Ce n’était certes qu’un match, qui plus est face à un adversaire visiblement en manque de jus après avoir livré un combat intense la veille. Mais le Heat a de quoi afficher le sourire après son succès à Cleveland. Cette victoire avait même un parfum de retour à la normale, grâce à un effectif enfin au complet. Et avec celui-ci, Erik Spoelstra n’a pas hésité à ajuster sa rotation, avec des choix qui ont porté leurs fruits.
Ainsi, l’expérience Norman Powell dans un rôle de sixième homme est terminée. L’ailier a retrouvé une place de titulaire à plein temps après une reprise progressive décidée par le staff du Heat.
« C’est ce que j’avais en tête dès janvier », a expliqué le coach au sujet du retour de l’ancien Clipper dans le cinq. « C’est le moment d’y aller, donc je vais rester sur cette idée. Il n’y a pas eu beaucoup d’arrière-pensées dans ce choix. C’est simplement que nous avons enfin tout le monde disponible. Nous pouvons revenir au plan initial. »
Le cinq majeur enfin mis à l’épreuve
Jusqu’ici, ce fameux plan relevait davantage de la théorie que de la pratique, puisque le cinq Davion Mitchell – Tyler Herro – Norman Powell – Andrew Wiggins – Bam Adebayo avait cumulé moins de 100 minutes depuis le début de saison avant cette rencontre à Cleveland. Mais avec une infirmerie enfin vide, Miami a pu se jauger et imposer son style dès l’entame. Et la rigueur défensive du Heat a fait merveille pour étouffer les Cavs en premier quart-temps.
« Défensivement, nous avons été très bons la majeure partie de la soirée », a salué Erik Spoelstra. « C’est ce dont nous parlons : s’appuyer sur nos habitudes. Nous avons construit de très bonnes habitudes au fil de 70 matchs. »
Ce constat est d’autant plus encourageant pour le Heat qu’il vaut quels qu’aient été les joueurs présents sur le parquet mercredi. Norman Powell a célébré sa titularisation en terminant meilleur marqueur de son équipe avec 19 points. Quant à la « victime » de cette décision, Pelle Larsson, il n’en a pas vraiment été une, puisque le Suédois a bénéficié du plus gros temps de jeu du Heat (34 minutes) malgré son rôle de remplaçant.
Comme à son habitude, il a d’ailleurs affiché une activité de tous les instants, se jetant sur les ballons perdus et sur les rebonds qui semblaient filer en touche. « Pelle est incontournable, vous ne pouvez pas l’enlever du parquet », a souri Erik Spoelstra. « Ses trois ballons récupérés en fin de match, c’est du Pelle Larsson tout craché. C’est tout lui, le ballon au sol, dans les airs… J’aime simplement la manière dont il se bat. »
Au-delà de quelques petites erreurs sans conséquence, le Heat retiendra surtout de son ailier son agressivité au rebond offensif, ainsi que sa capacité à provoquer des lancers-francs au moment où les Cavaliers étaient revenus au contact dans le troisième quart-temps.
« C’était un peu différent, mais pas tant que ça une fois que je suis sur le terrain », a ainsi réagi le sophomore à propos de ce retour dans un rôle de sixième homme. « Les autres joueurs ont une longueur d’avance, ils sont un peu plus chauds. Mais mon énergie était supérieure à la leur parce que j’avais pu me reposer. »
Kel’el Ware a aussi brillé
Pelle Larsson est l’un des deux joueurs du Heat à avoir disputé l’intégralité du quatrième quart-temps, et aucun des deux n’avait commencé la rencontre. Outre le Suédois, Kel’el Ware a lui aussi pleinement saisi l’occasion.
Cleveland venait alors de renverser le match en l’espace d’un quart-temps, revenant à hauteur à la fin du troisième acte. Mais l’intérieur a freiné l’attaque des Cavaliers grâce à sa mobilité et à son envergure défensive, tout en apportant aussi en attaque (7 points, 4 rebonds, 3 passes et 1 contre dans le dernier quart-temps).
« Kel’el a été énorme en fin de match », a souligné Erik Spoelstra, qui avait pris son joueur à part pour une séance vidéo mardi, après sa prestation ratée contre San Antonio. « Il voulait s’améliorer et il a réalisé un très bon entraînement dans la foulée. Il a conservé cette dynamique. Il a été très bon en seconde période. Il a été solide, a protégé le cercle et dominé au rebond, tout ce dont nous avions besoin pour finir le travail défensivement. »
Son association avec Bam Adebayo pendant les sept dernières minutes du match a coïncidé avec la période où Miami a recréé l’écart – de 100-95 à 120-103 – pour s’imposer. Et cette fois, il n’y aura rien à redire sur le jeune intérieur floridien, décisif et productif malgré un temps de jeu limité : 13 points et 11 rebonds en 20 minutes.
La rotation à neuf joueurs, qui pourrait ressembler à celle en playoffs (Nikola Jovic et Simone Fontecchio n’ont notamment pas joué), a marqué des points. Reste désormais à confirmer, dès vendredi, face à ces mêmes Cavaliers…
| Tirs | Rebonds | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Joueurs | MJ | Min | Tirs | 3pts | LF | Off | Def | Tot | Pd | Bp | Int | Ct | Fte | Pts |
| Norman Powell | 54 | 30:09 | 47.2 | 38.4 | 82.3 | 0.4 | 3.2 | 3.6 | 2.6 | 2.0 | 1.2 | 0.2 | 2.2 | 22.2 |
| Tyler Herro | 26 | 30:51 | 48.8 | 38.8 | 93.4 | 0.5 | 4.4 | 4.8 | 3.8 | 2.0 | 0.8 | 0.3 | 1.7 | 21.3 |
| Bam Adebayo | 64 | 32:07 | 44.2 | 31.7 | 77.5 | 2.1 | 7.7 | 9.8 | 3.0 | 1.7 | 1.2 | 0.7 | 1.8 | 20.3 |
| Andrew Wiggins | 59 | 30:39 | 47.6 | 39.9 | 78.8 | 1.7 | 3.3 | 5.0 | 2.7 | 1.5 | 1.2 | 1.0 | 2.3 | 15.7 |
| Jaime Jaquez Jr. | 66 | 28:19 | 49.9 | 29.2 | 76.2 | 1.3 | 3.8 | 5.0 | 4.8 | 2.0 | 0.8 | 0.3 | 1.9 | 14.8 |
| Kel'el Ware | 68 | 22:27 | 52.9 | 37.3 | 75.0 | 3.0 | 6.3 | 9.3 | 0.6 | 0.9 | 0.8 | 1.1 | 1.6 | 11.1 |
| Pelle Larsson | 62 | 25:53 | 49.1 | 33.5 | 80.6 | 1.0 | 2.4 | 3.4 | 3.3 | 1.4 | 0.7 | 0.2 | 2.1 | 11.0 |
| Davion Mitchell | 62 | 28:22 | 48.2 | 40.2 | 67.8 | 0.4 | 2.2 | 2.6 | 6.5 | 1.5 | 1.0 | 0.2 | 2.6 | 9.1 |
| Simone Fontecchio | 64 | 17:10 | 40.3 | 36.3 | 84.0 | 0.8 | 2.3 | 3.1 | 1.5 | 0.7 | 0.5 | 0.1 | 1.5 | 8.5 |
| Nikola Jović | 46 | 17:17 | 36.7 | 27.0 | 68.3 | 0.5 | 2.8 | 3.3 | 2.2 | 1.4 | 0.6 | 0.4 | 1.4 | 7.4 |
| Kasparas Jakučionis | 46 | 17:42 | 42.0 | 41.8 | 89.1 | 0.8 | 1.8 | 2.7 | 2.5 | 0.9 | 0.7 | 0.1 | 1.9 | 5.9 |
| Dru Smith | 67 | 16:45 | 41.7 | 30.2 | 83.2 | 0.9 | 1.7 | 2.6 | 2.7 | 0.8 | 1.5 | 0.3 | 1.6 | 5.8 |
| Myron Gardner | 39 | 9:55 | 47.8 | 41.9 | 75.0 | 0.9 | 2.0 | 3.0 | 1.0 | 0.4 | 0.5 | 0.2 | 1.8 | 3.9 |
| Keshad Johnson | 26 | 7:55 | 43.9 | 31.6 | 69.6 | 0.7 | 1.2 | 1.9 | 0.2 | 0.5 | 0.4 | 0.3 | 0.8 | 3.8 |
| Jahmir Young | 11 | 4:38 | 36.4 | 25.0 | 100.0 | 0.2 | 0.2 | 0.4 | 0.5 | 0.3 | 0.1 | 0.0 | 0.5 | 1.8 |
| Vladislav Goldin | 5 | 2:48 | 66.7 | 0 | 0 | 0.2 | 0.6 | 0.8 | 0.4 | 0.2 | 0.0 | 0.2 | 0.6 | 0.8 |
| Trevor Keels | 4 | 1:15 | 0.0 | 0.0 | 0 | 0.0 | 0.5 | 0.5 | 0.0 | 0.0 | 0.0 | 0.0 | 0.0 | 0.0 |
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