C’est la fin d’un long bras de fer. Après le vote à l’unanimité des joueuses en faveur du nouvel accord collectif lundi, c’était au tour du « Board of Governors » d’approuver l’accord mardi, actant l’entrée en vigueur prochaine d’un nouvel accord qui liera les deux parties jusqu’en 2032.
« Ceci marque le début d’une nouvelle ère audacieuse pour la WNBA, rendue possible par la passion et le dévouement des joueuses, des propriétaires, des fans, des investisseurs, des partenaires et de toute la famille WNBA », a déclaré Cathy Engelbert, commissionner de la WNBA. « Nous restons déterminés à tirer parti de l’élan sans précédent qui anime la ligue et à nous préparer pour notre 30e saison, qui débutera en mai ».
Le début d’une course contre-la-montre
Les avocats des deux parties doivent à présent finir de rédiger l’intégralité de l’accord qui permettra le début de la saison WNBA, comme convenu, le 8 mai. Certains points restent encore à éclaircir, comme le fonctionnement de la Draft, sachant que deux nouvelles franchises, basées à Toronto et Portland, vont devoir bâtir un nouvel effectif.
Tout va ensuite s’enchaîner très vite dès l’ouverture du marché aux « free agents », qui concerne plus de 80% des joueuses de la ligue. Beaucoup d’entre elles avaient en effet fait le choix de ne signer qu’un contrat d’un an dans l’attente de la renégociation de la convention collective. La Draft devrait avoir lieu le 13 avril à New York et les camps d’entraînement pourraient débuter autour du 19 avril.
La prolongation d’un mois de la saison a également été officialisée pour la saison 2027. La date du 21 novembre pour terminer la saison a été évoquée, tandis que la saison 2028 pourrait se prolonger jusqu’au 30 novembre à cause des Jeux olympiques de Los Angeles 2028. C’est plus d’un mois après la reprise de la NBA ! C’est surtout la suite logique, avec l’arrivée de deux nouvelles franchises cette saison, puis de Cleveland en 2028, Detroit en 2029 et de Philadelphie en 2030, ce qui va progressivement augmenter le nombre de matchs.
Voilà qui va encore compliquer la tâche et fragiliser la position des joueuses en provenance de championnats européens, d’autant que la date à laquelle les joueuses devront être présentes sur place avant la saison a également été avancée au 15 avril (le 1er mai auparavant).
Parmi les nombreuses autres mesures qui devraient entrer en vigueur d’après le document officiel consulté par ESPN, on y voit également plus clair au niveau des nouvelles normes en termes d’installations, de la mise à disposition d’une salle « familiale » et d’une salle d’allaitement à partir de 2027 à la configuration des vestiaires, des terrains d’entraînement, salles de musculation, espaces « cardio » et salles de soins.
Les staffs seront aussi étoffés avec l’obligation pour les franchises d’employer un encadrement élargi : deux préparateurs physiques, deux médecins, un assistant dédié au renforcement musculaire, un autre pour la condition physique, un kinésithérapeute, un directeur de la médecine du sport, un masseur-kinésithérapeute, un nutritionniste, et enfin au moins un agent de sécurité.
Salaires, installations, staffs, primes de reconnaissance…
Nerf de la guerre qui a fait rage entre le syndicat des joueuses et la ligue ces derniers mois, tout le volet concernant les salaires a également été confirmé, notamment pour les salaires minimum, fixés en fonction de l’ancienneté : 270 000 dollars pour une débutante, 277 500 dollars pour une à trois années, 285 000 dollars pour quatre à six ans, 292 500 dollars pour sept à neuf et 300 000 dollars pour dix années ou plus. Cette grille salariale sera augmentée de 4 % chaque année, avec des contrats maximum qui débutent à 1.4 million de dollars.
S’agissant des rookies qui seront draftées au premier tour en 2026, le bond est également conséquent, avec un salaire moyen qui s’élèvera à 386 000 dollars, contre environ 75 000 dollars en 2025, avec le jackpot pour le prochain premier choix de la Draft, dont le contrat rookie s’élèvera à 2.2 millions de dollars sur quatre ans.
On peut également mentionner le fait que les franchises pourront proposer jusqu’à sept contrats garantis (contre six la saison dernière), hors contrats rookies.
Enfin, le syndicat des joueuses n’a pas oublié ses aînées en obtenant une « prime de reconnaissance » pour les joueuses déjà à la retraite : 30 000 dollars pour les joueuses ayant disputé cinq à sept ans en WNBA, 50 000 dollars pour huit à onze ans, et 100 000 dollars pour douze ans et plus. Les joueuses à la retraite ayant disputé au moins quatre saisons pourront également bénéficier de remboursement de frais de santé à hauteur de 1 200 dollars par an.
Le cadre est enfin posé et le compte à rebours est désormais lancé, à moins de deux mois du début d’une saison WNBA 2026 qui s’annonce plus passionnante que jamais.
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