Victor Wembanyama titulaire, LeBron James non retenu, au contraire de Stephen Curry… Les titulaires du All-Star Game 2026, qui se déroulera à Los Angeles, ont été dévoilés mardi, sans grande surprise ou scandale. Mais qui seront désormais les 14 remplaçants (minimum) dévoilés le 1er février prochain ?
Les changements de formule et le premier essai d’un tournoi « Etats-Unis » contre « Reste du monde » vient rebattre les cartons d’invitations pour le match des étoiles. S’il n’existe plus aucune restriction de postes, d’autres critères restent à être respectés pour le choix des remplaçants.
Après les deux cinq de l’Est et de l’Ouest, sept remplaçants vont être retenus par les coachs dans chacune des deux conférences. Ces 24 joueurs seront ensuite répartis en trois formations de huit joueurs minimum, deux équipes de joueurs américains (les modalités de répartition dans ces deux équipes n’ont pas encore été annoncées…), une de joueurs du « Reste du monde ». S’il vient à manquer de joueurs américains ou internationaux, Adam Silver nommera alors le ou les membres manquants. Potentiellement, il pourrait donc y avoir plus de 24 All-Stars…
Après les annonces des titulaires pour ce All-Star Game 2026, onze joueurs manquent à l’appel pour constituer les équipes « US 1 » et « US 2 » contre seulement trois pour l’équipe reste du monde.
US 1 et US 2 : Stephen Curry – Cade Cunningham – Tyrese Maxey – Jalen Brunson – Jaylen Brown
Reste du monde : Shai Gilgeous-Alexander – Luka Doncic – Giannis Antetokounmpo – Victor Wembanyama – Nikola Jokic
Voici ce à quoi pourrait ressembler la liste des joueurs remplaçants.
Leur présence semble assurée
Arrivé ex aequo avec Victor Wembanyama au cumul des catégories de votes, Anthony Edwards devrait être un des premiers noms cochés par les entraîneurs de la ligue. L’arrière des Wolves a encore passé un cap au scoring et en efficacité (de 27.6 points à 44.7% dont 39.5% à 3-points en 2024/25 à 29.9 points à 49.9 % dont 41.3 % de loin) au sein d’une équipe compétitive de l’Ouest. Son statut de nouveau visage de la ligue ajoute à l’évidence.
Il en va de même pour Donovan Mitchell. L’arrière des Cavaliers a été le sixième choix à l’Est pour les joueurs, le public et les médias. Si Cleveland n’est au niveau attendu, il peut difficilement en être jugé responsable (28.9 points à 48.3%, 4.8 rebonds, 5.7 passes décisives, 1.5 interception).
Ses chiffres sont peut-être un tout petit peu moins clinquants, mais Kevin Durant devrait bien prendre part à son 16e All-Star Game en carrière. L’ailier des Rockets évolue à ses standards (25.9 points à 51.1% dont 39.5% à 3-points, 5.4 rebonds, 4.6 rebonds) et mène une équipe du Top 4 de sa conférence.
Places restantes : Est 6, Ouest 5 / US 8, Reste du monde 3

Ils devraient y être
Il reste des places à prendre à l’Est, et plusieurs candidats se détachent assez nettement. En sérieuse progression offensive au sein du leader surprise de la première partie de saison, Jalen Duren (17.8 points à 63%, 10.9 rebonds) devrait recevoir de nombreux suffrages. Quatrième provisoire et tout aussi inattendu, Toronto devrait être récompensé d’au moins un joueur présent. Celui-ci devrait être en priorité Scottie Barnes, auteur d’une très belle première partie de saison dans des sphères très similaires à celles de sa seule sélection au All-Star Game jusque-là (19.8 points à 50.4%, 8.2 rebonds, 5.6 passes, 1.4 interception, 1.3 contre).
S’il n’est pas aussi productif que la saison passée (20.8 points à 46.9%, 11.5 rebonds, 3 passes), ce qui lui avait valu d’être titulaire en 2025, Karl-Anthony Towns devrait accompagner Jalen Brunson comme membre des Knicks. Enfin, Jalen Johnson s’est imposé cette saison comme une possible star à Atlanta en l’absence de Trae Young, blessé puis échangé. L’ailier cumule sept triple-doubles (23.2 points à 51.1%, 10.3 rebonds, 8 passes), faisant de lui le dauphin de Nikola Jokic dans le domaine.
À l’Ouest, cela se bouscule en revanche davantage. Ils pourraient être cinq pour quatre places, avec une forte tendance internationale. Boosté par le vote des fans et septième du vote des titulaires, Deni Avdija (Blazers) pourrait être un des nouveaux appelés cette saison. L’ailier est impressionnant par sa polyvalence (26.2 points à 47%, 7.1 rebonds, 6.9 passes) et porte Portland à un bilan équilibré. Pas de problème de bilan non plus pour Chet Holmgren (Thunder), Alperen Sengun (Rockets) et Jamal Murray (Nuggets).
Le premier officierait comme deuxième représentant du Thunder, une place justifiée par ses progrès offensifs pour compenser l’absence de Jalen Williams (17.8 points à 57.2%, 8.4 rebonds). Alperen Sengun serait, lui appelé pour son deuxième All-Star Game de rang, après avoir encore haussé son niveau de jeu (21.5 points à 51.1%, 9.3 rebonds et 6.4 passes). Jamal Murray serait pour sa part sélectionné pour la première fois, après avoir été proche d’y parvenir plusieurs fois ces dernières saisons.
Le Canadien, parti sur les bases de sa meilleure saison en carrière (26 points à 48.9% dont 44.9% à 3-points, 7.4 passes), peut toutefois craindre d’être laissé de côté à nouveau alors que l’Ouest est déjà bien représenté. Car Devin Booker mériterait lui aussi une sélection tant par ses prestations individuelles (25.3 points à 45.3%, 6.3 passes) que pour les résultats des Suns, bien plus séduisants que l’on aurait pu l’imaginer après le transfert de Kevin Durant (6e, 27 victoires – 17 défaites).
Places restantes : Est 2, Ouest 0 / US 3, reste du monde 0

Ils sont en balance
Pour les prétendants à l’Ouest, l’horizon est ainsi déjà bouché. Il faudrait une, voire plusieurs absences pour espérer être appelé en renfort. Cela signifie que le All-Star Game à l’Intuit Dome pourrait se disputer sans joueur des Clippers, malgré les exploits de Kawhi Leonard, voire de James Harden. Néanmoins, le premier a des chances d’être appelé en renfort s’il manque des joueurs américains…
Il signe pourtant sa meilleure saison statistique en carrière (28.2 points, 6.3 rebonds, et meilleur intercepteur de la ligue avec 2.2 ballons volés) mais paie les résultats des Clippers, qui viennent tout juste de revenir dans la zone du play-in après une entame de saison complètement manquée, et ses 13 rencontres passées à l’infirmerie. Autre candidat crédible mais un peu trop court, Austin Reaves (Lakers) joue clairement à un niveau All-Star (26.6 points à 50.7 %, 5.2 rebonds, 6.3 passes), mais il semble un ton en dessous des autres candidats, surtout avec deux coéquipiers potentiellement déjà retenus.
Les deux dernières places devraient faire l’objet d’une lutte serrée et il ne manque pas de dossiers solides. All-Star dès sa deuxième saison et absent la saison dernière à cause d’une blessure, Paolo Banchero est peut-être le nom le plus “clinquant” des joueurs encore en lice. L’ailier-fort n’est toutefois pas aussi dominateur que ces deux dernières saisons (cinq points par match de moins qu’en 2024/25), et Orlando souffle le chaud et le franchement tiède. Toronto et Cleveland peuvent-ils de leur côté emmener un deuxième joueur à Los Angeles ? Brandon Ingram (Raptors) signe une belle saison, mais a-t-il l’étoffe d’un All-Star ? Quant à Evan Mobley (Cavaliers), son nouveau statut dans la ligue acquis la saison passée peut-il suffire à surpasser les résultats moyens des Cavaliers et sa stagnation ? À moins que Derrick White ne s’invite pour saluer la belle campagne de Boston ?
Un peu plus loin encore dans la hiérarchie, le Heat pourrait espérer compter Norman Powell ou Bam Adebayo parmi les appelés, mais le profil trop “unidimensionnel” de scoreur de l’arrière (23.7 points) et la saison individuelle correcte sans plus de l’intérieur pourraient être insuffisants face à un bilan collectif sans éclat. Il en va de même pour Pascal Siakam, qui tourne à des chiffres similaires à ceux de ses plus belles années chez les Raptors mais avec la lanterne rouge de la conférence Est, Indiana.
Question production, les deux dossiers les plus sérieux sont peut-être ceux de Michael Porter Jr et de Josh Giddey. MPJ explose avec davantage de responsabilités chez les Nets (25.3 points à 48.1% dont 39.6% à 3-points, 7.4 rebonds, 3.2 passes) mais les résultats de Brooklyn (12 victoires en 42 rencontres) ne plaident pas en sa faveur. C’est un peu mieux pour Josh Giddey à Chicago (21-22), mais le manque d’attractivité des Bulls ne vont-ils pas trop pénaliser le meneur australien, pourtant proche du triple-double de moyenne (19.2 points, 8.9 rebonds, 9 passes) ?

Le cas LeBron James
Absent des cinq de départ pour la première fois en 21 participations, LeBron James peut-il être totalement absent des débats ? La fin d’une ère serait hautement symbolique, d’autant plus à Los Angeles. Cette saison confirme son relatif déclin statistique – la deuxième la moins productive de sa carrière après son année rookie (22.5 points, 6 rebonds, 7 passes) – et surtout physique avec 17 matchs manqués sur 42 et un temps de jeu surveillé. Cela suffit-il pour l’écarter d’une place de remplaçant ?
Le meilleur marqueur de l’histoire reste un joueur majeur, aux statistiques de All-Star, au sein d’une des équipes au meilleur bilan à la mi-saison. Et son aura reste intacte au sein du microcosme NBA, alors qu’il a terminé huitième du vote des joueurs pour les places de titulaires. Reste à voir ce que décideront les coachs…

Nos sélections
US 1 et US 2 : Stephen Curry – Cade Cunningham – Tyrese Maxey – Jalen Brunson – Jaylen Brown | Anthony Edwards – Donovan Mitchell – Kevin Durant – Jalen Duren – Scottie Barnes – Jalen Johnson – Chet Holmgren – Devin Booker – Michael Porter Jr – Norman Powell – Kawhi Leonard
Reste du monde : Shai Gilgeous-Alexander – Luka Doncic – Giannis Antetokounmpo – Victor Wembanyama – Nikola Jokic | Deni Avdija – Alperen Sengun – Karl-Anthony Towns – Jamal Murray
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