Après quatre défaites de suite, et même 9 revers en 11 matches puis les huées du Madison Square Garden face aux Mavericks, les Knicks n’avaient plus le droit à l’erreur. Mercredi, dans le derby new-yorkais contre les Nets, ils devaient afficher un tout autre visage. Mission accomplie, et avec la manière : un succès colossal de 54 points (120-66), record de franchise à la clé. Cette fois, les vainqueurs de la NBA Cup ont fait preuve de sérieux pendant 48 minutes, des deux côtés du parquet. Le type de prestation indispensable pour enrayer une mauvaise passe.
Face à l’une des équipes les plus en difficulté de la ligue, le groupe de Mike Brown avait beaucoup à gagner… et surtout beaucoup à prouver, d’abord à lui-même. Méconnaissables dans le jeu, incapables d’atteindre la barre des 100 points lors de leurs deux derniers revers à domicile, les Knicks se devaient d’attaquer Brooklyn avec agressivité et intention. Le message a été reçu cinq sur cinq : 38-20 dès le premier quart-temps, bouclé à 14/20 au tir, avec 9 passes décisives pour une seule balle perdue.
« On devait donner le ton, et le faire vite, dès le début », a insisté Karl-Anthony Towns lors de sa conférence de presse d’après-match. « Ce n’était pas seulement Jalen Brunson et moi (18 points à eux deux sur la période, ndlr) : toute l’équipe était prête à relever ce défi, à appliquer notre jeu et à être agressive. »
Pas de réunion entre joueurs mais une mise au point
Cette entame a été le reflet d’une circulation de balle bien plus fluide, fidèle à l’identité offensive que Mike Brown cherche à installer depuis son arrivée. « Tout part de notre rythme », a analysé Jalen Brunson. « Évidemment, bien défendre et courir aide, mais notre tempo en attaque était très bon. Être capable de pénétrer dans la raquette crée des situations. On a très souvent bien lu le jeu ce soir. Se concentrer sur ces détails qui comptent nous permet de jouer plus libérés en attaque, sans penser à autre chose. C’est très important pour nous. »
Les Knicks auraient pourtant pu être parasités par le bruit ambiant, alimenté ces derniers jours par les commentaires et les rumeurs qui reviennent dès que New York traverse une zone de turbulences.
Pour remettre les choses à plat, l’équipe a procédé à une forme d’introspection. « Non, il n’y a pas eu de réunion entre joueurs », a toutefois coupé court Josh Hart. « Je ne sais pas qui a dit ça. On a discuté entre nous, mais pas de cette manière. On sait ce qu’on a à faire. On l’a travaillé en partie à la vidéo hier, et encore aujourd’hui. »
Une réaction d’orgueil et de fierté
Sur le terrain, cette clarification s’est surtout vue en défense, où la communication a semblé nettement plus solide que lors des dernières sorties. Il y avait aussi une question d’ego et de fierté, 48 heures après les sifflets du Garden.
« Ce n’est pas seulement le match de lundi, c’est chaque match », a rappelé Karl-Anthony Towns. « Ne pas donner à nos supporters une raison d’applaudir, ça m’a vraiment dérangé. On aime nos fans et on veut leur donner de quoi nous soutenir. On comprend que les attentes étaient hautes en début de saison. Vous gagnez la NBA Cup, elles montent encore. Mais on n’a pas répondu à ces attentes, et c’est décevant pour tout le monde dans le vestiaire. »
« On a de bons gars », a prolongé Josh Hart. « Chacun a assumé sa part dans notre manière de jouer récemment. On va faire en sorte que cette équipe soit quelque chose dont on soit fiers — et dont la ville soit fière aussi. »
Confirmer contre une autre opposition
L’écart historique de 54 points devrait, au moins temporairement, remettre un peu de baume au cœur du Madison Square Garden. Karl-Anthony Towns relativise : « Que ce soit 54 points ou un seul, tant que c’est une victoire… »
Mike Brown a surtout retenu le contenu. « Je nous ai vus jouer comme nous en sommes capables », s’est-il réjoui. « Je ne sais pas quel sera le score chaque soir, mais ce qu’on a fait sur le terrain, ce dont on avait parlé, ce qu’on a travaillé, analysé à la vidéo… Les voir le faire pendant 48 minutes, c’était un vrai plaisir. » Josh Hart a insisté sur la dynamique collective : « C’est fun, parce que tout le monde est impliqué, tout le monde marque, et en défense tout le monde contribue. Quand vous avez un match comme ça, c’est toujours bon. J’espère que ça va nous remettre à l’endroit. On doit construire là-dessus. »
Reste à garder la tête froide : Brooklyn a livré un non-match et n’évolue pas dans la même cour que celle visée par New York. Cette 13e victoire consécutive contre les Nets — un rival qui n’en est plus vraiment un depuis plusieurs saisons — doit être un point de départ, pas une fin en soi. « Perdre quatre fois de suite a plutôt intérêt à remettre tout le monde sur la même longueur d’onde », a martelé Karl-Anthony Towns. « Je suis très heureux que tout le monde ait vu ce qui se passait et qu’on ait compris qu’il fallait stopper l’hémorragie. La régularité, c’est ce qui fait les champions. On doit trouver cette constance dans l’intensité, l’énergie et l’exécution, chaque soir. »
« On devait simplement se reconcentrer et redevenir qui nous sommes », a résumé Jalen Brunson. « C’est un bon pas en avant, mais il faut continuer à communiquer pour progresser jour après jour. » Prochain test samedi à Philadelphie, face à une équipe qui a déjà battu New York lors des deux premières confrontations de la saison.
| Tirs | Rebonds | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Joueurs | MJ | Min | Tirs | 3pts | LF | Off | Def | Tot | Pd | Bp | Int | Ct | Fte | Pts |
| Jalen Brunson | 39 | 34:23 | 47.8 | 37.9 | 85.2 | 0.5 | 2.7 | 3.2 | 6.1 | 2.3 | 0.7 | 0.1 | 2.4 | 27.9 |
| Karl-anthony Towns | 41 | 32:01 | 46.9 | 36.3 | 86.0 | 3.0 | 8.6 | 11.5 | 3.0 | 2.6 | 0.9 | 0.7 | 3.6 | 20.8 |
| Mikal Bridges | 44 | 34:41 | 50.4 | 39.9 | 78.7 | 1.1 | 3.3 | 4.5 | 4.2 | 1.0 | 1.6 | 0.9 | 1.9 | 15.8 |
| Og Anunoby | 34 | 32:41 | 45.3 | 33.9 | 80.3 | 1.4 | 4.1 | 5.5 | 2.2 | 2.1 | 1.7 | 0.7 | 2.6 | 15.5 |
| Miles Mcbride | 33 | 28:02 | 44.1 | 43.7 | 84.6 | 0.7 | 2.0 | 2.7 | 2.8 | 0.8 | 0.8 | 0.2 | 1.8 | 13.1 |
| Josh Hart | 33 | 30:20 | 49.8 | 40.0 | 78.9 | 1.6 | 6.1 | 7.7 | 5.1 | 2.2 | 1.2 | 0.3 | 2.6 | 12.0 |
| Jordan Clarkson | 44 | 19:31 | 42.5 | 33.0 | 77.8 | 0.8 | 1.0 | 1.8 | 1.3 | 1.1 | 0.5 | 0.1 | 1.9 | 9.5 |
| Landry Shamet | 19 | 20:09 | 46.1 | 43.5 | 77.5 | 0.4 | 1.4 | 1.7 | 1.1 | 0.4 | 0.5 | 0.3 | 1.2 | 9.2 |
| Tyler Kolek | 39 | 13:17 | 43.0 | 32.9 | 68.8 | 0.3 | 1.6 | 1.9 | 2.7 | 1.0 | 0.4 | 0.1 | 1.4 | 4.9 |
| Mitchell Robinson | 31 | 19:15 | 67.7 | 0 | 37.7 | 4.9 | 4.3 | 9.1 | 1.1 | 0.7 | 0.8 | 1.2 | 2.4 | 4.8 |
| Guerschon Yabusele | 37 | 9:24 | 39.2 | 30.8 | 66.7 | 0.6 | 1.6 | 2.1 | 0.5 | 0.4 | 0.1 | 0.1 | 0.9 | 2.9 |
| Kevin Mccullar Jr. | 12 | 7:15 | 43.5 | 42.9 | 40.0 | 0.7 | 1.0 | 1.7 | 1.3 | 0.7 | 0.3 | 0.0 | 1.2 | 2.3 |
| Mohamed Diawara | 36 | 5:05 | 40.0 | 38.9 | 50.0 | 0.3 | 0.8 | 1.0 | 0.5 | 0.3 | 0.2 | 0.1 | 0.5 | 1.9 |
| Ariel Hukporti | 29 | 9:04 | 51.5 | 0.0 | 65.0 | 1.0 | 1.7 | 2.8 | 0.6 | 0.5 | 0.2 | 0.6 | 1.2 | 1.6 |
| Trey Jemison Iii | 6 | 6:20 | 100.0 | 0 | 100.0 | 0.8 | 0.8 | 1.7 | 0.2 | 0.5 | 0.0 | 0.3 | 1.0 | 1.2 |
| Pacôme Dadiet | 18 | 3:10 | 22.2 | 0.0 | 100.0 | 0.1 | 0.6 | 0.6 | 0.4 | 0.0 | 0.1 | 0.0 | 0.2 | 0.4 |
| Tosan Evbuomwan | 5 | 1:36 | 0.0 | 0 | 0 | 0.2 | 0.2 | 0.4 | 0.0 | 0.0 | 0.0 | 0.0 | 0.2 | 0.0 |
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