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Quelles options pour freiner LeBron James ?

Inarrêtable. C’est peut-être l’adjectif qui sied le mieux à LeBron James. Phénomène physique hors du commun, le King est à classer dans la même catégorie que les Wilt Chamberlain et Shaquille O’Neal : des hommes qui ne jouent pas à armes égales avec leurs adversaires. La performance du Cavalier la nuit dernière, et certaines de ses actions en fin de match, sont là pour en témoigner. Comme ce panier avec la faute à 50 secondes de la fin du quatrième quart-temps, ou ce layup “double clutch” sur Draymond Green et Kevin Durant 20 secondes plus tard. Trop puissant.

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Que dire de son adresse à mi-distance, devenue létale ? De sa capacité à enchaîner les tirs à 3-points sur le nez de ses adversaires, y compris de très loin ? Les Warriors ont eu le droit à un LeBron James à son meilleur niveau malgré 48 minutes passées sur le parquet. Inarrêtable.

“Ce gars là-bas” lançait Steve Kerr à The Athletic après la rencontre, pointant le vestiaire des Cavaliers, “il joue à un niveau qu’on n’a peut-être jamais vu auparavant (…) LeBron est monstrueux.”

Tous les Dubs s’y sont cassés les dents hier soir. Jordan Bell, Draymond Green, David West ou Kevin Looney sont trop lourds et ont été pris de vitesse chacun à leur tour par le quadruple MVP. De même que Shaun Livingston et Stephen Curry, trop légers eux pour freiner cette locomotive. “C’est tout lui, c’est dur de l’arrêter” admet Kevin Durant. À un tir près, à une erreur de J.R. Smith, ça aurait pu leur coûter le Game 1.

La solution Kevin Durant

Quelles options reste-t-il alors à Steve Kerr ? En attendant le retour d’Andre Iguodala, essayer de lui coller KD aux basques justement, le maximum possible. Pour freiner un monstre physique il en faut un autre : avec son rapport taille/vitesse, l’ancien du Thunder peut freiner le King. Il y est parvenu dans ce Game 1, en le gênant plusieurs fois sur son drive. Mais il a aussi manqué de discipline, se faisant avoir sur les tirs primés du King en transition, et surtout sur les écrans : il a oublié de switcher sur lui quand il ne le défendait pas, et quand il était en mission sur lui, il a eu du mal à traverser les écrans et s’est fait avoir sur les feintes de son adversaire. Sans compter qu’il est parfois frileux pour se sacrifier quand le n°23 monte au cercle.

Peut-on lui en vouloir ? Se mettre en face du monstre, c’est prendre le risque de se blesser, tout bêtement. Le harceler, c’est perdre de l’énergie pour les phases offensives. Quand LeBron James joue 48 minutes, il faut défendre 48 minutes sans se reposer. On peut essayer de lui enlever des paniers faciles, mais cela nécessite une concentration de tous les instants.

“En transition, il faut l’empêcher d’attraper le ballon. Parce qu’il veut prendre le ballon et aller directement au cercle. Mais c’est vrai que c’est son jeu” rappelle KD. “Il est en NBA depuis tellement longtemps à faire la même chose. On doit juste lui compliquer la tâche. Il a le ballon en main tout le match. Sans la prolongation, il joue 42 minutes. Il a tout le temps le ballon et donc il peut orchestrer l’attaque. On doit être patients et ne pas se décourager quand il rentre des tirs, juste jouer dur.”

Quid des aides ?

Jouer dur, et défendre collectivement. Les aides n’ont pas vraiment fonctionné hier soir côté Golden State. Le King s’est régalé en début de match en inscrivant ses six premiers tirs face à une défense que Steve Kerr n’a pas appréciée, avec des switchs tardifs. Et puis, comme face à Boston et Terry Rozier, plus le match avance, plus les possessions sont chères, plus les attaques de Cleveland se résument à un écran pour lui offrir le “matchup” face à Stephen Curry.

“Il a beaucoup d’écrans, il récupère beaucoup Steph, le mismatch qu’il attend, et il en profite. On doit faire un meilleur job pour l’aider” insiste Kevin Durant.

Les coéquipiers du King ayant été efficaces en début de partie, on comprend que les Dubs n’aient pas voulu prendre le risque d’en laisser certains ouverts pour aller défendre LeBron. Mais quand ce dernier prend le jeu à son compte, ses partenaires perdent en rythme et en adresse. Alors, pourquoi ne pas prendre à deux LeBron James ? Ne vaut-il pas mieux voir George Hill ou Jeff Green prendre un shoot ouvert, que de regarder le meilleur joueur de ces playoffs jouer en un-contre-un ?

Les Warriors ne peuvent pas attendre un retour hypothétique d’Andre Iguodala pour retrouver leur défense, ils doivent tenter de réagir après avoir frôlé la correctionnelle. Insister sur LeBron de l’autre côté du terrain n’est pas une mauvaise idée : ça permet de le fatiguer et de le forcer à faire des fautes. Boston s’en était d’ailleurs servi. Pas Golden State : hier soir, il a pris sa première faute à sept minutes de la fin du quatrième quart-temps. Augmenter le rythme est également une bonne solution pour l’émousser : après son coup de chaud en milieu de troisième quart-temps – 12 points en 2min30 – le Cavalier a semblé perdre en lucidité, enchaînant cinq tirs manqués sur les 2min30 suivantes. Une autre piste pour Steve Kerr.

Reste une question : même en combinant tous ces éléments, est-il vraiment possible de freiner LeBron James ?

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