Voyant Stephon Castle face à lui, Zion Williamson n’a pas hésité à engager son épaule, le dépasser et attirer l’aide de Keldon Johnson. Ce dernier, comme le bulldozer des Pelicans était déjà lancé, n’a eu d’autre choix que de commettre une faute pour l’empêcher de monter au cercle.
Johnson finira au sol, témoignant de l’impact physique de l’intérieur d’en face. Cette action à une minute de la fin de la rencontre allait permettre au gaucher de sceller, sur la ligne des lancers-francs, la victoire de sa formation à San Antonio.
Un revers surprise pour les Spurs, face à la plus faible équipe de l’Ouest, expliqué en partie par cette dimension physique. « J’ai trouvé que New Orleans a fait un excellent travail, en début de match comme en début de seconde mi-temps, en étant très physique et en imposant le ton. Et nous n’avons clairement pas su répondre à cela », déplore ainsi Mitch Johnson.
Dans une soirée de maladresse générale, avec deux formations à 40% de réussite, les visiteurs ont inscrit 24 points de plus dans la raquette adverse (56-32), mais également dominé les débats au niveau du rebond (58-46). Deux indicateurs assez probants lorsqu’il s’agit de mesurer l’impact physique d’une équipe.
« Une approche qui se généralise chez nos adversaires »
« Il va falloir (y répondre), oui. On a reçu pas mal de signaux récemment sur la façon dont les équipes nous jouent. C’est clairement une approche qui se généralise chez nos adversaires. Et certaines équipes, comme New Orleans ces derniers temps, en ont fait leur style et leur marque de fabrique, et ça leur réussit plutôt bien. C’est donc un domaine dans lequel on va devoir hausser notre niveau de jeu », réclame le coach.
Les Texans avaient déjà fait des constats similaires plus tôt dans le mois face aux Wolves. Face à NOLA, ils n’ont pas non plus été en mesure de contenir l’impact de Zion Williamson et Saddiq Bey, 24 points et 10 rebonds chacun, ou d’Yves Missi, également en double-double (10 points et 14 rebonds).
« On sent qu’ils ont vraiment l’intention d’envoyer plusieurs joueurs au contact. Ce n’est pas non plus une anomalie par rapport à ce qu’on voit ailleurs dans la ligue. C’est surtout une question d’effort et de physique. Il faut savoir encaisser les chocs. À plusieurs reprises, on s’est retournés pour bloquer et ils arrivaient lancés derrière nous », analyse encore Johnson qui doit préparer son équipe à un nouveau défi du genre avec un déplacement à Houston mercredi.
Suivez toute l'actualité NBA sur la
Suivez nous également sur