Vanja Cernivec a quitté son poste de vice-présidente des Valkyries pour devenir General Manager du Portland Fire, la nouvelle franchise de WNBA qui disputera sa première saison en 2026.
Une prise de poste entourée de bon nombre d’incertitudes notamment autour de l'Expansion Draft. La WNBA est toujours en pleine négociation avec le syndicat des joueuses pour signer une nouvelle convention collective. L’hypothèse d’un “lockout” devient de plus en plus probable et cela pourrait bouleverser les prochaines échéances de la Grande Ligue féminine.
“Nous ne savons pas ce qu’il va se passer”, avoue Vanja Cernivec lors de sa première conférence de presse. “On pense que la Draft d’expansion devrait avoir lieu en décembre comme l’année dernière et la free agency en février. Si ça ne se passe pas comme ça, nous devrons juste nous adapter.”
D’ici cette fameuse Draft qui permet de construire son effectif parmi les joueuses mises à disposition par les autres franchises, Vanja Cernivec a commencé à chercher sa ou son futur coach. Quand on lui demande quels sont ses critères, elle répond : “Je veux un leader avec un gros QI basket et qui pourrait aider les joueuses à prendre leurs propres décisions.”
Créer une identité
Aux Valkyries, Vanja Cernivec avait ainsi nommé Ohemaa Nyanin en tant que GM de l’équipe, qui avait ensuite signé Natalie Nakase en tant qu’entraîneuse. Des choix gagnants puisque Golden State est en bonne position pour se qualifier pour les playoffs dès sa première saison.
Interrogée sur les clés de bonnes fondations, Natalie Nakase livre ses conseils à son ancienne dirigeante. “Je leur dirais de prendre quelqu’un qui considère qu’il est important de construire une culture et une vraie identité pour cette future équipe”, explique la technicienne des Valkyries. “C’est ce que j’ai appris durant mon premier road-trip. J’avais dit à mes joueuses que je ne pouvais entraîner que des équipes qui voulaient gagner peu importe le score.”
Cette culture a su attirer les curieux puisque les Valkyries ont joué tous leurs matchs à domicile dans un Chase Center à guichets fermés. Un schéma qu’aimerait beaucoup reproduire Vanja Cernivec avec le Fire.
“J’ai appris au fil des entretiens qu’il ne s’agissait pas seulement de créer une équipe de basket, mais aussi de faire revivre le Fire [disparu en 2002]”, admet la GM. “D'échanger avec cette communauté très passionnée par le sport féminin dans sa globalité et d’inviter les nouveaux fans à nous rejoindre.”