Pour le déplacement à Brooklyn, Joe Mazzulla avait décidé de reposer Derrick White, et rapidement, il a constaté que Jaylen Brown n’était pas dans un grand soir d’adresse (9/27 au shoot), malgré son triple-double. Les Celtics devaient donc trouver d’autres solutions pour s’imposer face à des Nets et un Nolan Traoré qui ont joué leur chance à fond.
Par conséquent, ce sont les seconds rôles qui ont pesé dans ce succès. « On a utilisé chaque centimètre de notre banc », remarque Jaylen Brown. « Le match fut long : on l’a gagné puis perdu, puis gagné avant de le perdre encore. Enfin, on a trouvé une façon de l’emporter. »
Payton Pritchard, meilleur marqueur de la rencontre, en est un parfait exemple avec ses 32 points et son panier primé à 117-112 et huit secondes de la fin de la première prolongation. Sur une passe de quarterback de Sam Hauser (encore très bon avec 19 points) vers Amari Williams, qui sert alors l’ancien sixième homme de l’année, il frappe. « J’ai eu le ballon, j’ai feinté et shooté, c’est aussi simple que ça », raconte-t-il.
Joe Mazzulla imagine, Hugo Gonzalez exécute
Ainsi, les Celtics se donnent une chance d’arracher une seconde prolongation. Nolan Traoré manque un lancer-franc et l’écart est donc de trois points. Il reste 2.5 secondes à jouer. La remise en jeu va se faire quand Joe Mazzulla, ayant visiblement compris la défense de Jordi Fernandez, procède à un changement de dernière minute : Hugo Gonzalez rentre à la place d’Amari Williams.
Le système des Celtics permet de piéger Michael Porter Jr, qui abandonne l’Espagnol pour protéger la raquette. Hugo Gonzalez se retrouve seul dans le coin et trouve la cible. 118 partout, on file en seconde prolongation.
« On est nerveux mais quand on arrive sur le parquet, on sait qu’on doit essayer de réussir une action. C’est facile quand le coach et les coéquipiers ont confiance en vous et pensent que si vous prenez le shoot, vous allez le mettre », commente l’ancien du Real Madrid, auteur de 10 points à 4/4 au shoot.
Déjà plusieurs fois cité, Amari Williams va avoir lui aussi son moment dans la deuxième prolongation. Assis pendant presque 53 minutes, le « two-way contract » n’avait joué que cinq secondes dans la première, avant de disputer l’intégralité de la seconde. Le temps de marquer un panier avec la faute et de contrer un layup de Nolan Traoré.
« J’étais prêt. On ne sait pas vraiment, tant qu’on n’est pas sur le parquet, si on va jouer ou non. Donc il faut rester prêt », réagit l’intérieur.
Le scénario du match ne fait que renforcer l’apport des « role players » de Joe Mazzulla. « Cela démontre qu’aucun match n’est hors de portée. On est mené de cinq points à sept secondes et les choses peuvent tourner en notre faveur », conclut Payton Pritchard. Surtout quand chacun apporte sa pierre de cette façon.
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