam Silver a été interrogé au sujet de l’investissement surprise de Giannis Antetokounmpo chez Kalshi, un marché prédictif concurrent de Polymarket ou Myriad.
La question était de savoir si la ligue, secouée par plusieurs scandales liés aux paris sportifs, s’inquiète de ce genre d’actionnariat. Dans sa réponse, le patron de la NBA rappelle que les joueurs, dans le cadre de l’accord collectif avec le syndicat de ces derniers, sont autorisés à réaliser des « investissements mineurs » dans les sociétés de paris.
Et que « nous appliquons désormais cette même règle aux marchés prédictifs », ajoute le « commissionner », en rappelant que leur participation ne peut pas excéder 1% des parts de ces sociétés. Or, « dans le cas de Giannis, d’après ce que je sais, il s’agit d’un investissement infime, bien en deçà de ce seuil. Il n’enfreint donc en rien les règles négociées avec le syndicat des joueurs », assure Adam Silver.
Voilà pour le cadre réglementaire existant au sein de la Grande Ligue, alors qu’à l’échelle du pays, les marchés prédictifs ne sont pas considérés comme des sociétés de paris dans la législation très souple des États-Unis, mais plutôt comme des plateformes de trading financier. Même si c’est en train d’évoluer…
Passer le web au peigne fin
« La situation évolue vite : les marchés de prédiction se sont imposés récemment comme de véritables plateformes de paris sportifs de masse. À mon sens, la survie de ce modèle, sous sa forme actuelle, finira par être tranchée par les tribunaux et le Congrès », imagine Adam Silver, en référence sans doute aux bras de fer engagés dans certains États qui veulent traiter ces marchés prédictifs comme des sociétés de paris.
« Même si ces plateformes venaient à disparaître, la ligue doit déjà composer avec 40 juridictions différentes ayant légalisé les paris sportifs aux États-Unis, sans oublier l’énorme marché illégal qui subsiste. Un autre aspect souvent ignoré, c’est l’échelle internationale : on compte environ 80 pays hors des États-Unis où il est déjà légal de parier sur la NBA », poursuit le dirigeant.
Ce dernier se dit ainsi plus inquiet par l’ampleur du phénomène des paris sportifs, qu’il faudrait surveiller dans sa globalité. La NBA travaille déjà avec des sociétés spécialisées comme Sportradar dont les technologies permettent de « passer le web au peigne fin afin de capter chaque échange, sur les marchés légaux comme illégaux, et de détecter ainsi tout comportement anormal ».
L’objectif, comme il l’avait déjà dit, étant de protéger « l’intégrité » de la ligue, mise à mal par ces récents scandales.
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